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La politique de la ville

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De fortes inégalités dans les villes

  • Il existe de fortes inégalités au sein des villes. Le principal déséquilibre est celui qui oppose le centre-ville aux quartiers les plus excentrés, qui sont souvent les plus pauvres (« banlieues »).
  • Les quartiers centraux des villes françaises sont devenus répulsifs à partir des années 1950. Les mairies ont alors multiplié les opérations de réhabilitation urbaine.
  • La réhabilitation urbaine implique le plus souvent une rénovation urbaine.
  • Depuis une vingtaine d’années, grâce à ces actions les centres-villes sont devenus des « vitrines » qui valorisent l’image de la ville. Les quartiers centraux sont attractifs, et le prix des loyers augmente.
  • Dans un contexte de mondialisation, l’embellissement des centres-villes a aussi pour but d’attirer les touristes étrangers et les investisseurs.
  • Une partie des banlieues françaises connaît de nombreux problèmes, principalement dans les quartiers de grands ensembles, où la population vit dans des « barres ».
  • Souvent isolées du reste de la ville, ces « cités » concentrent les difficultés.
  • Depuis le début des années 2000, ces quartiers en difficulté font l’objet de programmes de rénovation urbaine et sont considérés comme des quartiers prioritaires par l’État.
  • En France métropolitaine, 1 300 quartiers prioritaires ont été définis en 2014 dans le cadre de la réforme de la politique de la ville. Ces quartiers bénéficient d’aides financières publiques.
  • Ces territoires regroupent 4,8 millions d’habitants et sont situés, en majorité, en périphérie urbaine des grandes villes, notamment en région parisienne, dans le Nord de la France sur la côte méditerranéenne et dans la région lyonnaise.
  • En 2014, le taux de chômage dans ces quartiers atteignait 26,7 %, contre environ 10 % sur le reste du territoire.
  • Les jeunes y sont moins diplômés : 61 % ont un niveau d’étude inférieur au baccalauréat, contre 37,7 % sur le reste du territoire.
  • Le niveau de pauvreté est trois fois supérieur à la moyenne nationale.

La politique de la ville : aménager pour réduire les inégalités

  • Pour réduire ces inégallités, il faut changer l’aménagement de la ville afin d’assurer un accès aux équipements publics pour tous et favoriser la mixité sociale.
  • Pour favoriser cette mixité, la loi impose aux communes de disposer d’au moins 20 % de logements sociaux. Les communes qui ne respectent pas cette loi doivent payer une amende à l’État.

Les acteurs de la politique de la ville

  • Les deux principaux acteurs publics sont l’État, à l’échelle nationale, et la municipalité, à l’échelle locale.
  • L’État est le promoteur de la politique de la ville. Plusieurs ministères travaillent conjointement pour élaborer un ensemble de mesures réglementaires, que les mairies appliquent ensuite au niveau local.
  • La municipalité doit mettre en pratique la réglementation de l’État, mais c’est elle qui décide dans le détail des choix d’aménagement.
  • De nombreux acteurs privés (comme des entreprises) sont aussi impliqués dans la politique de la ville : des entreprises, les centres commerciaux, les pôles de recherche, les théâtres et les musées privés.
  • Les citoyens participent de plus en plus aux nouveaux aménagements urbains en donnant leur avis. Les associations de quartiers sont également des acteurs incontournables de cette politique de la ville puisqu’elles interviennent directement, sur les territoires, au plus près des habitants.