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Des trajectoires démographiques différenciées : les défis du nombre et du vieillissement

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Le peuplement de la terre : des trajectoires démographiques guidées par l’espace et le développement

  • Population mondiale : environ 7,6 milliards d’individus. Les espaces les plus peuplés sont appelés « foyers de peuplement » et se situent majoritairement dans les espaces littoraux, qui sont attractifs.
  • La population mondiale est actuellement concentrée majoritairement dans les villes (plus de la moitié vit en ville, contre 1/3 en 1950). La croissance urbaine tend à se renforcer dans tous les pays du monde : cela crée une croissance de la taille des villes (plus de 430 villes dépassent le million d’habitants aujourd’hui, contre 86 en 1950).
  • La croissance urbaine s’explique par la hausse démographique interne à la ville et l’exode rural.
  • La transition démographique est réalisée quand une société est passée d’une population ayant des taux de mortalité et de natalité élevés à une population aux taux de mortalité et de natalité faibles. Elle dépend fortement du niveau de développement économique du pays étudié.
  • Le régime démographique traditionnel de la transition démographique se définit, dans une société peu développée, par une natalité et une mortalité forte.
  • La phase de transition se matérialise par un taux de mortalité qui commence à baisser et une natalité élevée. Cette phase est caractérisée par un solde naturel fortement positif. La plupart des pays du globe ont connu cette étape au cours du XXe siècle.
  • Le régime démographique moderne est caractérisé par une mortalité et une natalité faible.

Les effets de la démographie sur le développement selon les espaces

  • Les pays développés ont achevé leur transition démographique (les premiers ont été les pays d’Europe de l’Ouest).
  • La totalité des PDEM (pays développés à économie de marché) connaissent une natalité et une mortalité faible, de même que les pays émergents comme les BRICS. Leur population ne bénéficie cependant pas encore d’un développement humain suffisant.
  • Les parties du monde les plus développées (Europe, Amérique du Nord) ont une population qui progresse peu.
  • D’après l’ONU (étude de 2015), près de la moitié de la population mondiale vit aujourd’hui dans des pays ayant un taux de fécondité inférieur à 2,1 enfants par femme (Europe, Amérique du Nord, 19 pays asiatiques et 15 pays d’Amérique Latine), et l’Europe sera le seul continent en 2050 à avoir une population plus basse qu’aujourd’hui.
  • L’aboutissement de la transition démographique entraîne un vieillissement de la population (baisse de la natalité + hausse de l’espérance de vie). Conséquences : nécessité d’infrastructures d’accueil et de soins pour les personnes âgées, système de retraites couvrant une partie de la population toujours plus importante, moins de travailleurs actifs pour prendre en charge ce coût.
  • Selon l’Insee, la France comptera 70 millions d’habitants en 2050 et un habitant sur trois sera âgé de plus de 60 ans (1 sur 5 en 2005).
  • Les pays en développement ont en commun un développement humain insuffisant (surtout les PMA) et une transition démographique inachevée.
  • Le développement humain progresse sur toute la planète : tous les pays du globe voient leur taux de mortalité baisser. Cependant, les pays en voie de développement se caractérisent par un taux de natalité encore élevé.
  • Malgré de fortes disparités entre les espaces, les foyers de peuplement secondaires du continent africain sont marqués par une natalité particulièrement élevée (taux de fécondité global de 4,3 enfants par femme alors que les autres continents ne dépassent pas 2,5 enfants par femme).
  • Les autres foyers de population mondiaux évoluent peu, en raison d’une transition démographique globalement achevée. Le continent africain continuera d’être dans les années à venir le moteur démographique mondial.
  • Le pays africain le plus peuplé est le Nigéria (taux de fécondité très élevé : estimation de 10 % des naissances dans le monde en 2050).
  • Cette forte dynamique démographique africaine interroge sur la capacité de ces États à répondre aux besoins des populations (fortes contraintes d’accès à l’eau ou à l’éducation en Afrique subsaharienne).
  • Depuis le milieu du XXe siècle, l’Inde et la Chine (pays émergents et membres des BRICS) montrent un dynamisme démographique extrêmement marqué et totalisent à eux deux plus d’un tiers de la population mondiale (Chine 1,4 milliards d’habitants et l’Inde 1,35 milliards en 2018).
  • L’Inde n’a pas totalement achevé sa transition démographique (certaines régions connaissent encore une natalité forte). À l’échelle du pays, le taux de fécondité est pourtant assez bas (2,7 enfants par femme en 2011). La forte population de l’Inde présente des atouts et des inconvénients pour le pays qui se développe (main-d’œuvre nombreuse mais difficultés pour subvenir aux besoins de chacun).
  • En Chine, l’explosion démographique à l’époque maoïste a abouti à des décisions politiques de réduction de la natalité (malthusianisme) : la « politique de l’enfant unique » (1979).
  • Années 1980 : assouplissement de cette politique pour les familles de paysans. Aujourd’hui, les Chinois sont tous autorisés à avoir deux enfants.
  • Ce contrôle des naissances par l’État a engendré un fort déséquilibre filles-garçons (infanticides ou avortements sélectifs pour privilégier les garçons). Le pays est aujourd’hui confronté au vieillissement de sa population. Les plus de 65 ans représenteront ¼ de la population chinoise en 2050.