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Les affrontements aux frontières et leur gestion

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Une gestion des frontières partagée entre les États souverains et les organisations internationales dans le cadre de la mondialisation

  • La mondialisation génère des flux transnationaux de biens, de capitaux, de populations et d’informations qui peuvent échapper au contrôle des États.
  • La mondialisation met ainsi au défi les États de gérer des identités rendues complexes par la multiculturalité et la plurinationalité sur des territoires déconstruits, voire hybrides.
  • Le rôle de l’État sur ses frontière est alors fragilisé.
  • Les acteurs transnationaux privés (entreprises multinationales), les organisations internationales (G8, OCDE, FMI, OMC, Banque mondiale), les organisations économiques régionales (UE, MERCOSUR, ALENA), les ONG, créent des réseaux transnationaux.
  • Le rôle croissant de ces acteurs transnationaux dans un contexte mondialisé remet en cause la souveraineté des États sur leurs frontières.
  • L’État doit ainsi mener sa gouvernance avec d’autres acteurs internationaux et supranationaux.
  • Le processus d’intégration régionale, qui crée des zones d’échanges commerciaux entre différents États, rapproche les nations entre elles pour supprimer toutes les entraves à la liberté de circulation des biens, des services, des capitaux et favoriser les échanges.
  • Les accords de libre-échange entre deux ou plusieurs États ont donc pour objectif de lever les barrières tarifaires et non tarifaires entre les pays concernés.
  • Or, fixer une barrière douanière est une mesure qui est du ressort de la souveraineté d’un État.
  • Ainsi, l’État doit négocier sa souveraineté sur ses frontières selon les accords qu’il souhaite passer.

Des organisations internationales qui gèrent les affrontements actuels aux frontières

  • À l’échelle régionale, les organisations internationales ont pour objectifs de gérer les conflits frontaliers, d’œuvrer en faveur de la paix, de la démocratie, d’une répartition des ressources transfrontalières équitable.
  • L’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe est un dispositif qui établit un système de sécurité et de coopération à l’échelle européenne.
  • Elle a pour but d’améliorer la gestion et la sécurité des frontières tout en renforçant les contacts et les mobilités humaines. Pour une gestion efficace des frontières, elle favorise notamment la coopération et à l’échange d’informations en temps réel entre la police des frontières d’un pays et ses homologues des pays voisins.
  • Le PFUA (Programme frontière de l’union africaine) vise à renforcer la paix, la stabilité et la sécurité aux frontières africaines héritées de la colonisation et du partage de l’Afrique entre différentes puissances européennes.
  • Pour le PFUA, il s’agit de transformer les barrières en passerelles en promouvant l’unité et la solidarité entre États africains en atténuant le poids des frontières qui les séparent.
  • À l’échelle mondiale, l’ONU (Organisation des Nations unies) est la première organisation internationale dans le monde.
  • La Charte des Nations unies codifie les grands principes des relations internationales, depuis l'égalité souveraine des États jusqu'à l'interdiction d'employer la force dans ces relations.
  • Les casques bleus constituent la force d’intervention de l’ONU.
    Ils sont composés de soldats, policiers, techniciens provenant de différents pays. Les casques bleus œuvrent pour la paix et le respect des frontières notamment, en participant à des missions sur des points chauds, c’est-à-dire des zones à forts enjeux géopolitique, géoéconomique, géoculturel, géoenvironnemental.
  • La Cour internationale de justice (CIJ) est l’organe judiciaire principal de l’ONU qui a pour mission de régler les litiges frontaliers terrestres ou maritimes selon le droit international et de donner des avis consultatifs sur des questions juridiques posées par des États.