Géographie de la faim dans le monde
Comment assurer la sécurité alimentaire ?
- Produire plus : depuis plusieurs décennies, un défrichement massif a lieu, afin d’augmenter les surfaces agricoles. Les fronts pionniers, définis comme les nouvelles surfaces à cultiver, sont donc responsables d’une déforestation massive. Toutefois, l’exemple du Brésil a montré que le problème de l’accès à la nourriture n’était pas un problème technologique : depuis les années 1960, l’agriculture mondiale s’est modernisée, mais le nombre de sous-alimenté a pourtant augmenté.
- Augmenter les échanges : l’agriculture commerciale répond à une logique économique et non sociale. Au Brésil les spécialisations dans les monocultures, telles que les oranges par exemple, ne règlent pas le problème de la sous-alimentation, mais rendent par ailleurs le pays extrêmement dépendants des pays acheteurs.
- Les aides alimentaires : pour certains pays pauvres ou en voie de développement, l’aide internationale est nécessaire afin d’éviter une situation d’insécurité alimentaire. Ce n’est cependant pas une solution à long terme.
Vers une agriculture durable
- L’agriculture intensive soulève de nombreux problèmes écologiques : les engrais et les pesticides polluent les mers et les océans, les pesticides sont également responsables de la disparition de nombreuses espèces, l’augmentation de la surface agricole pose aussi le problème de la gestion de l’eau, et le productivisme alimentaire est responsable de nombreux scandales (comme les OGM et leurs effets nocifs).
- Le sommet de Rio a redéfini les priorités de l’agriculture pour le développement durable : produire pour un plus grand nombre d’habitants tout en améliorant la qualité des produits ; assurer un revenu minimum aux agriculteurs et des prix abordables pour le consommateur ; et préserver l'environnement.
- Mais l’agriculture biologique a encore du mal à s’imposer : le coût élevé des produits les réservent aux pays développés, et à une certaine classe de population.