Fiche de révision La République française, un État de droit
L’État de droit, un héritage des Lumières et de la Révolution française
L’État de droit, un héritage des Lumières et de la Révolution française
- Contexte : la France du XVIIe et du XVIIIe siècle était une monarchie absolue (le roi avait tous les pouvoirs et dirigeait selon sa seule volonté).
- Les penseurs des Lumières (Montesquieu, Rousseau, Voltaire….) critiquent ce régime. Ils défendent l'idée d'un pouvoir limité, partagé, fondé sur la loi et respectueux des libertés.
- La théorie de la séparation des pouvoirs est introduite par Montesquieu dans L'esprit des lois (1748) : « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. »
$\rightarrow$ Donc il faut que les trois pouvoirs essentiels au fonctionnement d'un pays soient exercés par des personnes ou des institutions différentes et indépendantes. - Pouvoir législatif (voter les lois) : exercé par le Parlement (l'Assemblée nationale et le Sénat)
- Pouvoir exécutif (faire appliquer les lois) : exercé par le président de la République et le gouvernement
- Pouvoir judiciaire (contrôler l'application des lois et sanctionner en cas de non-respect) : exercé par les juges et les magistrats
- 1789 : Révolution française et rédaction de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC)
- C’est la naissance d'une conception moderne de l'État, dans laquelle le pouvoir est au service du peuple.
- La DDHC, texte fondateur de l'État de droit, proclame l'égalité devant la loi, la liberté, la résistance à l'oppression et les droits fondamentaux.
- Les droits et les libertés fondamentales sont des droits et libertés considérés comme primordiaux (ex. : droit à la vie privée, liberté d’expression, liberté de conscience, droit à un procès équitable, etc.).
- Article 1er de la DDHC : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »
Principes et organisation de l’État de droit : un cadre pensé pour protéger et garantir les droits fondamentaux
Principes et organisation de l’État de droit : un cadre pensé pour protéger et garantir les droits fondamentaux
- Article 6 de la DDHC : la loi est l'expression de la volonté générale et doit s'appliquer à tous, même aux dirigeants. C’est le principe d'égalité devant la loi.

- Les lois et textes réglementaires doivent respecter la hiérarchie des normes : ils doivent respecter l'intégralité des textes situés dans les blocs supérieurs.
- La Constitution de la Ve République est le texte fondamental qui définit les relations entre les trois pouvoirs et affirme le respect des droits fondamentaux.
- Le Conseil constitutionnel protège le respect de la Constitution. $\rightarrow$Il peut annuler l'adoption d'une loi par le Parlement si elle ne respecte pas la Constitution.
- Les deux grands traités internationaux signés par la France sont la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention internationale des droits de l'enfant.
- La Cour européenne des droits de l'homme ou l'ONU peuvent condamner la France si elle ne respecte pas un des droits reconnus dans ces textes, et la forcer à respecter ses engagements.
- Le principe de justice équitable complète ces fondements de l’État de droit français :
- Chaque citoyen doit avoir accès à une justice indépendante et impartiale.
- L'aide juridictionnelle garantit cet accès, en finançant les frais d'avocat liés à une procédure judiciaire pour les personnes ayant très peu de ressources.
- Un État de droit est donc un État dans lequel les lois respectent la hiérarchie des normes, s’appliquent à tous, même aux dirigeants, et où les trois pouvoirs, législatif, judiciaire et exécutif, sont indépendants.