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Marianne

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Exécution à Châteaubriant (Guy Môquet)
22 octobre 1941
Evénement historique

Contexte

  • En juin 1940, l’armée française est écrasée par le Reich d’Hitler : Philippe Pétain signe l’armistice le 22 juin. Il obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. Après avoir rencontré Hitler, il affirme vouloir entrer « dans la voie de la collaboration » avec l’Allemagne nazie.
  • De Gaulle rejoint l’Angleterre en juin 1940, et lance son appel aux Français le 18. Il souhaite continuer la guerre, et s’efforce d’organiser le mouvement de la Résistance en France. Toutefois, les Français n’ont pas été soit résistants soit collaborateurs : selon les périodes et les groupes sociaux, ces deux positions ont évolué, bien que la majorité de la population essaye principalement de survivre dans un contexte de privation et d’occupation.
  • Les communistes participent à la résistance clandestine dès 1940. L’action des militants passe par la diffusion de tracts, mais aussi par la lutte armée (sabotages ou attaques des Allemands).

22 octobre 1941

Personnages

Philippe Pétain

Adolf Hitler

Charles de Gaulle

Guy Môquet

Karl Hotz

Jean Moulin

Déroulement

Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonel allemand Karl Hotz est tué à Nantes par un groupe de résistants. Une forte répression est organisée par les autorités allemandes : elles exécutent 48 otages le 22 octobre. 27 personnes sont fusillées à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où elles étaient internées jusqu’alors. 25 de ces otages appartiennent au Parti communiste français, dont le jeune Guy Môquet, alors âgé de 17 ans. On trouve parmi ces fusillés des dirigeants communistes, ainsi que des anciens élus de la région parisienne.

Assez vite, la mémoire communiste se concentre sur cet événement. Le journal communiste L’Humanité sort un numéro spécial dès le mois suivant. Le poète Aragon signe également un texte, qui sera lu à la radio en 1942. Cet événement participe à l’appellation d’après-guerre du PCF, le « Parti des fusillés », et la figure de Guy Môquet reste très présente dans les mémoires.

Si, à la libération, les différents mouvements de la Résistance vont participer ensemble au recueillement à Châteaubriant, le contexte de la guerre froide va cependant mettre à mal cette union. En effet, deux cérémonies sont ainsi organisée parallèlement, les communistes profitant de l’occasion pour appuyer leurs positions politiques (critique de l’extrême droite, dénonciation du négationnisme). Le rapprochement avec les socialistes, qui se concrétise avec le Programme commun (1972), permet de fusionner à nouveau les deux commémorations.

Conséquences

  • Les Allemands utilisent les répressions comme des exemples, pour empêcher de nouvelles attaques. Pourtant, les maquis se multiplient sur le territoire, et le Conseil national de la Résistance (CNR) est créé par Jean Moulin en 1943.
  • La mémoire de la Résistance est fortement mobilisée à partir de la Libération, de la droite gaulliste aux communistes. Elle permet d’apporter un crédit politique, le sacrifice pour la nation étant mis en avant.
  • Encore aujourd’hui, le PCF rend hommage aux fusillés communistes et syndicalistes.