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Nicolas Boileau
Auteur

Biographie

Crédit image : Portrait de Nicolas Boileau-Despréaux, Hyacinthe Rigaud, 1704

Nicolas Boileau naît à Paris en 1636. Sa famille le destine à des études de droit, qu’il accomplit au collège de Beauvais. À cette époque, il développe un goût prononcé pour les poètes de l’Antiquité. Lorsqu’il entame sa carrière d’avocat en 1656, il rencontre vite la désillusion et préfère se concentrer sur la littérature. Il se fait de nombreux ennemis avec ses premiers écrits satiriques, cependant, ses Satires connaissent un grand succès en 1666. Louis XIV souhaite le voir entrer à l’Académie Française, mais les académiciens victimes de ses satires lui préfèrent La Fontaine, ce qui entraîne la colère du roi et conduit à l’élection de Boileau aussitôt après qu’une place est devenue vacante, en 1684. Aux côtés du dramaturge Racine, Boileau devient historiographe du roi et se lie d’amitié avec Molière et La Rochefoucauld. Il meurt en 1711 à Paris, à l’âge de soixante-sept ans.

1636 - 1711

Statut

Poète

Écrivain

Critique

Traducteur

Genres

Poésie

Essai

Bibliographie sélective

Les Satires 1666

Le Lutrin 1674

L’Art poétique 1674

Réflexions critiques sur Longin 1694

Œuvre

Boileau se fait d’abord connaître par ses Satires, qu’il écrit à partir de 1657 et dont il fait des lectures au salon littéraire de l’hôtel de Rambouillet. Ces satires sont publiées à partir de 1666. Il y fait la critique acerbe de ses contemporains qui ont selon lui mauvais goût en matière de littérature. En revanche, Boileau fait l’éloge de Molière, Corneille, et de La Fontaine. Ces écrits s’inspirent de la tradition classique, et notamment du poète latin Horace.

En 1674, il fait paraître Le Lutrin, un étonnant poème qui fait le pari d’aborder un sujet trivial tout en appliquant les codes esthétiques de l’épopée.

En 1674, il publie l’œuvre qui le fera passer à la postérité, L’Art poétique. Il s’agit d’un poème didactique (qui a pour vocation d’enseigner) composé de quatre chants en alexandrins. Inspiré par la théorie aristotélicienne, ce poème est l’occasion pour Boileau d’exposer sa vision de la bonne littérature, tout en prodiguant des conseils pour bien écrire. Grand critique littéraire, Boileau est également connu pour avoir traduit le Traité du sublime du Pseudo-Longin. Cet essai met la notion de sublime, compris comme l’élévation de l’âme par les mots, au cœur d’une théorie de la rhétorique en opposition à la vision technicienne de Cicéron.

Citations

« Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément. »

L’Art poétique 1674

« Le monde, à mon avis, est comme un grand théâtre,
Où chacun en public l'un par l'autre abusé,
Souvent, à ce qu'il est joue un rôle opposé.
Tous les jours on y voit, orné d'un faux visage,
Imprudemment le fou représenter le sage ;
L'ignorant s'ériger en savant fastueux ;
Et le plus vil faquin trancher du vertueux ;
Mais, quelque fol espoir dont l'orgueil les berce,
Bientôt on les connaît, et la vérité perce. »

Les Satires 1666

« Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage ;
Polissez-le sans cesse et repolissez ;
Ajoutez quelquefois et souvent effacez. »

L’Art poétique 1674

« L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté. »

Épîtres 1669