Médaille
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Retour volontaire au pays
1934 - 1935
Evénement historique

Contexte

  • Dans les années 1930 se répercute la crise économique ébauchée en 1929 aux États-Unis. Si la France est frappée plus tardivement, elle l’est aussi plus durement que les autres pays d’Europe. La croissance est en berne et le chômage monte. Face à ces difficultés, on observe une montée du nationalisme, et les étrangers constituent alors une cible idéale. Cette situation est d’autant plus tendue que les étrangers sont alors nombreux en France : que ce soit par la fuite des régimes autoritaires (communistes notamment), ou suite à l’appel de la France, qui manquait de main d’œuvre dans les années 1920 après la Grande Guerre (environ 40 000 étrangers ont été régularisés par an).

1934 - 1935

Personnages

Raymond Armbruster

Pierre Laval

Déroulement

En 1932 entre en vigueur une loi visant à « protéger la main d’œuvre nationale ». Un quota de 10 % d’étrangers est fixé dans les entreprises privées. Ce seuil est abaissé à 5 % dans les entreprises publiques. En 1933, la loi Armbruster interdit aux étrangers de pratiquer la fonction de médecin. Face à ces difficultés, les étrangers sont officiellement montrés du doigt et désignés comme indésirables. Le gouvernement français met donc en place une aide au départ volontaire des ouvriers qui souhaiteraient rentrer dans leur pays. Le gouvernement prend en charge le voyage en train. Cependant le bagage est limité à 30 kilos et les ouvriers ne peuvent donc pas tout emporter.

Face à l’insuffisance des résultats de cette première mesure, les ouvriers polonais font directement l’objet d’une loi du gouvernement de Pierre Laval en 1935. Les Polonais représentent la majeure partie de la population immigrée en France (avec près de 510 000 personnes), devant les Italiens, et font donc une cible idéale.

Conséquences

  • Au total, la population étrangère en France passe de 2,7 millions de personnes à 2,4. Ces mesures discriminantes ont donc fait partir 300 000 personnes, et n’ont que légèrement calmé la haine populaire xénophobe.
  • Ce n’est qu’au printemps 1936 que les expulsions cesseront avec l’arrivée du Front populaire au pouvoir.