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Mécanismes non-génétiques et diversification

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Introduction :

Il existe dans le monde vivant de nombreux mécanismes génétiques qui sont sources de diversification ou non.
Nous allons voir certains mécanismes de diversification non-génétiques comme la symbiose ou l’acquisition de nouveaux comportements.

Symbiose

On parle souvent de compétition entre espèces. Dans un même milieu, les espèces se retrouvent régulièrement les unes contre les autres pour collecter les ressources nécessaires à leur survie.
Néanmoins, il peut également exister une entraide entre espèces, une association étroite où chaque espèce apporte un bénéfice à l’autre, c’est la symbiose.

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Attention

Il ne faut pas confondre symbiose et parasitisme où dans ce cas une seule des deux espèces retire un bénéfice de la cohabitation.

Il existe deux types de symbiose :

  • une symbiose où l’un des organismes vit à l’intérieur de l’autre, on parle d’endosymbiose. L’hôte est l’espèce qui héberge la deuxième espèce, et l’espèce qui vit dans l’hôte est appelée symbiote ;
  • une symbiose où une espèce vit sur la deuxième est appelée ectosymbiose.
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Exemple

Voici un exemple de chacune de ces deux symbioses :

  • Commençons par l’endosymbiose.
  • La cellulose est une molécule qui entre dans la composition des végétaux. Cette matière organique n’est pas assimilable par les vertébrés, car ils ne possèdent pas l’enzyme capable de la décomposer. Une partie de ces vertébrés est herbivore.
    Pour que les ruminants puissent décomposer la cellulose, ils abritent dans leur panse des bactéries.

Ces bactéries permettent aux ruminants de digérer la cellulose et d’en retirer les bénéfices nutritifs en échange d’énergie nécessaire à leur mutiplication. Les ruminants et les bactéries retirent donc chacun des bénéfices de cette association.

  • Pour l’ectosymbiose, prenons l’exemple du lichen.
  • Le lichen est une association entre une algue et un champignon observable sur le tronc des arbres. Le champignon va capter l’eau et les éléments minéraux du sol grâce à ses filaments. Pour que ces éléments aient une valeur nutritive, il faut qu’ils soient transformés en matière organique.
    C’est là qu’intervient l’algue qui, grâce à la photosynthèse, va transformer les éléments minéraux en matière organique bénéfique pour elle-même et pour le champignon.
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À retenir

Les symbioses permettent à certaines espèces de vivre dans des milieux qu’elles n’auraient pas pu occuper seule. Elles sont sources de diversification du vivant.

Acquisition de nouveaux comportements

Certains comportements sont caractéristiques d’une espèce, ils sont innés. Mais les comportements d’individus d’une même espèce peuvent également être acquis par l’apprentissage.

En effet, il y a des comportements différents entre plusieurs populations d’une même espèce vivants à des endroits différents par exemple. Ces différences de comportements sont en fait une adaptation des individus à leur milieu de vie.

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À retenir

Ces comportements peuvent se transmettre de génération en génération par l’apprentissage et non par voie génétique.

La diversification du vivant peut donc également être issue d’une voie non-génétique. C’est par exemple le cas du chant des oiseaux, du langage dans l’espèce humaine, ou encore de l’utilisation d’outils par certains animaux.

Conclusion :

La diversification des êtres vivants peut donc être issue d’une modification du génome mais également de mécanismes non-génétiques.
Ces mécanismes peuvent résulter de l’association de plusieurs espèces s’apportant un bénéfice mutuel, c’est la symbiose, ou encore par l’acquisition de nouveaux comportements grâce à l’apprentissage et la transmission de génération en génération.