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La monarchie française et l'économie

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Renforcer la fiscalité au service de la puissance

  • Pour financer des dépenses militaires et administratives de plus en plus importantes, ou rembourser les nombreuses dettes contractées lors des guerres, les rois de France accroissent progressivement les recettes de l’État grâce à l’augmentation et la multiplication des impôts directs (taille royale) ou indirects comme (la gabelle ou les aides).
  • Les impôts connaissent une forte augmentation entre le règne de François Ier et celui de Louis XIV.
  • Ces augmentations ont surtout lieux lors des guerres (comme la guerre de Trente ans).
  • De nouveaux impôts directs apparaissent comme la capitation (1695-1791) ou le dixième.
  • Pour augmenter les recettes, l’État recourt aussi à la vente des offices.
  • Longtemps considérés comme exceptionnels, liés à la guerre, ce n’est qu’à partir de la guerre de Cent Ans que le prélèvement des impôts royaux devient systématique en France.
  • Afin de pouvoir agir plus librement, les rois s’efforcent de renforcer leur contrôle de l’impôt et leur liberté de les augmenter si besoin.
  • Ainsi jusqu’au XVIe siècle, le roi a l’obligation de convoquer les États-Généraux du royaume s’il souhaite établir un nouvel impôt mais à partir du XVIIe siècle, le roi veut décider seul de la politique fiscale du royaume. Après 1614, les nouvelles taxes sont ainsi créées sans convoquer les États-Généraux.

Une politique économique de plus en plus ambitieuse

  • Dès le début du XVIIe siècle, Henri IV et son ministre Sully (ministre de 1596 à 1610) mènent une politique de soutien à l’agriculture et à l’industrie.
  • Après les ravages provoqués sur le royaume par les guerres de religion, le roi souhaite, par l’intervention de l’État, accélérer son redressement. Cela passe par la proclamation de la liberté du commerce des grains, de nombreux péages entre provinces abolis, l’ouverture de grandes voies de communication et de canaux (Sully).
  • Les paysans sont encouragés à produire plus que nécessaire afin de vendre aux autres pays grâce à l’augmentation de la surface cultivée (assèchement des marais, développement de la culture de la vigne).
  • Sous Louis XIII et son ministre Richelieu (ministre de 1624 à 1642), la France adopte la doctrine économique du mercantilisme.
  • Richelieu crée ainsi des compagnies de commerce pour faciliter les colonisations et développer les échanges commerciaux avec l’empire colonial naissant, pour notamment approvisionner la métropole en sucre.
  • Sous Louis XIV, le ministre Colbert (ministre de 1661 à 1683) mène une politique ambitieuse destinée à renforcer la puissance économique du royaume :
  • à la fois ministre des finances, de la marine et des travaux publics, il poursuit la politique mercantiliste initiée par Richelieu ;
  • il encourage les exportations pour favoriser l’entrée de l’or et de l’argent à l’intérieur du royaume ;
  • pour augmenter la production française, il crée de grandes manufactures royales et veut renforcer la réputation des produits français à l’étranger (exigence forte sur les normes de fabrication à respecter) ;
  • le développement des manufactures doit aussi permettre au royaume d’être autosuffisant afin de limiter les importations (forte taxation des produits étrangers, accord de privilèges pour attirer des entrepreneurs étrangers) ;
  • il encourage le développement du commerce, notamment maritime (nouveaux canaux et aménagements de ports) ;
  • il poursuit la création de grandes compagnies de commerce : chacune d’entre elles reçoit le monopole des échanges avec une partie du monde (Compagnie des Indes occidentales, Compagnie des Indes orientales, Compagnie de Guinée) ;
  • il continue aussi l’expansion coloniale du royaume (nouvelles colonies en Amérique) et développe l’économie de plantation en Martinique, en Guadeloupe ou à la Réunion. Les colonies fournissent ainsi un espace de débouchés réservé aux manufactures françaises selon le système de l’exclusif.