Médaille
N°1 pour apprendre & réviser du collège au lycée.
Sujet bac ES - Annale SES 2017 - Corrigé - Spécialité sciences sociales et politiques - Sujet B
Fiche annale

Sujet B
Vous montrerez qu’il existe une diversité de répertoires d’action politique.

bannière astuce

Astuce

L’introduction doit être brève et présenter la définition des termes principaux, la reprise (ou reformulation) du sujet et l’annonce du plan. On peut ici utiliser l’actualité politique pour introduire le propos.

Lors de l’élection présidentielle de 2017, le taux d’abstention au second tour a été d’environ 26 %. Cette donnée révèle une participation politique en chute libre de la part des Français. Cette participation peut néanmoins s’observer différemment. Les répertoires d’action politique représentent l’ensemble des moyens d’action politiques que peuvent utiliser les citoyens afin d’exprimer leur opinion et de participer à la vie politique du pays. Cette participation peut s’exercer au travers de deux formes bien distinctes : la participation conventionnelle, qui est institutionnalisée et légale, et la participation non conventionnelle, qui relève davantage d’une logique contestataire et qui peut se matérialiser par des actions légales ou illégales.

bannière astuce

Astuce

Dans le développement (2 à 4 parties), on appliquera la méthode AEI : j’affirme, j’explique, j’illustre. On veillera à insérer des transitions entre les parties. Ici, le plan actions conventionnelles/actions non-conventionnelles se prête bien à l’exercice.

La participation à la vie politique des individus est d’abord illustrée au travers du vote. C’est par ce biais que les citoyens vont désigner les représentants du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. C’est par l’intermédiaire des élections législatives que les représentants de ce pouvoir seront élus. Le pouvoir exécutif est, lui, mené par le président et son gouvernement qu’il nomme, c’est donc les élections présidentielles qui détermineront principalement la concentration de ce pouvoir. La participation conventionnelle peut également se traduire par la participation partisane. Cette dernière représente l’engagement dans un parti politique. Cette participation permet de faire vivre les partis qui pourront se présenter lors d’élections. D’autres formes de participation plus contestataires existent également, on parle de participation non-conventionnelle.

Cette participation revêt des moyens d’action totalement différents : grève sauvage, boycott, occupation de locaux (document 1). Il est intéressant de remarquer que cette participation peut à la fois relever d’une action individuelle mais également d’une action collective. L’action individuelle peut, par exemple, être illustrée au travers de la grève de la faim. Néanmoins, ce sont les actions collectives qui sont les plus nombreuses (un nombre d’individus se mobilise pour faire valoir ses droits ou pour éveiller les consciences sur un débat d’intérêt général). Ces formes de participation peuvent être légales, comme le fait de signer une pétition, manifester, faire la grève, ou illégales : dégradation, séquestration, violence et affrontements, etc.

bannière astuce

Astuce

La conclusion fera apparaître la synthèse de vos arguments (brièvement) en répondant bien à la question posée.

Les répertoires d’action politique font donc appel à des logiques diverses. Si certaines actions sont tout à fait traditionnelles et rentrent parfaitement dans le cadre légal au travers de la participation conventionnelle (vote, partisan), d’autres relèvent davantage d’une logique protestataire et anticonformiste. C’est de là que provient la participation non-conventionnelle, qui peut s’inscrire dans un cadre institutionnel et licite (pétition, manifestation) ou s’en écarter plus ou moins radicalement (affrontements violents, séquestration).