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La naissance de la monarchie absolue en France

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L’affirmation de l’État moderne au XVIe siècle

  • À la Renaissance, les rois de France s’efforcent de renforcer et de centraliser l’administration du royaume.
  • François Ier (1515-1547) : mise en place d’un Conseil des affaires (gestion de la politique générale, la diplomatie et la guerre) ; dotation de la France d’un trésor de l’Épargne (centralisation des revenus de la monarchie : impôts, offices, contribution des villes) ; amélioration de l’administration fiscale avec la division du royaume en 1542 en 16 généralités, avec des Trésoriers généraux.
  • Henri II (1547-1559) : création de la fonction d’intendant (1552) ; ordonnance de Villers-Cotterêts :centralisation de la justice française, fondements de la construction administrative du royaume, remplacement obligatoire du latin par le français dans tout le royaume sur les actes judiciaires et notariaux.
  • Les rois Valois (1328 à 1589) ont travaillé à mieux unifier le royaume et la nation sous l’autorité du Roi.
  • Louis XII, François Ier et Henri II étendent encore le domaine royal.
  • Les monarques soignent l’image royale. La figure du roi est renforcée par sa dimension sacrée.
  • Les rois Valois s’engagent dans de nombreuses opérations de conquêtes et agrandissent le royaume :
  • 1515 : bataille de Marignan. François Ier s’empare provisoirement du duché de Milan ;
  • une longue guerre oppose ensuite la France à l’empereur Charles Quint et s’achève en 1559 par la paix de Cateau-Cambrésis (le royaume annexe Metz, Toul et Verdun en Lorraine).
  • François Ier envoie Jacques Cartier explorer l’Amérique du Nord pour trouver un passage vers les Indes. 1534 : la France s’implante dans la vallée du fleuve Saint-Laurent, au Canada.

La lente mise en place de la monarchie absolue

  • Après la mort d’Henri II en 1559, l’autorité royale est longtemps fragilisée par les tensions religieuses :
  • depuis les réformes de Luther et de Calvin, le protestantisme s’est rapidement diffusé en France jusque dans la noblesse.
  • les protestants sont d’abord sévèrement pourchassés comme hérétiques (édits royaux et tribunal de la « Chambre ardente »).
  • Quand François II parvient sur le trône, les grandes familles aristocratiques du royaume se déchirent entre les catholiques et les calvinistes.
  • Trois guerres de religion successives secouent le royaume de France entre 1562 et 1598, (entre la Ligue catholique et la noblesse protestante). Elles entraînent le massacre de la Saint-Barthélemy et l’assassinat du roi Henri III.
  • 1589 : Henri de Navarre renonce à la foi protestante et se fait sacrer dans la cathédrale de Chartres pour se faire accepter par ses sujets.
  • Il restaure l’autorité royale et assure la paix puis promulgue l’édit de Nantes (rétablissement du culte catholique dans tout le royaume, égalité d’accès aux fonctions publiques, liberté de conscience et autorisation de lieux de cultes pour les protestants).
  • Nouvelle conception de l’autorité royale : le roi est seul détenteur de la souveraineté et du monopole de la loi. Il tient son pouvoir de Dieu et possède une autorité sans partage (gallicanisme royal).
  • Le pouvoir monarchique est provisoirement affaibli suite à la l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac (1610).
  • Louis XIII est alors sur le trône. Sous l’action du ministre Richelieu (1585-1642), les résistances à l’ordre royal (surtout aristocratiques, parlementaires et religieuses) sont brisées.
  • Richelieu place la raison d’État comme fondement de son gouvernement, de sa conception de la politique et de la diplomatie et poursuit le renforcement du pouvoir royal : il rend les décisions du roi immédiatement exécutables, interdit aux parlements de contester les édits royaux, fait superviser toutes les questions liées à la police, la justice et les finances dans les provinces et les villes par les intendants.
  • On assiste aussi à un alourdissement considérable des impôts pour financer les guerres extérieures menées par Richelieu révoltes populaires, alors violemment réprimées). Le roi décide désormais seul de la politique fiscale, il ne convoque plus les États généraux pour fixer de nouvelles taxes.

Le règne de Louis XIV, apogée de l’absolutisme

  • 1642 : mort de Richelieu. 1643 : mort de Louis XIII. Le royaume connaît une période de troubles pendant la régence (la Fronde 1648-1653) qui fragilisent le pouvoir royal.
  • Après la mort de Mazarin, Louis XIV décide d’assumer seul le pouvoir et de renforcer son autorité absolue : pas de Premier ministre, réorganisation du royaume grâce à l’assistance de conseils spécialisés et de ministres compétents (Vauban, Colbert), à la tête d’une administration nombreuse.
  • Développement des fonctions des intendants : chargés de faire appliquer les décisions du roi, de surveiller la levée des impôts et de présider les assemblées des villes, ils sont les véritables relais de l’autorité royale.
  • Louis XIV réprime la minorité protestante dans laquelle il voit une remise en cause de son autorité : mesures discriminatoires, dragonnades, révocation de l’édit de Nantes en 1685. Cela entraîne l’exil d’au moins 200 000 protestants et des révoltes (Camisards, 1702).
  • Louis XIV veut étendre la puissance de la France en Europe pour renforcer sa gloire et son autorité et agrandir le royaume de France.
  • Monarque absolu de droit divin, Louis XIV pousse encore plus loin la propagande royale : transformation de Versailles en résidence royale, miroir de son autorité, organisation et règles de vie à la cour le plaçant au centre de tout, etc.
  • Louis XIV fait de son palais le lieu des arts et des lettres, accueillant sur place peintres, sculpteurs, musiciens ou écrivains (Racine, Molière, Lully, etc.).
  • Le pouvoir du roi reste pourtant limité, en droit comme en pratique : lois fondamentales du royaume qui limitent l’autorité royale, dialogues avec les États généraux (néanmoins plus réunis entre 1614 et 1788), collaboration avec les parlements qui peuvent utiliser leur droit de remontrance.
  • L’autorité du roi est aussi remise en cause par des révoltes populaires. Fréquentes au XVIIe siècle, elles se multiplient à partir de 1690 (liées souvent aux crises de subsistance et surtout sur le rejet de l’augmentation des impôts).