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L'émergence d'une société urbaine

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L’essor des villes

  • XIe siècle : la croissance démographique et la paix en Europe occidentale permettent le développement des villes. L’essor des villes se mesure à l’augmentation de ses habitants.
  • Les populations se regroupent dans des lieux favorables à la circulation. Des bourgs et des faubourgs apparaissent au pied des châteaux forts et autour des abbayes.
  • La ville est divisée en paroisses et chaque paroisse a son église. Des cathédrales sont construites dans les grandes villes au XIIe siècle.
  • Au début du XIVe siècle, environ 20 % des européens vivent dans des villes qui ne comptent que quelques milliers d’habitants pour la plupart.
  • De grandes villes apparaissent et comptent plus de 100 000 habitants comme Venise, Milan ou Bruges.
  • Les bourgeois, comme les paysans dans les campagnes, sont soumis à l’autorité d’un seigneur.
  • Fin du XIe siècle : les habitants des bourgs obtiennent du seigneur une charte de franchises.
  • Ces bourgs deviennent des communes, avec un conseil de commune, très vite dominé par quelques personnes, notamment les grandes familles marchandes.
  • Fin du XIIIe siècle : de nombreuses révoltes éclatent : le peuple ne supporte plus d’être écarté du pouvoir et soumis aux puissants marchands.

La ville, un monde de marchands et d’artisans

  • XIe siècle : le commerce s’intensifie. Il y a beaucoup plus de produits à vendre grâce à l’augmentation de la production agricole et artisanale.
  • Les routes sont moins dangereuses et les transports s’améliorent. Les villageois vont alors vendre leurs produits aux habitants des villes.
  • Les villes animent le grand commerce qui se développe en Europe occidentale. Les grands marchands (Italie, Flandre, Allemagne) s’échangent leurs produits dans des foires.
  • Les villes sont peuplées d’artisans. Boulangers, pâtissiers et bouchers sont nombreux. Les nouveaux produits échangés permettent de diversifier l’artisanat urbain avec la fabrication de tissus de laine, de coton ou de soie, et le travail du cuir.
  • Les artisans se regroupent souvent en quartiers, où les boutiques ont « pignon sur rue ».
  • Ils travaillent dans des ateliers dans lesquels un maître emploie des compagnons et des apprentis.
  • Les artisans d’un même métier se regroupent dans des associations, appelées « corporations » ou « métiers », qui fixent les conditions de travail de chaque métier et la façon de fabriquer les produits afin d’assurer la qualité de la production.

Une nouvelle société urbaine

  • Les nobles et les grands marchands sont au sommet de la nouvelle société urbaine.
  • Ils ont acquis leur fortune grâce au grand commerce, aux terres qu’ils ont achetées et qu’ils louent ainsi qu’à l’argent qu’ils prêtent en demandant des intérêts. Ils vivent dans de belles maisons, souvent situées dans le centre de la ville.
  • Les grands marchands dirigent le Conseil communal.
  • La majorité de la population est composée d’artisans, de petits commerçants, de clercs et de domestiques. Au bas de cette échelle sociale urbaine, il y a de nombreux pauvres qui font de petits métiers ou qui mendient.
  • L’Église est très présente en ville. L’évêque réunit les fidèles dans la cathédrale et on voit apparaitre des ordres mendiants.
  • Ils renforcent l’emprise de l’Église sur les populations urbaines.
  • L’Église prend en charge l’enseignement. L’enseignement savant est réalisé dans des écoles épiscopales.
  • À partir du XIIIe siècle, l’Église ouvre des universités qui dépendent directement du pape dans les grandes villes.
  • L’Église fait l’aumône aux pauvres et crée des hôpitaux, appelés hôtels-Dieu.