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Théodore Agrippa d'Aubigné
Auteur

Biographie

[23]__Crédit image : artiste inconnu, 1622

Théodore Agrippa d'Aubigné est né en 1552 dans une famille convertie au protestantisme. C'est un enfant très doué et déjà érudit, maîtrisant, outre le français, le grec, le latin et l'hébreu. Son enfance est marquée par le martyr des protestants d'Amboise, que son père lui aurait fait jurer de venger.
Adulte, il soutient activement les protestants et devient l'un des compagnons d'armes de Henri de Navarre, jusqu'à la conversion de celui-ci. Animé par ses convictions, Agrippa d'Aubigné est un chef de guerre acharné, fervent ennemi de l'Église catholique et de la cour de France. Il doit s'exiler en 1620 et se réfugie à Genève, où il se met à écrire, jusqu'à sa mort en 1630. Personnage violent et emporté, il met à profit cette fougue dans son œuvre littéraire.

1552 - 1630

Status

Écrivain

Poète

Genres

Poésie

Essai

Autobiographie

Bibliographie sélective

Le Printemps 1614

Les Tragiques 1616

Histoire universelle 1616-1630

Sa vie à ses enfants 1630

Œuvre

Agrippa d'Aubigné fut peu lu de son vivant, et ce sont les romantiques qui le découvriront véritablement. Les Tragiques est son livre le plus connu et le plus étudié, mais son œuvre poétique est vaste et variée. Il touche à plusieurs genres poétiques, sonnets, stances, odes, et sa voix très lyrique est marquée par l'influence de Pétrarque. Son originalité tient cependant à la violence, le désespoir, parfois la rage qui animent sa poésie.
Cette violence sert d'ailleurs ses écrits polémiques et pamphlétaires : il semble que pour Agrippa d'Aubigné, la littérature et la poésie aient été une autre manière de combattre ceux qu'il identifiait comme ses ennemis.

Citations

« Je brûle avec mon âme et mon sang rougissant
Cent amoureux sonnets donnés pour mon martyre,
Si peu de mes langueurs qu’il m’est permis d’écrire
Soupirant un Hécate, et mon mal gémissant. »

Le Printemps 1614

« Mille baisers perdus, mille et mille faveurs,
Sont autant de bourreaux de ma triste pensée,
Rien ne la rend malade et ne l’a offensée
Que le sucre, le ris, le miel et les douceurs. »

Le Printemps 1614

« Vous qui avez donné ce sujet à ma plume,
Vous-même qui avez porté sur mon enclume
Ce foudre rougissant acéré de fureur,
Lisez-le : vous aurez horreur de votre horreur ! »

Les Tragiques 1616

« On dit qu’il faut couler les exécrables choses
Dans le puits de l’oubli et au sépulcre encloses,
Et que par les écrits le mal ressuscité
Infectera les mœurs de la postérité ;
Mais le vice n’a point pour mère la science,
Et la vertu n’est pas fille de l’ignorance. »

Les Tragiques 1616