Fiche de révision La naissance de la monarchie absolue en France
L’affirmation de l’État moderne au XVIᵉ siècle
- Les rois Valois (François Ier, Henri II) renforcent l’administration centrale :
- création du Conseil des affaires et du Trésor de l’Épargne pour centraliser les revenus ;
- division du royaume en 16 généralités (1542) et création des intendants (agents royaux révocables) ;
- ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) : imposition du français dans les actes officiels et enregistrement des baptêmes.
- Extension du domaine royal (Bourgogne, Bretagne) et sacralisation du pouvoir (sacre à Reims, propagande).
- Guerres d’Italie (victoire de Marignan en 1515) et paix de Cateau-Cambrésis (1559) $\rightarrow$ annexion de Metz, Toul, Verdun.
- Début de la colonisation (Canada avec Jacques Cartier).
La lente mise en place de la monarchie absolue
- Guerres de Religion (1562–1598) :
- conflits entre catholiques (Ligue) et protestants (Bourbons, Condé) ;
- massacre de la Saint-Barthélemy (1572) et assassinat d’Henri III (1589) ;
- Henri IV (1589–1610) rétablit l’autorité :
- édit de Nantes (1598) : tolérance religieuse pour les protestants ;
- gallicanisme : contrôle de l’Église par le roi.
- Il est assassiné par Ravaillac en 1610.
- Louis XIII (1610–1643) et Richelieu :
- raison d’État : primauté de l’intérêt royal sur la morale/religion ;
- renforcement des intendants et limitation des parlements ;
- fin des États généraux (plus convoqués pour les impôts).
Le règne de Louis XIV : apogée de l’absolutisme
- Gouvernement personnel (à partir de 1661) :
- conseillers spécialisés (Colbert, Vauban) et intendants étendent le contrôle royal ;
- révocation de l’édit de Nantes (1685) §\rightarrow§ exil des protestants ;
- Guerres expansionnistes (29 ans sur 54 ans de règne) :
- triplement de l’armée et renaissance de la marine ;
- conquêtes : Flandres, Alsace, Franche-Comté.
- Propagande et mise en scène du pouvoir :
- Versailles : palais royal (chambre du roi au centre, symbolisme du soleil) ;
- cour étiquette : soumission des nobles et mécénat artistique (Molière, Racine).
- Limites de l’absolutisme :
- lois fondamentales (succession, catholicité) et parlements (droit de remontrances) ;
- révoltes populaires (impôts, crises de subsistance).