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Le Roman de la Rose, Guillaume de Lorris et Jean de Meung
Fiche de lecture

Contexte

La date d'écriture de ce récit poétique n'est pas certaine, mais on la situe vers la fin du règne de Louis IX. Il s'agit d'un long poème de presque 22 000 vers écrit par Guillaume de Lorris, probablement entre 1230 et 1235, qui en rédigea environ 4 000, puis complété quarante ans plus tard par Jean de Meung qui en écrivit la plus grande partie. Les deux sections sont donc de tailles inégales, mais également de propos et de tonalités très différentes.

On a retrouvé plus de 300 manuscrits de ce Roman, attestant de la très grande popularité dont a dû jouir le texte à une époque qui ne connaissait pas l'imprimerie. Son influence sur la littérature courtoise est certaine, mais il a également marqué les esprits par son contenu intellectuel, et notamment sa conception des femmes et de la religion.

Guillaume de Lorris

Jean de Meung

1230-1280

Le Roman de la Rose, Guillaume de Lorris et Jean de Meung

Genre

Récit poétique

Personnages

Thèmes

La découverte : Le voyage et la découverte d’un autre monde très différent de celui dont vient Jean de Léry constituent le point de départ de son récit. L’auteur s’y montre un très bon observateur, capable non seulement de remarquer et de décrire les curiosités remarquables du Brésil, mais aussi d’organiser ses observations. On trouve en effet chez lui une vraie volonté de mettre en ordre ses réflexions, très visible dans le plan de son livre. Celui-ci suit non seulement un ordre chronologique, mais aussi un ordre logique, qui correspond à un ordre biblique : les animaux sont ainsi décrits par ordre d’importance, les animaux terrestres étant considérés comme ayant plus de valeur que les animaux aquatiques. Dans chaque rubrique, Jean de Léry s’efforce de faire des distinctions et des classifications : ainsi, il distingue les végétaux par la taille, et selon qu’ils sont comestibles ou vénéneux.

L’étude de l’humain : Mais le grand intérêt de son récit est également philosophique et moral. Jean de Léry se montre ici en véritable humaniste s’interrogeant sur la nature humaine. En examinant le mode de vie des Indiens, qu’il qualifie de « sauvages », il propose les premières lignes de ce qui deviendra au XVIIIe siècle le mythe du bon sauvage. En effet, malgré tous ses préjugés, il témoigne de l’admiration envers le mode de vie des Indiens qui n’ont pas la cruauté obstinée des Européens. En observant l’autre, ce peuple étranger, c’est également à une analyse des Européens qu’il se livre, la distance permettant de mieux percevoir ce que les Occidentaux ont d’étranges et de mauvais.

Résumé

Chapitres 1 et 2 : le départ

Jean de Léry commence par raconter les motivations de son voyage et l’organisation de cette entreprise. Il fait ensuite le récit de l’embarquement à Honfleur puis du voyage et de la traversée de l’océan.

Chapitres 3 à 5 : la découverte

Jean de Léry décrit ses premières rencontres et découvertes avec le nouveau monde : la faune et la flore, l’équateur et sa météo difficile, puis la terre du Brésil et ses habitants.

Chapitre 6 : l’arrivée

Jean de Léry et ses compagnons sont arrivés au fort de Coligny. Ils sont accueillis par Villegagnon. Ils observent la façon dont est gérée et gouvernée la colonie, et discutent à propos de religion.

Chapitres 7 à 13 : l’observation de la nature/4

Jean de Léry décrit méticuleusement le territoire qui l’entoure : la rivière Guanabara, le fort, les îles voisines. Puis, il observe les Indiens, qualifiés de sauvages, leurs corps et leurs ornements (chapitre 8).
Il répertorie la nourriture locale, faite à base de farine de racines et de mil, ainsi que les boissons (chapitre 9).
Il s’intéresse ensuite aux animaux terrestres (chapitre 10), aux oiseaux et aux insectes (chapitre 11) puis aux poissons et aux techniques de pêche (chapitre 12) et enfin aux végétaux (chapitre 13).

Chapitres 14 à 20 : l’observation des hommes

Jean de Léry passe maintenant à une étude plus proprement anthropologique de la population. Il s’intéresse à la vie guerrière des Indiens, à leurs armes et à leurs techniques, ainsi qu’à leur rapport aux prisonniers qui sont fréquemment dévorés (chapitres 14 et 15).
Il s’intéresse aux religions indiennes et déplore que les Indiens ignorent tout du Dieu chrétien (chapitre 16). Tel un ethnologue, il examine les coutumes de mariage et la manière dont on éduque les enfants (chapitres 17), puis les lois et les mœurs (chapitre 18), la médecine et le rapport à la mort (chapitre 19).
Jean de Léry ne s’intéresse pas uniquement aux Indiens pour eux-mêmes mais également à leurs relations avec les Européens ainsi qu’aux modes de communication entre Français et Brésiliens et aux questions de langue et de traduction (chapitre 20).

Chapitres 21 et 22 : le retour

Jean de Léry raconte son départ du Brésil et les grandes difficultés rencontrées durant la traversée du retour.

Citation

« Parce que, parmi les arbres les plus célèbres et désormais connus de nous, le bois de brésil, qui a donné son nom à cette terre, est des plus appréciés pour la teinture qu’on en tire, je commencerai ici par sa description. »

« Nous étant égarés au milieu des bois, alors que nous allions le long d’une profonde vallée, nous entendîmes le bruit et le trac d’une bête qui venait vers nous. Pensant que c’était quelque Sauvage, nous ne nous inquiétâmes pas et continuâmes notre chemin sans y prêter plus d’attention. Mais soudain, à droite, à environ trente pas de nous, nous aperçûmes sur le coteau un lézard, le corps plus gros que celui d’un homme, long de six à sept pieds, couverts d’écailles blanchâtres, âpres et raboteuses comme des coquilles d’huître. L’une des pattes avant levée, la tête dressée et les yeux étincelants, il s’arrêta tout net pour nous regarder. »

« Au reste, chose non moins étrange que difficile à croire à ceux qui ne l’ont vue, tant hommes, femmes qu’enfants, non seulement sans cacher aucunes parties de leurs corps, mais aussi sans montrer aucun signe d’en avoir honte ni vergogne, demeurent et vont coutumièrement aussi nus qu’ils sortent du ventre de leurs mères. »

« Touchant les immeubles de ce peuple, consistant en maisons, et (comme j’ai dit ailleurs) en beaucoup plus de très bonnes terres qu’il n’en faudrait pour les nourrir quant au premier, se trouvant tel village entre eux où il y a de cinq à six cents personnes, encore que plusieurs habitent en une même maison : tant y a que chaque famille (sans séparation toutefois de choses qui puissent empêcher qu’on ne voie d’un bout à l’autre de ces bâtiments, ordinairement longs de plus de soixante pas) ayant son rang à part, le mari a ses femmes et ses enfants séparés. »