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Les déterminants de la mobilité sociale

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Objectif

  • Identifier les déterminants de la mobilité.

Définitions à connaître : massification, paradoxe d’Anderson, déclassement.

Le rôle des structures socioprofessionnelles

  • La notion de structures socioprofessionnelles subit des changements de deux dimensions :
  • des changements intergénérationnels ;
  • des changements intragénérationnels.
  • L’évolution structurelle des emplois entraîne une augmentation de la demande de personnes qualifiées, ce qui conduit à une expansion mécanique de certaines PCS. Cette mobilité est totalement liée aux évolutions de la structure productive, elle n’est ni le fait de la volonté des individus, ni de leur propre stratégie de carrière et d’ascension sociale.

Le rôle de l’école

Les conséquences de la massification

  • La massification scolaire est une réussite quantitative. Cependant, il existe une différenciation et une hiérarchisation des diplômes.
  • Il est également apparu un glissement des inégalités du lycée vers l’enseignement supérieur, car l’accès et la réussite à l’université dépendent encore du milieu social d’origine de l’étudiant.
  • La surqualification qui découle de cette massification scolaire pose également problème : la validation d’un titre dans l’enseignement supérieur ne garantit plus l’accès à une situation sociale supérieure à celle de ses parents non ou moins diplômés.
  • Pour certains, l’école est même accusée d’être une des sources des inégalités.

Reproduction et stratégie d’acteurs

  • Selon Bourdieu, c’est l’origine sociale de l’élève qui va déterminer sa capacité à réussir à l’école et donc ses résultats. L’école a donc une responsabilité directe dans la persistance des inégalités sociales, puisqu’elle traite de façon égale des élèves issus de milieu sociaux différents. Elle reproduit et légitime ces inégalités.
  • Selon Boudon, ce n’est pas l’école qui est directement responsable de la reproduction des inégalités, mais les calculs rationnels que font les élèves et leur famille. Il démontre par exemple comment les familles déterminent de façon consciente ou non la poursuite des études de leurs enfants.

Le rôle de la famille

Un exemple de reproduction : le choix du conjoint

  • On appelle le choix du conjoint le processus de sélection sociale qui débouche sur la constitution des couples. Ce choix est directement lié à la mobilité sociale.
  • Lorsqu’on observe et analyse comment se forment les couples dans les sociétés contemporaines, et en particulier en France, on peut constater que les personnes qui se mettent ensemble sont la plupart du temps issues d’un même milieu : qu’il soit géographique, culturel, social ou économique.
  • Ce phénomène, qui consiste à choisir son conjoint dans le même groupe social que le sien, s’appelle l’homogamie sociale.

La mobilité sociale par la promotion des enfants

  • La famille n’a cependant pas toujours tendance à reproduire la structure sociale. On constate par exemple que les enfants de certaines familles modestes connaissent une réussite scolaire bien meilleure que la moyenne des autres enfants : parmi les catégories sociales les plus défavorisées, certains parents ont conscience de leurs difficultés financières, des conditions précaires d’existence ou de leur situation sociale peu favorable. Le fait d’avoir des enfants va alors les inciter à tout mettre en œuvre pour qu’ils puissent accéder à une meilleure position que la leur.
  • La promotion des enfants est particulièrement vraie pour les parents d’origine étrangère, pour qui l’intégration de leurs enfants dans la société d’accueil est indispensable.