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Marianne

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officiel 2018 - 2019

Ouverture de la Chine au capitalisme
1979 - 1989
Evénement historique

Contexte

  • Mao Zedong accède au pouvoir en 1949 et proclame la création de la République populaire de Chine : il souhaite structurer l’économie chinoise sur le modèle communiste. Ainsi, des réformes agraires introduisent le collectivisme et l’industrie est nationalisée.
  • Le Parti Communiste chinois lance en 1958 le « Grand Bond en avant » : c’est un vaste programme de collectivisation, qui s’avéra être un échec. Une grande famine touche la Chine en 1960, entraînant la mort de millions de paysans.
  • Mao démissionne en 1959 de la tête de l’État, tout en restant maître du PCC. En 1971, la frange plus libérale du Parti arrive au pouvoir : elle est notamment menée par Zhou Enlai et Deng Xiaoping. En 1972, Nixon, Président des États-Unis, fait un voyage diplomatique en Chine. Des réformes sont établies à partir de 1978.

1979 - 1989

Personnages

Zhou Enlai

Deng Xiaoping

Déroulement

La Chine amorce une ouverture au commerce mondial. Les réformes économiques intègrent la logique libérale à grande échelle dans le pays. Quatre « zones économiques spéciales » (ZES) sont crées sur le littoral pour que la croissance soit tournée vers l’exportation. Les deux villes de Zhuai et Shenzhen tirent profit de la création des ZES. Dans les entreprises, des différences de salaires sont intégrées. La seconde vague de libéralisme concernent toujours des villes proches du littoral, mais bien plus importantes, comme Shanghai et Tianjin.

Deng Xiaoping doit rassurer une frange du PCC, réticente à l’introduction du libéralisme en Chine : il doit donc critiquer le capitalisme et s’insérer dans l’héritage maoïste, tout en menant les réformes et attirer les investisseurs étrangers. L’État encourage la consommation et le développement de l’industrie locale, si bien que l’écart des revenus entre zone urbaine et zone rurale se restreint.

Conséquences

  • Une partie de la population se trouve toutefois en désaccord avec les choix (ou les non-choix) des dirigeants chinois. La réforme politique, elle, tarde en effet à arriver. L’immobilisme politique se traduit par l’absence d’une liberté de la presse. Le parti unique est toujours en place et les exclusions du PCC sont courantes. La théorie du régime est claire : développer la production tout en contrôlant l’ordre politique et social. Les manifestations et la répression des étudiants sur la place Tiananmen atteste des limites des réformes engagées.
  • Les différences de revenus se creusent et l’apparition du chômage participe aux mobilisations sociales dès la fin des années 80.
  • Au sein du PCC, l’économie de marché ne paraît plus être un repoussoir : le 11 décembre 2001, la Chine intègre l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et devient peu à peu l’une des principales puissances mondiales. Entre 1979 et 2011, le PIB a augmenté de 10 % en moyenne, et le revenu par habitant à quadruplé sur la même période.