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Les défis de la transition et du développement pour les pays d'Afrique australe inégalement développés

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L’Afrique australe, une région inégalement développée

  • L’Afrique australe n’est composée d’aucun pays « développé », mais les différences de développement sont fortes, entre un pays émergent (Afrique du Sud), et plusieurs PMA (Angola, Lesotho, Malawi, Mozambique, Zambie).
  • L’Afrique du Sud est le moteur économique de l’Afrique australe, et seul membre des BRICS du continent africain.
  • Les PMA subissent une pauvreté qui empêche un développement économique harmonieux, et certains sont marqués par une forte corruption au sein des gouvernements, ce qui fait obstacle à la redistribution des richesses.
  • D’autres pays connaissent des trajectoires économiques différentes (comme le Botswana qui bénéficie d’une croissance économique forte).
  • En 1980, huit États (Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Tanzanie, Zambie) ont fondé la SADC (une organisation de coopération et de libre-échange), pour se détacher de l’Afrique du Sud en raison de son régime d’apartheid, faciliter l’intégration de la région à la mondialisation et mutualiser les forces de chacun.
  • L’Afrique du Sud rejoint ce groupement en 1994 (fin du régime d’apartheid), et la République Démocratique du Congo en 1997.
  • Malgré des résultats encourageants, les échanges entre états n’ont pas progressé. La SADC n’est pas une zone de libre-échange totalement aboutie, et la libre-circulation des personnes a été refusée par certains pays en 1996.
  • L’inégale intégration des pays d’Afrique australe à la mondialisation économique est à mettre en parallèle avec l’inégal accès des populations à un développement humain satisfaisant.
  • En Afrique australe, le Botswana et l’Afrique du Sud bénéficient d’un IDH supérieur aux autres pays. Ces IDH restent pourtant très bas par rapport au reste du monde.
  • Les inégalités socio-spatiales sont fortes, y compris dans le seul pays émergent de la région.
  • Si l’Afrique du Sud est la 2e puissance d’Afrique en termes de PIB et le 34e pays le plus riche du monde, près d’une personne sur 5 y vit sous le seuil de pauvreté, soit avec moins d’1,90$ par jour.
  • D’après les projections de la Banque mondiale, l’Afrique subsaharienne concentrera 90 % des personnes vivant dans un seuil d’extrême pauvreté en 2050.

Les défis des pays de l’Afrique australe

  • Deux pays ont connu l’apartheid : l’Afrique du Sud (1948-1991) et la Namibie (1959-1979).
  • Les populations non blanches sans contrat de travail, déplacées vers des bantoustans, sont donc devenues dépendantes d’un système et placées à l’écart des services et des infrastructures. Cela a mené à la destruction de la paysannerie africaine.
  • L’Afrique du Sud et la Namibie subissent encore aujourd’hui les conséquences de cette politique (poches de pauvreté et de sous-développement au sein de leurs territoires).
  • En Afrique du Sud, les bidonvilles ou « townships » restent aujourd’hui des quartiers habités par les populations noires.
  • Ces logiques ségrégatives sont une des causes des inégalités d’aujourd’hui. Le gouvernement essaie d’y répondre par des politiques de discriminations positives ou de constructions d’infrastructures dans les quartiers noirs.
  • La situation économique précaire de la plupart des pays d’Afrique australe est une cause de fragilité majeure.
  • Comme de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, les États sont souvent peu efficaces dans la gestion de la santé des populations.
  • Une des problématiques actuelles majeures de l’Afrique australe est l’épidémie du VIH. La région est la plus durement touchée d’Afrique et du monde.
  • La Banque mondiale alerte régulièrement au sujet de ces différents pays qui semblent incapables de mener une politique de prévention et de soins efficaces.
  • Les soins utilisés pour traiter l’infection dans les pays développés sont inaccessibles pour l’immense majorité des patients atteints (coût élevé), mais des médicaments à faible coût ont été mis au point au début des années 2010.
  • Les efforts des décennies 2000 et 2010 en Afrique du Sud sont à mettre en relation avec la remontée de l’espérance de vie des Sud-africains.
  • La question de l’éducation à la santé est souvent évoquée pour expliquer la propagation du VIH dans les pays les moins développés. Le manque d’instruction peut conduire à des comportements à risques, voire criminel. Le gouvernement et la société sud-africain se sont saisis de la question.
  • Le défi de la lutte contre la propagation du VIH est donc un combat de longue durée pour ces pays.