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Un exemple de flux migratoire : le cas du Maghreb

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Attention

  • Émigrer : action de quitter son pays natal.
  • Immigrer : action de s’installer dans un pays étranger.

Les migrations économiques et géopolitiques

  • Les flux migratoires entre le Maghreb et l’Europe sont très dynamiques et très actifs : ils s’expliquent d’abord par la précarité économique de cette région du monde.
  • Au Maghreb, on estime qu’en moyenne, 20 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
  • Le taux d’alphabétisation y est très faible et l’accès aux infrastructures demeure compliquée et surtout très inégalitaire.
  • Tous ces facteurs motivent beaucoup de maghrébins à émigrer pour s’installer à l’étranger.
  • Les géographes estiment que le monde méditerranéen est divisé :
  • au nord, une Europe riche, avec des droits sociaux nombreux, une stabilité politique forte, et un taux de fécondité faible ;
  • et au sud, le taux de pauvreté est inquiétant, l’autoritarisme politique est la norme, les droits sociaux sont inexistants tandis que le taux de fécondité est très élevé.
  • Il existe plusieurs types d’émigration :
  • l’émigration légale, notamment par le biais du regroupement familial ;
  • l’émigration illégale, ou clandestine. Le détroit de Gibraltar est devenu la frontière naturelle de l’Europe, et la plaque tournante des migrations clandestines.
  • La notion de frontière a été bouleversée au sein de l’Union européenne depuis 1995 et le début de l’espace Schengen.
  • L’ampleur de cette émigration clandestine rend difficile les estimations exactes d’émigrés maghrébins. On estime cependant que 10 % de la population marocaine vit en Europe.
  • Le Maghreb est également un point de transit : chaque année des milliers de clandestins qui souhaitent atteindre l’Europe transitent par le Maroc pour tenter de rentrer illégalement en Espagne par l’intermédiaire du détroit de Gibraltar.
  • Le Maroc a du mal à surveiller ses frontières, qui s’étendent sur plus de 3 000 km et qui possèdent en plus des enclaves espagnoles (Ceuta et Melilla).
  • Malgré la militarisation des frontières marocaines et européennes, les migrations sont toujours plus importantes.

Les flux touristiques

  • Les flux touristiques, eux, s’effectuent davantage du Nord vers le Sud.
  • Depuis les années 2000, le tourisme européen au Maghreb était en constante augmentation (climat avantageux, attrait culturel et beauté des régions).
  • On parle d’un tourisme balnéaire de masse.
  • Le Maghreb a dû adapter ses infrastructures à ce tourisme européen, investissement qui rapporte : en Tunisie, le tourisme représente près de 7 % du PIB.
  • Mais l’impact du tourisme en Tunisie n’est pas toujours positif : les littoraux sont les premiers touchés par le développement touristique. La pollution augmente également, et notamment celle de l’eau.

Les défis soulevés par les flux migratoires

  • Les flux migratoires sont indispensables pour l’économie des pays du Sud.
  • Mais cette dépendance pose problème.
  • Le tourisme dynamise les pays du Maghreb et est un vecteur majeur de développement économique, mais depuis 2014 et les attentats commis au Maghreb, la fréquentation touristique de la région est en chute libre.
  • Ce coup de frein subi par le secteur touche donc toute l’économie du pays.
  • Une autre dépendance économique existe, celle engendrée par les remises.
  • Au niveau mondial, les remises ont été de l’ordre de 500 milliards de dollars en 2012.
  • Les flux vers le Nord et ceux vers le Sud correspondent à des inégalités de développement frappantes : elles représentent le défi majeur que le monde va devoir affronter au XXIe siècle.
  • À ce défi s’ajoute celui de l’environnement.