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Motricité et plasticité cérébrale

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Introduction :

Les mouvements volontaires sont contrôlés par le cortex moteur du cerveau. Celui-ci a une organisation caractéristique pour chaque espèce. Il existe tout de même des différences entre les individus qui sont dues à ce que l’on appelle la plasticité cérébrale.

Après avoir fait un petit rappel sur le cortex moteur primaire, nous verrons ensemble la notion de plasticité cérébrale, le rôle de l’apprentissage, et la capacité de récupération due à cette plasticité.

Mouvement volontaire et cortex moteur

La réalisation des mouvements volontaires est contrôlée par le cortex moteur qui est divisé en plusieurs aires.

En effet, l’information du mouvement est tout d’abord planifiée au niveau du cortex moteur secondaire. Elle va ensuite être transmise au cortex moteur primaire qui commande la réalisation du mouvement en envoyant un message nerveux au muscle correspondant.

Le cortex moteur primaire a une organisation bien particulière.

Le cortex moteur Le cortex moteur

Il est divisé en plusieurs zones correspondant chacune à une partie précise du corps. La surface utilisée pour chaque partie du corps correspond à la complexité des mouvements qu’elle peut faire. Plus les mouvements réalisés sont complexes, plus cette partie aura une surface importante sur l’aire motrice primaire.
Les surfaces utilisées dans le cortex moteur ne correspondent pas à la taille réelle de chaque partie du corps.

Cette représentation du corps au niveau du cortex moteur primaire s’appelle l’homonculus moteur, un être humain dont les proportions utilisées représentent les capacités motrices de chaque partie du corps.

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À retenir

La disposition de ces zones constitue la carte motrice. Cette organisation est génétique. Elle est le fruit des gènes homéotiques. Ces gènes que l’on appelle aussi gènes architectes déterminent le plan d’organisation d’un individu, c’est-à-dire la place des organes les uns par rapport aux autres. Cette organisation est caractéristique de l’espèce.

Plasticité cérébrale et apprentissage

L’organisation du cerveau et du cortex est donc la même pour tous les individus, elle est caractéristique de l’espèce.
En comparant les cartes motrices de plusieurs individus d’une même espèce, on se rend compte qu’il y a des différences.

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À retenir

Ces différences ne sont pas innées, elles sont issues du développement, de l’apprentissage des gestes et de l’entrainement. Le cortex moteur primaire va être remanié en fonction des expériences vécues par chaque individu.
Cette capacité de remaniement est appelée la plasticité cérébrale.

En effet, en fonction de l’apprentissage et de l’entraînement, les connexions entre les neurones sont modifiées pour mettre en place des sortes de chemins préférentiels de circulation de l’information. Ces chemins préférentiels augmentent la surface de l’aire motrice concernée et vont se traduire par une amélioration des performances.

Ces modifications sur le cortex moteur primaire peuvent être obtenues rapidement mais ne sont pas forcément durables.

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Exemple

Une personne qui va s’entrainer sur un exercice de piano pendant quelques minutes va voir la surface de l’aire motrice primaire qui contrôle les muscles de la main augmenter. Mais les modifications sur le cortex moteur primaire ne seront que transitoires.
Par contre si l’entrainement est quotidien sur une longue période, il y aura une stabilisation de l’accroissement de la surface du cortex moteur destiné aux muscles de la main.

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À retenir

Le cerveau peut donc modifier sa structure en fonction du développement, de l’expérience, et de l’entraînement d’un individu.

Plasticité cerebrale et récupération

Les modifications de l’organisation du cortex moteur primaire peuvent également être dues à des lésions ou un accident cérébral ; certains neurones sont alors détruits et provoquent une perte de fonction d’une partie du cortex moteur.

Mais cette perte de fonction peut être récupérée progressivement ce qui témoigne d’une capacité de récupération du cerveau et donc ici encore d’une plasticité cérébrale.

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Exemple

Chez une personne ayant par exemple subit un accident vasculaire cérébral, une partie des aires motrices est endommagée ce qui engendre une perte de motricité.
Un AVC, c’est une petite artère du cerveau qui se bouche ou qui se rompt et qui empêche la circulation sanguine dans cette zone. Cette zone n’est alors plus assez oxygénée et peut perdre sa fonctionnalité.

Grâce à la plasticité, des cellules cérébrales peuvent prendre le relais sur celles qui ont pu être détruites à cause de l’AVC ou d’autres zones du cerveau peuvent développer des fonctions de remplacement favorisées par la rééducation.

Conclusion :

L’organisation du cerveau est caractéristique d’une espèce mais peut présenter des différences entre les individus. Ces différences résultent des expériences de chacun, l’apprentissage ou l’entraînement par exemple.

La structure du cerveau peut donc être remaniée en fonction de différents paramètres, c’est ce que l’on appelle la plasticité cérébrale. Cette plasticité explique également les capacités de récupération à la suite d’une lésion ou d’un accident cérébral.

Mais bien que le cerveau possède des capacités de remaniement, celles-ci se réduisent au cours de la vie, c’est donc un capital à préserver et à entretenir.