Médaille
N°1 pour apprendre & réviser du collège au lycée.
Marianne

Conforme au programme
officiel 2018 - 2019

Sujet bac ES - Annale SES 2013 - spécialité sciences sociales et politiques
Fiche annale

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

SESSION 2013

SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ

Sciences sociales et politiques

Série : ES

Durée de l’épreuve : 1 heure – Coefficient : 2

L’usage de la calculatrice est interdit.

Le candidat traitera, au choix, l’un des deux sujets suivants.

Il est demandé au candidat de répondre à la question posée par le sujet :

  • en construisant une argumentation ;
  • en exploitant le ou les documents du dossier ;
  • en faisant appel à ses connaissances personnelles.

II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à la présentation.

SUJET A

Ce sujet comporte deux documents.

Peut-on encore parler de variables lourdes explicatives du comportement électoral aujourd’hui en France ?

DOCUMENT 1

L’élection présidentielle française diverge des élections dans d’autres pays en ce qu’elle fait l’objet d’une indécision et d’une perplexité de la part des électeurs beaucoup plus importantes lorsque s’ouvre la campagne électorale. En 2007, près de la moitié des électeurs n’a pas arrêté leur choix à cette date, une proportion qui atteint presque les deux tiers dans les jeunes générations. Et environ la moitié des électeurs n’a pas décidé de son vote avant le jour même de l’élection ! […]

Habituellement les campagnes permettent la cristallisation progressive d’orientations qui ne sont que partiellement formées jusqu’à ce que l’enjeu de l’élection se rapprochant, il contraigne les citoyens à arrêter un choix définitif. À cet égard la France est différente : d’une part, nombre d’électeurs restent indécis plus longtemps, et beaucoup jusqu’au dernier moment, d’autre part la volatilité électorale1 est importante, et tout particulièrement celle qui implique des allégeances2 plurielles mêlant gauche et droite.

Source : Comment les électeurs font-ils leur choix ?, FRANKLIN Mark, 2009.

1 Volatilité électorale : électeurs changeant d’orientation de vote entre deux élections.
2 Allégeance : soutien, soumission à un groupe.

DOCUMENT 2

Intentions de vote des Français en 2012 (en %)

Vote pour François Hollande (Parti Socialiste) Vote pour Nicolas Sarkozy (Union pour un Mouvement Populaire)

Sexe

Hommes

52 48

Femmes

51 49

Âge

18-24 ans

57 43

25-34 ans

62 38

35-44 ans

53 47

45-59 ans

54 46

60 ans et plus

41 59

Profession de l’interviewé

Artisan, commerçant, chef d’entreprise

30 70

Profession libéral, cadre

52 48

Profession intermédiaire

60 40

Employé

56 44

Ouvrier

58 42

Statut de l’interviewé

Salarié

56 44

Dont salarié du privé

52 48

Dont salarié du public

65 35

À votre compte

39 61

Au chômage

62 38

Dernier diplôme obtenu

Pas de diplôme

59 41

BEPC/BEP/CAP/CEP

49 51

Baccalauréat

55 45

Bac +2

50 50

Au moins bac +3

55 45

Catégorie d’agglomération

Rural

47 53

Moins de 20 000 habitants

51 49

De 20 000 à 100 000 habitants

54 46

Plus de 100 000 habitants

57 43

Religion

Catholique

43 57

Dont pratiquant régulier

24 76

Dont pratiquant occasionnel

38 62

Autre religion

63 37

Sans religion

68 32

Ensemble

51,6 48,4

Source : Ipsos, Logica, Business consulting pour France télévisions, Radio France, Le Monde, Le Point, 2012.

Champ : enquête réalisée par internet du 3 au 5 mai&nbsp2012 (entre les deux tours de l’élection présidentielle) auprès d’un échantillon représentatif de 3 123 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).

SUJET B

Ce sujet comporte deux documents.

Quels sont les effets des modes de scrutin sur la compétition politique en démocratie ?

DOCUMENT 1

Au-delà de la répartition des sièges, le choix du mode de scrutin correspond à une conception de la vie politique, qu’il influence forcément.

Les scrutins proportionnels conduisent souvent à un dysfonctionnement du système politique ; ils favorisent le multipartisme1 et donnent un rôle important aux petits partis charnières, souvent partenaires indispensables des majorités (cas de la IVème République en France ou de l’Italie). Le scrutin majoritaire à un tour favorise, lui, les alternances, mais entre seulement deux partis (au Royaume-Uni par exemple). Le scrutin majoritaire à deux tours, celui de la Ve République, a la souplesse de l’alternance et incite plus de partis à conclure des alliances pour le second tour.

Les scrutins proportionnels rendent difficile l’émergence d’une majorité stable et cohérente, faisant primer une logique de coopération des partis (les partis se partagent le pouvoir comme les sièges). À l’inverse, les scrutins majoritaires conduisent le plus souvent à l’apparition de majorités stables, fondées sur un affrontement avec l’opposition (la coalition qui l’emporte gouverne seule) et au prix d’une injustice dans la représentation.

Source : « Les différents modes de scrutin et leurs effets », http://www.vie-publique.fr, 2010.

1 Système politique à plusieurs partis.

DOCUMENT 2

Intentions de vote des Français en 2012 (en %)

% exprimés (1er tour) Nombre de sièges à l’issue du 2e tour % sièges à l’issue du 2e tour

Extrême gauche

0,98 0 0

Front de gauche

6,91 10 1,73

Socialiste

29,35 280 48,53

Radical de Gauche

1,65 12 2,08

Divers gauche

3,40 22 3,81

Europe Écologie - Les Verts

5,46 17 2,95

Régionaliste

0,56 2 0,35

Écologiste

0,96 0 0

Autres

0,52 0 0

Le Centre pour la France

1,77 2 0,35

Alliance centriste

0,60 2 0,35

Parti radical

1,24 6 1,04

Nouveau Centre

2,20 12 2,08

Union pour un Mouvement Populaire

27,12 194 33,62

Divers droite

3,51 15 2,60

Front National

13,60 2 0,35
Extrême droite 0,19 1 0,17
Total1 100 577 100

Source : d’après les statistiques du Ministère de l’intérieur, http://www.france-politique.fr, 2012.

1 Données arrondies pour les deuxième et quatrième colonnes.