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Comprendre et maîtriser sa sexualité

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Introduction :

Ce cours aborde le fonctionnement de la sexualité chez l’homme et la femme.
Dans une première partie, nous verrons le fonctionnement des ovaires chez la femme ainsi que le contrôle hormonal. Nous nous intéresserons aux cycles ovarien et utérin ainsi qu’au contrôle hypothalamo-hypophysaire chez la femme.
Puis, dans une deuxième partie, nous aborderons le fonctionnement des testicules et le contrôle hormonal chez l’homme. La troisième partie fera un point sur les différentes techniques de contraception.
Enfin, la quatrième partie traitera de la procréation médicalement assistée.

Le fonctionnement des ovaires et le contrôle hormonal

Le cycle ovarien

Dès le stade de fœtus, lorsque les gonades se différencient, les ovaires contiennent environ 2 000 000 de follicules immatures. Ces follicules contiennent chacun un ovule immature.

Aucun follicule immature ne sera créé par la suite, c’est en quelque sorte un capital de départ. Jusqu’à la puberté, les follicules ne vont pas évoluer mais certains vont dégénérer.

La puberté déclenche le début du cycle ovarien. Jusqu’à la ménopause, les follicules primordiaux vont se transformer jusqu’à devenir des follicules mûrs qui renferment un ovule fonctionnel.

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À retenir

Le cycle ovarien est divisé en deux phases :

  • la phase folliculaire du 1er au 14e jour du cycle ;
  • et la phase lutéale du 14e jour au dernier jour du cycle.

Le cycle ovarien sciences première

Au 14e jour, le follicule est mûr et libère l’ovule : c’est l’ovulation. L’ovule est expulsé dans la trompe et peut être fécondé par un spermatozoïde.

Après l’ovulation, la phase lutéale commence. Le follicule, débarrassé de son ovule, se transforme en corps jaune.

  • Si l’ovule n’est pas fécondé, le corps jaune régresse.
  • En revanche, s’il y a fécondation et que l’embryon est implanté dans la muqueuse utérine, le corps jaune persiste jusqu’à la naissance et aucun cycle ne recommence jusqu’à ce jour.

Le cycle utérin

En parallèle du cycle ovarien se déroule le cycle utérin.

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À retenir

Le premier jour du cycle de la femme est caractérisé par le premier jour des règles.

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Définition

Règles :

Les règles correspondent à la destruction et à l’élimination de la muqueuse utérine. Les règles, ou menstruations, ont une durée de 3 à 4 jours en moyenne.

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À retenir

Le cycle utérin est divisé en deux phases principales.

  • La phase de prolifération : jusqu’au 14e jour qui correspond à l’ovulation, la muqueuse utérine s’épaissit et est envahie par de nombreux vaisseaux sanguins.
  • La phase sécrétoire : après l’ovulation, la muqueuse continue de se développer et les glandes commencent à sécréter un mucus riche en sucres.

Si, à la fin du cycle, aucun embryon ne vient s’implanter, il y a rupture des vaisseaux sanguins et élimination de la muqueuse par les menstruations (les règles).

Le contrôle hypothalamo-hypophysaire chez la femme

L’hypothalamus est une structure du système nerveux central. Il sécrète des hormones qui elles-mêmes contrôlent la sécrétion d’hormones de l’hypophyse située juste en dessous. Les hormones sécrétées par l’hypophyse sont diverses et libérées dans le sang.

La GnRH est l’hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires. Elle est sécrétée par les neurones de l’hypothalamus et stimule la sécrétion de deux hormones par l’hypophyse. Ces deux hormones sont la FSH, pour hormone folliculo stimulante, et la LH, pour hormone lutéinisante. Ces hormones rejoignent la circulation sanguine et agissent au niveau de l’appareil reproducteur.

  • La FSH stimule la maturation du follicule et la synthèse d’œstrogène. La FSH est abondante pendant la phase folliculaire.
  • La LH déclenche l’ovulation. Il y a donc un pic fort de concentration de LH dans le sang au 14e jour du cycle. Elle permet la transformation du follicule en corps jaune et le maintien du corps jaune jusqu’à la fin du cycle. La LH permet aussi de stimuler la synthèse de progestérone par le corps jaune.

Chemin des hormones sécrétées par l’hypophyse sciences première Chemin des hormones sécrétées par l’hypophyse

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À retenir

Une augmentation du taux d’hormones ovariennes (donc d’œstrogènes et de progestérone) entraîne une diminution de la sécrétion des hormones du complexe hypothalamus-hypophyse. Puisque ce sont les hormones du complexe hypothalamus-hypophyse qui stimulent la sécrétion d’hormones ovariennes, leur concentration diminue.

  • Ce rétrocontrôle négatif permet de maintenir le taux d’hormones constant durant tout le cycle à l’exception du moment de l’ovulation.

Rétrocontrôle négatif sciences première Rétrocontrôle négatif

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Définition

Rétrocontrôle :

Le rétrocontrôle est une action des hormones sur les organes qui les produisent ou les stimulent.

Avec le développement du follicule, le taux d’œstrogène augmente à l’approche de l’ovulation.

  • Cette augmentation significative de concentration d’œstrogène dans le sang entraine cette fois un rétrocontrôle positif.

Rétrocontrôle positif sciences première Rétrocontrôle positif

Ainsi, à forte concentration en œstrogène, le complexe hypothalamus-hypophyse augmente sa sécrétion d’hormones. Cela entraine un pic de concentration en œstrogène au 14e jour ce qui déclenche l’ovulation.

À la phase lutéale, l’œstrogène et la progestérone provoquent à nouveau un rétrocontrôle négatif.

Le fonctionnement des testicules et le contrôle hormonal

Chez l’homme, ce sont les tubes séminifères situés dans les testicules qui sont responsables de la production de spermatozoïdes à la puberté. Cette production est continue et l’homme produit en moyenne 100 millions de spermatozoïdes par jour.

Les testicules sont aussi responsables de la sécrétion de l’hormone masculine qui est la testostérone. Contrairement à la femme, cette hormone est sécrétée de manière continue.

Comme chez la femme, le complexe hypothalamus-hypophyse a un rôle important dans le contrôle de la sécrétion des hormones. La testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamus-hypophyse qui permet de maintenir la concentration en testostérone à un niveau constant.

Contraception et IVG hormonale

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Définition

Contraception :

La contraception est une méthode réversible permettant d’éviter qu’un rapport sexuel n’entraîne une grossesse.

La pilule est une contraception hormonale. Elle est composée le plus souvent de deux hormones, l’œstrogène et la progestérone de synthèse.

La pilule est délivrée en pharmacie sous ordonnance. Elle est gratuite pour les mineurs qui se rendent dans un planning familial.

La pilule agit à différents niveaux :

  • elle empêche l’ovulation au niveau des ovaires ;
  • elle inhibe le développement de l’endomètre ;
  • elle provoque un épaississement de la glaire cervicale.
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Définition

Glaire cervicale :

La glaire cervicale est une sécrétion de mucus au niveau du col de l’utérus.

Au cours du cycle, la glaire cervicale subit des modifications. Lors de l’ovulation, elle se relâche pour laisser passer les spermatozoïdes dans la cavité utérine. Son épaississement dû à la prise de la pilule permet une barrière physique au passage des spermatozoïdes.

Action de la pilule sur le système reproducteur féminin sciences première Action de la pilule sur le système reproducteur féminin

Intéressons-nous maintenant à l’action hormonale de la pilule :

Concentration en LH et en FSH: sans pilule et avec pilule Concentration en LH et en FSH : sans pilule et avec pilule

Sur le premier graphique est représentée la concentration en progestérone et en œstrogène dans le sang au cours de deux cycles. Le premier cycle se déroule sans prise de pilule tandis que pendant le second, la personne est sous pilule.

Sur le deuxième graphique, on peut voir la concentration en LH et en FSH toujours au cours de ces deux cycles : un sans pilule et un avec.

  • Pendant le cycle sans pilule, on enregistre une hausse le la concentration en œstrogène vers le 14e jour du cycle puis en progestérone. De la même manière, on observe un fort pic de LH accompagné d’un petit pic de FSH.
  • Avec la prise de pilule, la concentration en œstrogène, LH et FSH reste basse et stable tandis que la concentration en progestérone est nulle.
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À retenir

Les hormones de synthèse contenues dans la pilule agissent sur l’hypothalamus et constituent un leurre : l’hypothalamus reçoit comme information qu’il y a trop d’hormones dans le sang et qu’il faut donc arrêter la production.

Or, c’est le pic de concentration de LH dans le sang qui déclenche l’ovulation.

  • C’est comme cela que la pilule empêche l’ovulation.

Il existe d’autres moyens de contraception hormonale :

  • l’anneau vaginal, qui est composé d’œstrogène et de progestérone de synthèse. Il est placé par la femme dans le vagin pendant 3 semaines et retiré 7 jours. Les hormones sont libérées de manière continue ;
  • le patch contraceptif, qui est collé sur la peau et contient les mêmes hormones que la pilule. Les hormones passent directement dans le sang par la peau. Il doit être recollé toutes les semaines pendant 3 semaines. La 4e semaine correspond aux menstruations : aucun patch n’est collé cette semaine-là ;
  • l’implant cutané, qui contient les mêmes hormones que la pilule progestative. Il est implanté sous la peau du bras pour une durée maximum de 3 ans ;
  • le dispositif intra utérin, également appelé stérilet hormonal, qui est un petit objet en forme de T placé par le médecin dans l’utérus. Il délivre de la progestérone. En plus de l’effet hormonal, il a un effet physique car il modifie la paroi interne de l’utérus et empêche la nidation.

D’autres moyens de contraception n’utilisent pas d’hormones. C’est le cas du préservatif et du dispositif intra utérin au cuivre. Le dispositif intra utérin en cuivre est, comme sont homologue hormonal, un petit objet en forme de T placé dans l’utérus ; mais celui-ci est recouvert d’un fil de cuivre qui est spermicide ; c’est-à-dire qu’il tue les spermatozoïdes.

En cas de rapport sexuel sans contraception, ou si la contraception utilisée ne fonctionne pas, il est possible de prendre une contraception d’urgence dans les 5 jours suivant le rapport sexuel.

  • C’est la pilule du lendemain qui est gratuite pour les mineurs et délivrée sans ordonnance dans les pharmacies, le planning familial ou les infirmeries scolaires.

Cette pilule contient un progestatif, une hormone qui a le même effet que la progestérone.

La pilule du lendemain à différents modes d’actions, elle peut :

  • bloquer l’ovulation si elle n’a pas encore eu lieu ;
  • empêcher la fécondation ;
  • et empêcher la nidation.

Bien entendu, cette pilule ne peut se substituer à une contraception classique. On estime son efficacité à 85 %.

La procréation médicalement assistée

Si la maîtrise de la procréation permet différents moyens de contraception, elle permet aussi d’aider les couples stériles à avoir un enfant.

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À retenir

Les principales causes d’infertilité chez la femme sont :

  • des troubles ovulatoires ;
  • l’obstruction des trompes ;
  • l’anomalie de la paroi de l’utérus avec une glaire cervicale non adaptée au passage des spermatozoïdes.

Chez l’homme, les principales causes d’infertilité sont :

  • des spermatozoïdes peu mobiles ;
  • des spermatozoïdes anormaux ;
  • une faible concentration de spermatozoïdes dans le sperme ;
  • une obstruction des canaux déférents ce qui empêche la sortie des spermatozoïdes.

En France, 10 % des couples ont des difficultés à avoir un enfant. Il existe différentes méthodes de procréation médicalement assistée (appelées couramment PMA).

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Définition

Infertilité :

On parle d’infertilité lors d’une absence de grossesse après deux années de rapports sexuels réguliers non protégés.

  • La stimulation ovarienne a lieu lors de troubles de l’ovulation. Elle permet de déclencher artificiellement une ovulation.
    Pour ce faire, il faut inhiber l’action de l’hypophyse en injectant quotidiennement une molécule bloquant l’action de la GnRH. Cette action est couplée à l’injection d’une hormone proche de la FSH afin de stimuler les ovaires et d’une hormone proche de la LH pour provoquer l’ovulation lorsque les follicules sont mûrs.

  • L’insémination intra-utérine consiste en l’introduction de spermatozoïdes sélectionnés dans la cavité utérine après stimulation des ovaires. Cette technique est employée lors de problèmes liés à la glaire cervicale ou à la qualité du sperme.
    L’insémination intra-utérine peut être réalisée avec le sperme du conjoint ou le sperme d’un donneur. Elle s’est beaucoup développée depuis la mise en place des techniques de congélation du sperme à l’azote liquide.

  • La FIVETE pour « fécondation in vitro et transfert d’embryon » est envisagée en cas d’anomalie des trompes. La première étape est une stimulation ovarienne. S’en suit une fécondation in vitro, c’est-à-dire qu’un ovocyte est isolé suite à une ponction des follicules ovariens et mis en contact avec des spermatozoïdes dans un milieu adapté. Après fécondation, l’embryon est transféré dans la cavité utérine.
    Dans le cas d’une anomalie sévère du sperme, les couples peuvent avoir recours à une injection de spermatozoïdes intra-cytoplasmique c’est-à-dire que le spermatozoïde est injecté dans le cytoplasme de l’ovocyte à l’aide d’une pipette.

Conclusion :

Chez la femme, il existe deux cycles combinés : le cycle ovarien et le cycle utérin. Les ovaires sécrètent deux hormones dites sexuelles : la progestérone et l’œstrogène.
Chez l’homme, la testostérone est sécrétée par les testicules de manière constante.
Dans les deux cas, les hormones sexuelles contrôlent la sécrétion d’hormones grâce au complexe hypothalamus-hypophyse par des rétrocontrôles.

Il existe différents moyens de contraception qui permettent aujourd’hui de contrôler les naissances. Mais il ne faut pas oublier que seul le préservatif protège des maladies sexuellement transmissibles.
Les couples qui rencontrent une infertilité disposent de différents moyens pour envisager une procréation médicalement assistée encadrée par une loi bioéthique révisée en 2011.