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La ville dans la photographie, les films et la bande-dessinée

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La photographie témoin du réel

  • La photographie prise par Doug Kanter le 11 septembre 2001 à New York montre un décor surréaliste qui est en fait réel : le photographe a saisi l’horreur de la situation. La ville n’est plus que décombres et l’homme ne peut que regarder l’étendue des dégâts, impuissant. La lumière et l’ombre ajoutent au caractère dramatique : la poussière blanchit l’image et brouille la visibilité.
  • Henri Cartier-Bresson, le photographe, est témoin des injustices et de la réalité de son temps. Cartier-Bresson était un photoreporter. Son métier était de témoigner pour dénoncer, défendre. La fonction de la photographie est alors double : elle laisse une trace et constitue une œuvre d’art.
  • La photographie d’Elena Chernyshova montre la ville de Norilsk, située en Russie. Elle dévoile une ville ou règnent le froid, la pauvreté et la désolation.

L’image de la ville au cinéma

  • Métropolis, de Fritz Lang (1927) est le premier film mettant en scène la ville. Le réalisateur expose dans son film une vision de la ville à la fois cauchemardesque et fantasmée. C’est une projection futuriste du milieu urbain dans toute sa grandeur.
  • Le monde urbain de Fritz Lang est vertical et pessimiste.
  • La ville de Métropolis concentre les peurs d’un monde futuriste comme le surpeuplement ou la peur des machines.
  • Ce film prend la ville comme décor de science-fiction. C’est un cadre propice à la modernité futuriste.
  • Au cinéma, l’expression de la civilisation évoluée ne s’exprime qu’à travers la ville. C’est un cadre qui la met en évidence et permet de bien la développer (Retour vers le futur).

L’image de la ville dans la bande-dessinée

  • Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, de Jacques Tardi, met en scène de manière originale Paris et sa banlieue dans les années 1910 - 1920. On peut y voir la récurrence de lieux urbains typiques du roman noir comme les « lieux urbains isolés ». Ainsi, lorsqu’Adèle se retrouve bloquée dans une impasse sombre alors que des bandits tentent de la kidnapper, le lieu représenté favorise l’ambiance inquiétante.
  • Cela se rapproche de l’imaginaire de la ville dans les romans noirs américains des années 40 et 50.
  • La ville, dans les comics mettant en scène un super-héros, est très présente mais des différences subsistent.
  • La ville de Gotham dans Batman est une ville sombre, gangrénée par la délinquance. Sa représentation est dans les tons gris, bleus ou noirs. C’est une ville nocturne assaillie de toute part par des êtres effrayants et maléfiques. Batman lui-même n’est pas un héros lisse, c’est un être complexe qui a une part de noirceur.
  • En revanche, Métropolis, dans Superman, est une ville lumière, symbole de modernité et de progrès. La ville est paisible, sans délinquance. La ville dans Superman reflète l’idée que l’on se faisait d’elle à l’époque de la création de ce super-héros en 1933. L’espace urbain est entièrement tourné vers la lumière, la ville est porteuse d’espoir et florissante. Métropolis est la ville de tous les possibles. Le héros, Clark Kent, vient d’une petite ville et s’intègre parfaitement dans la mégalopole.