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Ferdinand de Saussure
Philosophe

Biographie

Crédit photo : F. Jullien Genève, avant 1913

Né dans une famille aristocrate et protestante de Genève, Ferdinand de Saussure écrit à quinze ans son premier Essai sur les langues et l’origine du langage. En 1875, il se lance dans des études de physique et de chimie qu’il arrête dès la fin de la première année pour se consacrer entièrement à la linguistique. Il part bientôt pour Leibzig en Allemagne où il étudie de nombreuses langues comme le sanskrit, l’iranien, le vieil irlandais, le vieux slave ou encore le lituanien. Par ailleurs, il fréquente les salons des plus illustres grammairiens et linguistes dans lesquels il se fait un nom grâce à ses premiers écrits. Il se rend à Paris en 1880 pour suivre des cours de grammaire comparée qu’il assurera finalement lui-même un an plus tard.

Dix ans durant, il écrit régulièrement des articles dans les Mémoires de la société de linguistique, dont il est le secrétaire. Il meurt en Suisse en 1913. Ses élèves genevois feront paraître en 1916 l’essentiel de ses idées dans un Cours de linguistique générale.

26 novembre 1857 - 22 février 1913

Status

Linguiste

Professeur

Courant

Structuralisme

Bibliographie sélective

Cours de linguistique générale 1907-1911 (posthume)

Œuvre

On considère Ferdinand de Saussure comme le père des sciences du langage et de la sémiologie modernes. En effet, l’écrivain fut porteur de la pensée dite structuraliste, à la mode dans les années 1960, qui eut pour volonté de démontrer le caractère arbitraire du signe linguistique et d’omettre notamment une distinction entre les notions de synchronie et de diachronie ou encore entre le langage et la parole.

Citations

« La valeur de n’importe quel terme est déterminée par ce qui l’entoure ».

« [La langue] est un trésor déposé par la pratique de la parole dans les sujets appartenant à une même communauté, un système grammatical existant virtuellement dans chaque cerveau, ou plus exactement dans les cerveaux d’un ensemble d’individus ; car la langue n’est complète dans aucun, elle n’existe parfaitement que dans la masse. »

« Le mot “chien” n’a jamais mordu personne. »