Médaille
N°1 pour apprendre & réviser du collège au lycée.
Marianne

Conforme au programme
officiel 2018 - 2019

Création du Conseil national de la Résistance
27 mai 1943
Evénement historique

Contexte

  • En juin 1940, l’armée française est écrasée par le Reich d’Hitler : Philippe Pétain signe l’armistice le 22 juin. Il obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940 ; après avoir rencontré Hitler, il affirme vouloir entrer « dans la voie de la collaboration » avec l’Allemagne nazie.
  • De Gaulle rejoint l’Angleterre en juin 1940, et lance son appel aux Français le 18. Il souhaite continuer la guerre, et s’efforce d’organiser le mouvement de la Résistance en France.
  • Au départ, les mouvements de la Résistance adoptent des stratégies différentes pour mener à bien leurs actions, de même que les partis politiques, opposés à Vichy, adoptent des postures en lien avec leur héritage culturel.

27 mai 1943

Personnages

Philippe Pétain

Adolf Hitler

Jean Moulin

Charles de Gaulle

Déroulement

Le Conseil national de la Résistance est une institution politique qui résulte d’une volonté d’union des différents mouvements de la Résistance. Le CNR prend forme le 27 mai 1943, lors d’une réunion clandestine organisée rue du Four, à Paris. Jean Moulin, mandaté par de Gaulle, est envoyé en France pour constituer ce CNR.

Le Conseil national de la Résistance est composé des différents mouvements de la Résistance, mais aussi des partis politique traditionnels (parti communiste, parti socialiste, parti radical, démocrates-chrétiens et alliance démocratique), et des syndicats (CGT et CFTC). L’idée est également de constituer un mouvement représentatif du peuple français pour être reconnu légitimement par les forces Alliés, et notamment les Américains.

Jean Moulin est le premier président du CNR, jusqu’à son arrestation en juin 1943. Durant l’hiver 1943-1944, les différents représentants travaillent sur un texte commun, dans le but de proposer une politique à mettre en œuvre quand viendra l’heure de la libération du territoire national. Il s’agit donc de penser la reconstruction de la France dans un souci d’unité démocratique, l’ensemble des acteurs étant profondément marqués par la défaite française (morale et militaire), et la collaboration.

Les différences politiques rendent difficile l’élaboration d’un programme, d’autant plus que les conditions de la clandestinité ralentissent ce travail. Un programme commun est toutefois proposé et adopté à l’unanimité en mars 1944 : les questions sociales et économiques sont très présentes, il prévoit « un plan complet de sécurité sociale », « le droit au travail et le droit au repos » ou encore une retraite pour tous.

Conséquences

  • À la Libération, le travail du CNR permet d’établir une transition démocratique rapide vers la IVe République. Le CNR s’efface progressivement de la scène politique, notamment suite à la mise en place du système parlementaire. Il participe toutefois à la mise en place des comités de libération.
  • Le programme du CNR, même s’il n’est pas appliqué à la lettre, inspire les grandes réformes économiques et sociales de l’après-guerre : la création de la sécurité sociale, la nationalisation de la Banque de France et des usines Renault, la nationalisation de l’électricité et du gaz, ou encore l’organisation de la presse nationale sont des décisions qui trouvent leur inspiration directement dans le programme du CNL.