Médaille
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La rédaction en français
Fiche méthode

Introduction :

Le brevet est noté sur 700 points :

  • le contrôle continu permet de débloquer 400 points grâce aux compétences validées,
  • et les épreuves écrites et orales sont notées sur 300 points :
  • une épreuve orale sur un E.P.I. ou sur d’autres projets sur 100 points ;
  • une épreuve écrite sur les matières scientifiques (mathématiques, SVT, physique-chimie et technologie) sur 100 points ;
  • et une épreuve écrite sur les matières littéraires (histoire-géographie, éducation civique et français) sur 100 points.

Cette dernière épreuve se déroule en plusieurs parties.

  • Deux heures sont consacrées à l’histoire, la géographie et l’éducation civique.
  • Une heure et quart est consacrée aux questions et à la réécriture en français.
  • Vingt minutes sont consacrées à la dictée en français.
  • Et une heure et demie est consacrée à la rédaction en français.

Un thème commun réunit toutes ces épreuves.

Dans ce cours, nous allons nous intéresser à la dernière épreuve : la rédaction. Deux sujets d’écriture sont laissés au choix du candidat : le sujet d’invention et le sujet d’argumentation. Nous présenterons ici ces exercices et les différents outils qui permettent leur réalisation, puis, nous verrons quelles sont les étapes importantes de cette épreuve.

Qu’est-ce qu’un sujet d’invention ou un sujet d’argumentation ?

Il est important de comprendre les différences entre sujet d’invention et d’argumentation pour effectuer son choix.

Quelles différences entre le sujet d’invention et le sujet d’argumentation ?

  • Le sujet d’invention, en lien avec le texte travaillé, demande d’écrire la suite du texte travaillé ou de le réécrire en en changeant le genre. Ce sujet fait donc appel à l’imagination mais pas seulement. Une bonne maîtrise des connaissances théoriques littéraires est également attendue.
  • Le sujet d’argumentation est également en lien avec le texte travaillé mais aussi avec le thème général des épreuves littéraires. Il s’agit d’exprimer ses pensées sur une idée, un thème défendu et de l’éclairer par des exemples concrets. Il faut aussi mobiliser ses connaissances littéraires.

Les deux sujets demandent donc les mêmes connaissances théoriques mais ils diffèrent sur le moyen de les traiter : l’un fera davantage appel à l’imagination alors que l’autre est plutôt centré sur la réflexion. Il n’y en a pas un plus facile que l’autre.

Présentation des outils

Les outils disponibles sont identiques que l’on choisisse le sujet d’invention ou celui d’argumentation.

Les deux exercices ayant un lien avec le thème commun de la journée, il est fortement conseillé de garder le sujet des épreuves précédentes car il ne sera pas redistribué. Les feuilles de brouillon sont primordiales. Il est donc déconseillé d’écrire directement sur la feuille d’examen.

Le dictionnaire est également très important pour corriger toutes les fautes d’orthographe. Il n’est pas toujours fourni par le centre d’examen, il faut donc amener le sien. Le sujet, les feuilles de brouillon et d’examen sont fournis par le centre dans lequel on passe les épreuves.

L’organisation temporelle de l’épreuve

Il est important de savoir gérer son temps lors d’un examen. Cela permet de privilégier les étapes importantes de l’épreuve.

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Attention

Cette gestion du temps est propre à chacun : un candidat qui met du temps à réfléchir mais qui écrit vite ne gèrera pas son temps de la même manière qu’un élève qui sait rapidement ce qu’il veut écrire mais qui doit s’appliquer pour le faire.

L’épreuve d’écriture dure 1h30. On distingue quatre étapes importantes dans cette épreuve.

  • La découverte du sujet doit être effectuée en dix minutes maximum. Il faut alors lire la consigne, s’interroger sur les mots qui la composent et relire le texte.

  • Le travail au brouillon est primordial et on doit lui consacrer entre 20 et 30 minutes. Préparer un brouillon, c’est écrire des mots clés, des pistes de parties ou des citations.

  • La rédaction sur la feuille d’examen, elle, doit être soignée et mérite une grande concentration. Une trentaine de minutes maximum sont nécessaires pour prendre le temps de formuler les phrases, revoir l’orthographe de certains mots…

  • La relecture doit durer 10 à 20 minutes. Cette phase permet de revoir la construction des phrases, leur sens, de repérer d’éventuels oublis de mots…

Quelles sont les différentes étapes de l’examen ?

Les étapes de l’épreuve sont les mêmes pour les deux sujets. Seuls le contenu et les idées changent.

Découvrir le sujet

La première étape est la découverte du sujet. Il s’agit de la première lecture de la consigne. Cette étape est importante : il faut être suffisamment concentré et attentif pour ne pas faire de hors-sujet par la suite.

Lire attentivement la consigne une première fois permet de découvrir ce qui est demandé. On peut ensuite noter au brouillon les mots importants ou ceux sur lesquels on doit s’interroger ainsi que les premiers mots ou idées qui nous viennent.

Une fois tous ces éléments notés, il faut relire la consigne pour vérifier qu’on a bien lu la première fois et qu’on l’a bien comprise. Ces étapes doivent être effectuées pour les deux sujets.

Cette relecture est très importante : lors de la première lecture, il arrive parfois qu’on lise trop vite et qu’on se fasse une fausse idée du sujet parce qu’on s’est focalisé sur un mot et pas sur la phrase entière par exemple.

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Astuce

Il peut être intéressant de souligner les mots importants dans la consigne. On peut noter toutes nos connaissances qui s’y rapporte sur le brouillon. On peut également vérifier leur signification dans le dictionnaire.

Il est maintenant possible de choisir le sujet qu’on souhaite traiter. Trois éléments sont à prendre en compte lors du choix du sujet.

  • La compréhension du sujet : si on ne comprend pas le sujet, il est évident qu’il sera difficile de le traiter.
  • Les connaissances théoriques que l’on possède : peut-on expliquer tous les mots de la consigne ? Connait-on les cours qui s’y réfèrent ? Maîtrise-t-on un sujet davantage que l’autre ?
  • Enfin, l’envie personnelle compte pour beaucoup. Quel sujet nous donne le plus envie ?

Il est donc important d’apprendre régulièrement ses cours au long de l’année pour ne pas se retrouver bloqué lors de l’épreuve : il serait dommage d’être limité à un seul sujet (surtout s’il ne nous inspire pas) parce qu’on ne connaît pas les cours qui se rapportent à l’autre sujet.

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Astuce

Une fois qu’on a choisi le sujet que l’on souhaite travailler, il faut s’y tenir. Il est impossible de réfléchir sur un sujet pendant vingt minutes pour changer ensuite : c’est une perte de temps qu’on ne peut pas se permettre sur une épreuve d’une heure et demi.

Lorsque le sujet est choisi, on peut commencer le véritable travail au brouillon.

L’importance du brouillon

Avoir noté quelques idées sur le brouillon n’est pas suffisant pour une bonne réflexion. Il faut également organiser son écrit grâce à plusieurs étapes : relire le texte et noter les éléments essentiels pour la rédaction, répondre aux différents éléments attendus par la consigne puis passer à la rédaction partielle.

La consigne peut parfois limiter le sujet à une partie du texte travaillé lors de l’épreuve du matin ou à une thématique en particulier (un siècle par exemple). Il convient alors de noter tous les mots qui nous viennent à l’esprit : des éléments conscients (des notions apprises en cours) mais aussi des intuitions (une notion de culture générale par exemple).

Pour le sujet d’invention, il convient ensuite de noter toutes les informations nécessaires à l’écriture. Ces informations sont souvent à trouver dans le texte travaillé le matin puisque le sujet d’invention est toujours en lien avec celui-ci (écrire la suite, réécrire avec un point de vue différent, transformer le récit en dialogue, etc.). Pour référencer chaque information (personnages, cadre spatio-temporel, genre du texte…), on peut construire un tableau ou faire des listes.

Pour le sujet d’argumentation, il convient de noter toutes les idées qui se rapportent au sujet. Quelle est la question posée ? Quelles idées peuvent s’affronter ? Avec quels arguments ?

Une fois que toutes les informations sont notées, il faut prendre un moment pour réfléchir à ce que l’on souhaite écrire. Ce moment est essentiel pour faire le point sur ce que l’on souhaite écrire et être cohérent par la suite. Enfin, le véritable travail au brouillon se finalise avec une phase de semi-rédaction.

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Rappel

Le but d’un brouillon est d’y voir plus clair : on y trouvera donc les idées principales, les enchaînements… Seules les citations doivent être écrites en entier pour ne pas perdre de temps lors de la réécriture au propre.

Lorsque la rédaction au brouillon est terminée, il faut prendre le temps de relire le sujet puis le brouillon afin de s’assurer que ce qu’on a écrit correspond bien au sujet. C’est la dernière vérification pour éviter le hors-sujet.

On peut également vérifier les mots sur lesquels on a des doutes, retravailler les enchaînements peu clairs… On peut aussi s’assurer de la bonne orthographe des noms de personnages ou de lieux. Après cette dernière étape, on peut passer à la rédaction au propre.

La réécriture et relecture

Le brouillon comporte les différentes parties de notre rédaction ainsi que les enchaînements qui les relient. Toutes les vérifications ont été faites et on peut alors écrire avec sérénité. Cependant, le stress peut provoquer de nombreuses erreurs et il convient donc de s’appliquer pour cette rédaction. Pour être plus lisible et comme les lignes sont petites, il est fortement conseillé de sauter des lignes.

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Astuce

Un texte bien présenté et lisible donnera toujours davantage envie à un correcteur qu’un texte illisible.

Le brouillon ne contenant que la trame principale de notre rédaction, il ne faut pas oublier de rédiger tout ce qu’on souhaitait écrire.

Comme pour les autres épreuves, une bonne maîtrise de l’orthographe et de la conjugaison est attendue, mais pas seulement. Cette épreuve permet aussi de vérifier la maîtrise de la syntaxe, c’est-à-dire le fait que l’on sache bien rédiger et structurer une phrase ou un paragraphe.

Une fois la rédaction au propre terminée, il est important de relire son texte. En cas d’erreur, on rature proprement et on écrit en-dessous ou au-dessus.

Cette relecture doit être méthodique. On peut vérifier notamment les accords (sujet/verbe, groupe nominal, participe passé), les homophones, la conjugaison (terminaisons, temps…) et l’orthographe. Il faut se laisser au moins dix minutes pour se relire correctement. Toutes ces étapes sont indispensables pour produire un texte satisfaisant.

Conclusion :

L’épreuve de rédaction est importante pour plusieurs raisons. Elle permet de vérifier la compréhension du texte travaillé le matin mais aussi de la thématique commune à l’histoire-géographie et au français.

Si cette épreuve semble offrir plus de libertés, elle reste un examen et il y a donc des attentes spécifiques : connaissances théoriques ou culturelles à maîtriser et à réutiliser, construction syntaxique des phrases et paragraphes… L’imagination seule ne suffit pas pour réussir cette épreuve. L’apprentissage régulier des cours durant l’année permettra de concilier connaissances et argumentation ou imagination.