Caulerpa taxifolia
Naturellement présente en Afrique et en Asie, Caulerpa taxifolia est une algue verte qui a été introduite en Méditerranée, provoquant d’importantes inquiétudes. En effet, Caulerpa taxifolia est un exemple de plante dite invasive. Cela lui a valu le surnom de « plante tueuse ».
Document 1 : Un milieu envahi
Dans son écosystème naturel, Caulerpa taxifolia est consommée par deux mollusques particuliers, caractéristiques des zones aquatiques tropicales et absentes des eaux méditerranéennes. Elle se fixe sur des substrats durs (comme des rochers) en formant quelques tâches.
En 1984, l’espèce (alors présente dans l’aquarium de Monaco) est accidentellement rejetée en Méditerranée. Caulerpa taxifolia s’y plaît alors énormément : ces algues forment des colonies couvrant plusieurs centaines de mètres carrés. On parle alors de « prairies sous-marines de Caulerpa taxifolia ». En effet, les fonds sédimentaires de la Méditerranée sont très avantageux pour l’espèce. En s’implantant, elle modifie les caractéristiques du sol et de l’eau.
Document 2 : Des espèces en danger
L’expansion de Caulerpa taxifolia s’explique notamment par la production de substances chimiques toxiques. Cela lui apporte une protection face aux prédateurs herbivores ainsi qu’un avantage sur les espèces végétales compétitrices voulant également se disperser sur les fonds marins. Cela est efficace puisque, du fait de cette toxicité, les oursins ou autres poissons méditerranéens ne la consomment pas. Parmi les composés chimiques produits par l’algue, l’un inhibe le développement des œufs d’oursins.
Après la colonisation de l’algue, des études scientifiques ont montré que de nombreux groupes d’animaux (mollusques, crustacés, oursins, poissons, etc.) ont vu leur population régresser. Les espèces se déplaçant dans les fonds sédimentaires ont migré vers les régions voisines.
À l’aide des documents 1 et 2, démontrer de manière organisée l’impact de Caulerpa taxifolia sur la biodiversité. Veiller à utiliser le vocabulaire adapté.