Cours Les paroles rapportées : le discours direct et le discours indirect
Les paroles rapportées directement : le discours direct
Le discours direct rapporte les paroles des personnages telles qu’elles sont prononcées.
Pour cela, on utilise une ponctuation spécifique :
- guillemets français (« ») pour commencer et clôturer le dialogue ;
- tirets longs (—), aussi connus sous le nom de tirets cadratins, pour signaler un changement d’interlocuteur (jamais devant la première réplique).
L’enquêteur s’approcha du jeune homme :
« Avez-vous aperçu Billy hier soir ?
— Eh bien, je ne sais plus… Il y avait du monde… », bafouilla-t-il.
- Caractéristiques du discours direct dans cet extrait : les guillemets, le tiret long et la présence d’un verbe de parole.
Les verbes de parole (dire, expliquer, demander, répondre, crier, etc.) indiquent la présence d’un discours. Ils ne sont pas toujours obligatoires, mais ils sont souvent présents dans les dialogues.
- On peut les retrouver au début des paroles rapportées. Dans ce cas, ils sont suivis de deux points pour introduire les paroles :
Le lièvre se moqua :
« Il serait étonnant que la tortue puisse arriver avant moi. »
- On peut aussi les retrouve à la fin des paroles transcrites :
« Il serait étonnant que la tortue puisse arriver avant moi. », se moqua le lièvre.
- Enfin, on peut parfois même les retrouver au milieu des paroles, sous la forme d’une incise pour préciser qui parle et comment :
« Il serait étonnant, se moqua le lièvre, que la tortue puisse arriver avant moi. »
Les paroles rapportées indirectement : le discours indirect
Au discours indirect, c’est la voix du narrateur qui rapporte les dialogues des personnages, il s’agit donc d’un discours à une seule voix. Le narrateur rapporte à ses lecteurs ce que les personnages ont dit. Le discours indirect n’est donc pas caractérisé par une ponctuation spécifique.
- L’enquêteur s’approcha du jeune homme et lui demanda s’il avait aperçu Billy la veille au soir. Le jeune homme répondit en bafouillant qu’il ne savait plus.
Dans le discours indirect, les verbes de paroles sont présents, mais ils introduisent des subordonnées :
- subordonnée complétive : Le jeune homme répondit qu’il ne savait plus.
- subordonnée interrogative indirecte : L’enquêteur lui demanda s’il avait vu Billy.
Attention, lorsque l’on écrit un texte au discours indirect, ou que l’on transforme un texte au discours direct en texte au discours indirect, le temps des verbes n’est pas le même et la concordance des temps doit être maîtrisée.
- « Eh bien, je ne sais plus… » $\rightarrow$ Il répondit qu’il ne savait plus.