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28 juillet 1794 : Robespierre est guillotiné - Fin de la Terreur
28 juillet 1794 (10 Thermidor an III)
Evénement historique

Contexte

Crédit image : Le matin du 10 themidor An II, Lucien-Étienne Melingue, vrs 1877
©Rama, Wikimedia Commons, Cc-by-sa-2.0-fr

La Révolution, en balayant l'Ancien Régime, engendre une véritable chasse aux sorcières contre les royalistes ; le 21 janvier 1793, les Montagnards mènent Louis XVI à l'échafaud. Deux mois plus tard, un tribunal extraordinaire criminel, dit révolutionnaire, est créé. Le 21 mars, la Terreur instaure les comités de surveillance, dépendant du Comité de sûreté générale.

C'est sur un fond d'instabilité économique, sociale et politique que la Terreur est officiellement proclamée le 5 septembre. Le Comité de Salut Public, dirigé notamment par les hommes politiques Couthon, Saint-Just et Robespierre, rédige la loi des suspects (17 septembre 1793), prônant la condamnation de « ceux qui, n'ayant rien fait contre la liberté, n'ont aussi rien fait pour elle ». Leur pouvoir est sans partage et la justice, expéditive. Les exécutions s'intensifient. Robespierre incarne la Terreur et la porte à son paroxysme avec le décret du 10 juin 1794. En effet, n'importe quel suspect peut être arrêté, même sans motif. En outre, les accusés, privés de défense, sont tributaires du tribunal révolutionnaire de Paris qui n'a que deux options : l'acquittement ou la mort. Mais le 9 Thermidor de l'An II, une guerre interne éclate entre le comité de sûreté générale et le comité de salut public, jugé trop dictatorial.

28 juillet 1794 (10 Thermidor an III)

Personnages

Paul Barras

Joseph Cambon

Georges Couthon

François Hanriot

Philippe Lebas

Louis Louchet

Maximilien de Robespierre

Auguste Bon Joseph de Robespierre dit Robespierre le Jeune

Antoine Saint-Just

Déroulement

Alors qu'il est à la tribune de l'Assemblée, le 26 juillet 1794, Robespierre déclame un discours à charge contre les « corruptibles » (les députés Collot d'Herbois, Billot-Varenne, Barras, Fréron notamment s'inquiètent). Aussi, le lendemain, les députés s'écrient « à bas le tyran » à chaque mot de Robespierre, afin de le museler. Dès lors, le député Cambon, à la tribune, ose mettre Robespierre en accusation, suivi par le député Louchet, qui propose un décret que les députés approuvent à main levée. Robespierre est, donc, arrêté ainsi que son frère, Couthon, Saint-Just, Lebas, puis emprisonnés. Le général Hanriot appelle la Commune à l'insurrection et tente, avec quelques plusieurs dizaines de soldats, de faire évader Robespierre et les autres prisonniers. L'affrontement a lieu entre les insurgés et la Convention (dont les soldats sont dirigés entre autres par le député Barras) à l'Hôtel de ville. Robespierre, dans le chaos, reçoit, ou se tire, une balle dans la mâchoire. Le lendemain, le 28 juillet 1794, soit le 10 thermidor, il est à son tour traîné sur l'échafaud, emportant avec lui la fin de la Terreur. La joie explose dans les rues, toutes les libertés et les extravagances sont permises.

Conséquences

Oubliant les idéaux de la Révolution, et la liberté qu'elle portait jadis en étendard, la Terreur fut une véritable dictature. La mort de Robespierre signe la fin de cette sombre période. La Convention rédige alors la Constitution de l'an III. Le suffrage universel masculin est supprimé, le censitaire est rétabli. On crée deux assemblées pour le pouvoir législatif et aucune n'a l'ascendant sur l'autre. En outre, cinq Directeurs, proposés par les Cinq-Cents et élus par le Conseil des Anciens (les deux Conseils forment l'assemblée législative), dirigent l'exécutif, un gouvernement collégial est né : le Directoire.