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Mark Twain
Auteur

Biographie

Crédit photo : Napoleon Sarony, 1895

Mark Twain, de son vrai nom Samuel Langhorne Clemens, est né dans le Missouri en 1835, dans une zone encore sauvage, peuplée de pionniers. Son père meurt lorsqu'il a 12 ans et Mark Twain doit quitter l'école et exercer différents métiers. Au moment de la guerre de Sécession, il se réfugie dans le Nevada pour ne pas avoir à se battre aux côtés des sudistes et se fait chercheur d'or.
En 1864, il devient journaliste pour un journal de San Francisco, et cette activité de reporter le conduit jusqu'en Europe.
Mark Twain commence à écrire à la fin de la guerre et rencontre le succès dès sa première publication. La notoriété viendra avec ses deux romans les plus connus, Les Aventures de Tom Sawyer et Les Aventures de Huckleberry Finn.

1835 - 1910

Status

Écrivain

Genres

Roman

Nouvelle

Essai

Pamphlet

Autobiographie

Bibliographie sélective

La Célèbre Grenouille sauteuse du comté de Calavéras 1867

Les Aventures de Tom Sawyer 1876

Les Aventures de Huckleberry Finn 1884

La Visite du capitaine Tempête dans le ciel 1909

Œuvre

Mark Twain est connu pour son style volontiers humoristique, et lui-même est souvent considéré comme un humoriste. Pour autant, ses romans ne sont pas dépourvus de gravité et de cruauté, reflétant la vision sombre de leur auteur. Mark Twain est notamment très critique devant la société américaine et l'immoralité qu'il voit en elle.
Mark Twain est un romancier réaliste, et cette caractéristique s'exprime tout particulièrement dans sa restitution des différents parlers américains, dont il retranscrits les accents et les tournures marquantes. Il peut d'ailleurs être considéré comme un écrivain régionaliste, dépeignant la vie et la culture du Sud et de l'Ouest des États-Unis.
Mark Twain a également écrit des essais, des pamphlets, des récits de voyage et une autobiographie.

Citations

« ‟Je me demande où a bien pu passer ce garçon… Allons, Tom, viens ici !” La vieille dame abaissa ses lunettes sur son nez et lança un coup d’œil tout autour de la pièce, puis elle les remonta sur son front et regarda de nouveau. Il ne lui arrivait pratiquement jamais de se servir de ses lunettes pour chercher un objet aussi négligeable qu’un jeune garçon. D’ailleurs, elle ne portait ces lunettes-là que pour la parade et les verres en étaient si peu efficaces que deux ronds de fourneau les eussent avantageusement remplacés, mais elle en était très fière. La vieille dame demeura un instant fort perplexe et finit par reprendre d’une voix plus calme, mais assez haut cependant pour se faire entendre de tous les meubles : ‟Si je mets la main sur toi, je te jure que…” »

Les Aventures de Tom Sawyer 1876

« Tom se dit qu’après tout l’existence n’était pas si mauvaise. Il avait découvert à son insu l’une des grandes lois qui font agir les hommes, à savoir qu’il suffit de leur faire croire qu’une chose est difficile à obtenir pour allumer leur convoitise. Si Tom avait été un philosophe aussi grand et aussi profond que l’auteur de ce livre, il aurait compris une fois pour toutes que travailler c’est faire tout ce qui nous est imposé, et s’amuser exactement l’inverse. Que vous fabriquiez des fleurs artificielles ou que vous soyez rivé à la chaîne, on dira que vous travaillez. Mais jouez aux quilles ou escaladez le mont Blanc, on dira que vous vous amusez. Il y a en Angleterre des messieurs fort riches qui conduisent chaque jour des diligences attelées à quatre chevaux parce que ce privilège leur coûte les yeux de la tête, mais si jamais on leur offrait de les rétribuer, ils considéreraient qu’on veut les faire travailler et ils démissionneraient. »

Les Aventures de Tom Sawyer 1876

« D’un autre côté, je pensai à ce long voyage durant lequel Jim avait si souvent tenu le gouvernail à ma place plutôt que de me réveiller. Je le voyais sautant de joie le matin où nous avions failli nous perdre dans le brouillard. Je me rappelai le soir où mes remords m’avaient presque décidé à le livrer et où je l’avais sauvé en empêchant les deux poltrons qui craignaient la petite vérole de visiter le radeau. Je ne pouvais pas oublier qu’il m’avait dit que j’étais le seul ami qu’il eût au monde. »

Les Aventures de Huckleberry Finn 1884

« Pendant qu’elle y était, elle en a profité pour me dire tout ce qu’elle savait sur le paradis ; un endroit où les gens, à ce qu’il parait, n’ont rien d’autre à faire que de se balader avec une harpe et de chanter jusqu’à la fin des temps.
Ca ne me plaisait guère, mais j’en ai rien dit à Miss Watson ; je lui ai demandé si elle pensait que Tom Sawyer irait, lui au paradis. Et quand elle m’a répliqué que non, qu’il irait surement pas, j’ai été bien content, parce que j’avais pas envie qu’on soit séparés. »

Les Aventures de Huckleberry Finn 1884