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Évolutions de l’emploi et lutte contre le chômage

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Objectif

  • Analyser les différentes solutions au chômage.

Définitions à connaître : taux de chômage, taux d’emploi, coût du travail, demande immédiate, demande anticipée,flexibilité.

Rappels

  • Le chômage se définit par rapport à trois conditions pour une personne en âge de travailler :
  • être sans emploi ;
  • être disponible pour un emploi dans les 15 jours ;
  • rechercher activement un emploi.
  • Il existe plusieurs types de chômage :
  • le chômage frictionnel, ou chômage « naturel » ;
  • le chômage conjoncturel (fonction de l’activité économique) ;
  • le chômage structurel (fonction de la structure économique).

Les politiques conjoncturelles de lutte contre le chômage

Chômage néoclassique et baisse du coût du travail

  • Selon les néoclassiques, le chômage est le résultat d’un excès d’offre de travail et d’une insuffisance de la demande. Il vient d’une augmentation des coûts de production :
  • l’entreprise cesse de recruter à cause de cette augmentation ;
  • produire coûte donc plus cher ;
  • la rentabilité baisse ;
  • il n’y a plus de création de postes.
  • Pour réduire les coûts du travail, l’État peut réduire les cotisations sociales des employeurs ou réduire le niveau du SMIC. L’État est donc responsable du chômage : pour qu’un équilibre de plein emploi soit possible, le taux de salaire réel doit pouvoir s’ajuster librement en fonction du marché.

Chômage keynésien et politique de relance

  • John Maynard Keynes, lui, estime que les causes du chômage résident dans la baisse de la demande. Plutôt que de réduire le SMIC et donc la consommation, l’État doit au contraire agir sur :
  • la demande immédiate : demande de biens et de services liée aux consommateurs ;
  • la demande anticipée : quantité de biens et de services que les entreprises prévoient de vendre.

La stimulation de la demande anticipée SES terminale

  • Ces politiques sont appelées conjoncturelles : ce sont des politiques à court terme, destinées à faire face à un déséquilibre momentané de l’économie.

La réduction de la composante structurelle du chômage

Les politiques de formation

  • Pour que les travailleurs les plus exposés au chômage (les moins formés) puissent augmenter leurs chances de trouver un emploi, il faut mieux les former afin de rétablir l’adéquation entre la demande et l’offre de travail. Les politiques de formation peuvent être de deux ordres :
  • promouvoir la formation initiale (la première formation que l’on suit durant ses études) ;
  • développer la formation continue (celle que l’on peut suivre une fois entré dans la vie active).

Les enjeux de la flexibilisation

  • On considère que le chômage apparaît et se développe car le marché du travail est rigide : il est incapable de s’ajuster aux évolutions structurelles et conjoncturelles de l’économie. Il existe plusieurs types de flexibilité :
  • la flexibilité salariale, qui consiste à lier les niveaux de salaires aux résultats des entreprises ;
  • la flexibilité quantitative. Elle peut être externe, quand il s’agit de faire varier les effectifs de l’entreprise avec ses besoins, en recrutant des personnes extérieures. Cela suppose des facilités d’embauches, mais aussi de licenciements ;
  • la flexibilité fonctionnelle : on emploie des travailleurs polyvalents qui pourront effectuer des tâches ou des fonctions différentes en fonction de l’activité.
  • La recherche de la flexibilité est un objectif d’inspiration néoclassique puisqu’elle vise à supprimer les rigidités qui vont à l’encontre du fonctionnement opérationnel du marché. Elle peut présenter de réels intérêts dans un monde globalisé où la concurrence entre firmes se développe et où celles-ci doivent pouvoir maintenir un niveau de compétitivité élevé.
  • Mais elle produit aussi des effets négatifs en accentuant la précarisation du travail, en renforçant la segmentation et en réduisant la capacité de consommation des ménages.