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L’Arctique : un espace fragile et attractif

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Un milieu contraignant partagé entre plusieurs États

  • Arctique : région située dans l’hémisphère nord, à l’intérieur du cercle polaire arctique, délimitée conventionnellement par la « ligne de Koppen ».
  • Superficie : 21 millions de km2, dont les 2/3 sont couverts par l’océan Arctique (plus petit océan du monde).
  • Constitué majoritairement de la banquise, mais également de la toundra arctique (où l’on trouve le pergélisol).
  • Milieu peu favorable à l’implantation humaine dû aux températures extrêmes (- 37 °C en moyenne annuelle et – 60 °C en hiver), à l’isolement et l’inaccessibilité de cet espace (les contraintes naturelles empêchent la mise en place de liaisons routières ou ferroviaires), et à la nuit polaire.
  • L’espace arctique est partagé entre les États circumpolaires (Russie, Norvège, Islande, Danemark avec le Groenland), Canada, États-Unis avec l’Alaska, Suède, Finlande).
  • Le territoire est habité par des populations nomades autochtones peu nombreuses (parfois réparties sur plusieurs États) qui se sont adaptées à ces contraintes.
  • On y trouve néanmoins plusieurs villes de plusieurs milliers d’habitants (la plus grande est Mourmansk).

Un espace aux enjeux géopolitiques majeurs

  • L’Arctique : espace convoité aux enjeux géopolitiques majeurs depuis la guerre froide.
  • Les regains de tensions de nos jours proviennent de l’absence de définition claire des frontières maritimes.
  • 1982 : la conférence de Montego Bay (rédaction d’un droit de la mer s’appliquant à tous les États du globe) définit les espaces maritimes dépendants de chaque État : la Mer territoriale, la ZEE (200 miles à partir des côtes d’un État, ou jusqu’à la limite du plateau continental), les eaux internationales.
  • Cela entraîne des désaccords entre les États bordant l’océan Arctique, causés par la diversité et la richesse des ressources disponibles dans l’espace arctique.
  • La Russie demande par exemple un élargissement de sa ZEE qui se poursuit selon elle au-delà de 200 miles (drapeau russe planté en 2007 à plus de 4 000 mètres de profondeur, acte symbolique).
  • Ressources disponibles en Arctique :
  • ressources halieutiques très importantes ;
  • gisement d’hydrocarbures peu exploité, mais l’Arctique pourrait devenir dans les prochaines années le principal site d’extraction pétrolière au monde (exploitation off-shore) ;
  • ressources minières importantes : des minerais non ferreux, notamment en Russie (Norilsk est le premier site d’extraction du pays), et des mines de diamants parmi les plus rentables au monde.
  • On estime que 22 % des ressources énergétiques non découvertes mais exploitables se trouveraient en Arctique. Cela explique l’intérêt des puissances mondiales pour cette zone.
  • La fonte des glaces entrainée par le réchauffement climatique depuis la fin du XXe siècle entraine une fonte progressive de la banquise, ce qui libère un passage pour les navires de marchandises.
  • Ces nouvelles routes maritimes permettent des gains de temps et des économies en carburant considérables par rapport aux routes commerciales classiques.
  • La Russie affirme que le trafic maritime dans la zone est passé de 300 tonnes à 4 millions de tonnes par an en moins de vingt ans.
  • Ces routes restent pourtant secondaires car elles ne sont praticables qu’en été et les navires marchands doivent être précédés de navires brise-glace.

Une pression anthropique présentant de nouveaux risques pour le milieu et pour les populations

  • La fonte des glaces a un impact important sur la biodiversité : réduction de la zone d’habitat de la faune sauvage, fragilisation de la banquise augmentée à cause des brise-glaces, pollutions dues à l’extraction minière et pétrolière (risque important de marées noires suite à l’exploitation des gisements off-shore).
  • De nombreuses associations alertent sur les risques d’une surexploitation des ressources de la planète, dont celles de l’Arctique.
  • Le développement du tourisme de masse en Arctique est un autre risque, qui entraîne pollution et fragilisation du milieu marin dans son ensemble.
  • Depuis 1996, les différentes actions menées par le Conseil de l’Arctique (8 États du cercle polaire) ne semblent pas freiner l’exploitation des ressources.
  • Le Code polaire (publié récemment par l’OMI et concernant l’Arctique et l’Antarctique) est encore trop récent pour analyser son efficacité sur la pollution du milieu arctique.