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Géographie de la faim dans le monde

  • Le Brésil fait partie du groupe des BRICS, ces pays en fort développement économique. Il le doit tout particulièrement à la mise en place d’une agriculture intensive. Pourtant, près 16 millions de Brésiliens souffrent toujours de malnutrition.
  • L’accroissement de la production se fait en augmentant notamment l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques. Le Brésil a également investi dans l’extension des surfaces cultivées, qui se réalisent à partir d’une déforestation massive.
  • Mais une grande part de sa production est tournée vers le marché mondial, et n’est donc pas redistribué à l’intérieur des terres.
  • Ces inégalités quant à l’accès à la nourriture sont évidemment dues aux inégalités économiques dans le monde. Si les agriculteurs des pays développés reçoivent des aides et des subventions de l’État (en Europe, la PAC, politique agricole commune, créée en 1962, a pour objectif d’assurer un salaire minimum aux agriculteurs de l’Union), dans les pays du Sud, les agriculteurs ne bénéficient d’aucune aide.
  • Conséquence de ces processus : les trois quarts des personnes sous-alimentées se trouvent dans les campagnes des pays en développement.
  • Les pays développés développent donc un modèle d’agriculture intensive et productiviste, à partir d’une mécanisation et d’une augmentation des engrais et des pesticides. C’est également une agriculture extrêmement spécialisée.
  • Au contraire, les pays du Sud sont encore dominés par une agriculture extensive et vivrière.

Comment assurer la sécurité alimentaire ?

  • Produire plus : depuis plusieurs décennies, un défrichement massif a lieu, afin d’augmenter les surfaces agricoles. Les fronts pionniers, définis comme les nouvelles surfaces à cultiver, sont donc responsables d’une déforestation massive. Toutefois, l’exemple du Brésil a montré que le problème de l’accès à la nourriture n’était pas un problème technologique : depuis les années 1960, l’agriculture mondiale s’est modernisée, mais le nombre de sous-alimenté a pourtant augmenté.
  • Augmenter les échanges : l’agriculture commerciale répond à une logique économique et non sociale. Au Brésil les spécialisations dans les monocultures, telles que les oranges par exemple, ne règlent pas le problème de la sous-alimentation, mais rendent par ailleurs le pays extrêmement dépendants des pays acheteurs.
  • Les aides alimentaires : pour certains pays pauvres ou en voie de développement, l’aide internationale est nécessaire afin d’éviter une situation d’insécurité alimentaire. Ce n’est cependant pas une solution à long terme.

Vers une agriculture durable

  • L’agriculture intensive soulève de nombreux problèmes écologiques : les engrais et les pesticides polluent les mers et les océans, les pesticides sont également responsables de la disparition de nombreuses espèces, l’augmentation de la surface agricole pose aussi le problème de la gestion de l’eau, et le productivisme alimentaire est responsable de nombreux scandales (comme les OGM et leurs effets nocifs).
  • Le sommet de Rio a redéfini les priorités de l’agriculture pour le développement durable : produire pour un plus grand nombre d’habitants tout en améliorant la qualité des produits ; assurer un revenu minimum aux agriculteurs et des prix abordables pour le consommateur ; et préserver l'environnement.
  • Mais l’agriculture biologique a encore du mal à s’imposer : le coût élevé des produits les réservent aux pays développés, et à une certaine classe de population.