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Roald Dahl
Auteur

Biographie

Crédit photo  ;: Carl van Vechten, 1954

Roald Dahl est né au Pays de Galles dans une famille norvégienne. Il perd très tôt son père et sa sœur aînée. Son enfance se partage entre les écoles britanniques et les vacances plus sauvages en Norvège. C'est un enfant très sportif et autonome.
À 17 ans, employé dans une compagnie pétrolière, il part en Afrique. Engagé dans l'armée au moment de la Seconde Guerre mondiale, il devient pilote de chasse et au cours d'un vol, il subit de graves blessures. Il travaille alors pour le renseignement. Après la guerre, Roald Dahl se met à écrire, d'abord sur ses expériences de guerre. Certains de ses récits sont adaptés pour la télévision. Il poursuit sa carrière d'écrivain, rencontrant de plus en plus la reconnaissance du public.

1916 - 1990

Status

Écrivain

Genres

Roman

Nouvelle

Littérature pour la jeunesse

Bibliographie sélective

James et la Grosse Pêche 1961

Charlie et la chocolaterie 1964

Sacrées sorcières 1983

Matilda 1988

Œuvre

Roald Dahl est davantage un auteur de nouvelles que de romans, même s'il s'est également distingué dans ce genre. Il a d'abord écrit des textes pour adultes, qui ont été remarqués, mais ce sont ses écrits pour la jeunesse qui l'ont rendu célèbre. Son œuvre pour la jeunesse se distingue en effet par son ton mordant, son ironie et sa cruauté : ses héros ont souvent une enfance malheureuse ou misérables, ils sont victimes de la bêtise et de la méchanceté des adultes, dont ils parviennent toujours à se venger.

Citations

« Tante Éponge était petite et ronde comme un ballon. Elle avait de petits yeux de cochon, une bouche en trou de serrure et une de ces grosses figures blanches et flasques qui ont l’air d’être bouillies. Elle ressemblait à un énorme chou blanc cuit à l’eau.
Tante Piquette, au contraire, était longue, maigre et ossue  ; elle portait des lunettes à montures d’acier fixées au bout de son nez. Sa voix était stridente et ses lèvres minces et mouillées. »

James et la Grosse Pêche 1961

« Une fois par an seulement, le jour de son anniversaire, Charlie Buck avait droit à un peu de chocolat. Toute la famille faisait des économies en prévision de cette fête exceptionnelle et, le grand jour arrivé, Charlie se voyait offrir une petite tablette de chocolat, pour lui tout seul. Et chaque fois, en ce merveilleux matin d'anniversaire, il plaçait la tablette avec soin dans une petite caisse de bois pour la conserver précieusement comme un lingot d'or massif : puis, pendant quelques jours, il se contentait de la regarder sans même oser y toucher. Enfin, quand il n'en pouvait plus, il retirait un tout petit bout de papier, dans le coin, découvrant un tout petit bout de chocolat, et puis il prenait ce petit bout, juste de quoi grignoter, pour le laisser fondre doucement sur sa langue. Le lendemain, il croquait un autre bout, et ainsi de suite, et ainsi de suite. C'est comme ça que Charlie faisait durer plus d'un mois le précieux cadeau d'anniversaire qu'était cette tablette de chocolat à deux sous. »

Charlie et la chocolaterie 1964

« Maintenant, vous savez que votre voisine de palier peut être une sorcière.
Ou bien la dame aux yeux brillants, assise en face de vous dans le bus, ce matin.
Ou même cette femme au sourire éblouissant qui vous a offert un bonbon, au retour de l'école.
Ou encore (et ceci va vous faire sursauter  ?) votre charmante institutrice qui vous lit ce passage en ce moment même. Regardez-la attentivement. Elle sourit sûrement, comme si c'était absurde. Mais ne vous laissez pas embobiner. Elle est très habile.
Je ne suis pas, bien sûr, mais pas du tout, en train d'affirmer que votre maîtresse est une sorcière. Tout ce que je dis, c'est qu'elle peut en être une. Incroyable ?… mais pas impossible  ? »

Sacrées sorcières 1983

« Elle avait l'esprit si vif et si délié et apprenait avec une telle facilité que même les parents les plus obtus auraient reconnu des dons aussi exceptionnels. Mais M. et Mme Verdebois étaient, eux, si bornés, si confinés dans leurs petites existences étriquées et stupides, qu'ils n'avaient rien remarqué de particulier chez leur fille. »

Matilda 1988