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Une nouvelle réaliste : « La Parure » de Maupassant et l’adaptation éponyme de Claude Chabrol

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Des portraits réalistes

  • La précision des portraits psychologiques des personnages et le soin apporté à les décrire font de cette « La Parure » de Maupassant une nouvelle réaliste.
  • Mathilde Loisel : les deux versions présentent le personnage de Mathilde comme étant insatisfaite, puérile et capricieuse. Dans le portrait que dresse l’adaptation de Chabrol, le trait est plus prononcé.
  • M. Loisel : Chabrol s’inscrit dans le sillage de Maupassant dans sa volonté de dépeindre les caractères avec précision. Le portrait psychologique est plus fouillé et des scènes sont ajoutées afin de lui donner presqu’autant d’importance que Mathilde Loisel.

Le regard critique de Maupassant sur la société du XIXe siècle

  • Les portraits peints par Maupassant sont très réalistes. La cruauté apparente de l’auteur envers ses personnages est en réalité une critique, une dénonciation des travers de la société bourgeoise du XIXe siècle, une société où seules les apparences comptent.
  • Ses personnages en sont l’incarnation. Si toutefois le côté puéril de Mathilde peut passer pour de l’ingénuité, il n’est pas ici traité de façon flatteuse.
  • Ainsi, Maupassant et Chabrol présentent cette jeune fille comme étant capricieuse et se comportant en enfant gâtée. Maupassant précise qu’elle est née pauvre mais belle, et qu’à ce titre, elle aurait pu prétendre à un mariage dans la haute bourgeoisie. Les femmes dans la société bourgeoise du XIXe siècle n’ont pour seule mission que de paraitre. Les femmes belles peuvent donc réussir dans cette société où l’apparence compte plus que tout.
  • L’orgueil de Mathilde la perd puisqu’elle n’ose pas avouer à son amie la perte du collier. Elle a tellement peur de ce que l’on pourrait penser ou dire d’elle, qu’elle gâche sa jeunesse à payer pour le bijou.
  • La chute de la nouvelle est inattendue et arrive à la toute dernière phrase : le collier était faux, tous les sacrifices ont été vains.
  • La facticité du collier est le symbole de la superficialité de Mathilde. Plus largement, il s’agit d’une critique de la société du XIXe siècle où règne l’apparence.
  • Le terme « parure » choisi par Maupassant, est issu du verbe « parer » qui signifie préparer les choses de façon à les rendre plus belles, à en améliorer l’aspect.
  • Mathilde est victime de l’ironie de Maupassant qui, en punissant Mathilde, dévoile du même coup les dérives de cette société. Elle qui n’était pas satisfaite de sa vie se retrouve encore plus pauvre et par sa seule faute.
  • La vie de Mme Loisel change du tout au tout à partir du moment où elle paie pour cette parure. Elle subit une métamorphose physique et morale. Maupassant et Chabrol n’accordent que peu d’importance aux conséquences sur la vie de M. Loisel.
  • En revanche, ils insistent sur la métamorphose de Mathilde et ses rêves brisés.