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Marianne

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Création du Front populaire
1934-1936
Evénement historique

Contexte

  • Le début des années trente est marqué en France par différentes difficultés. Tout d’abord, la crise économique américaine de 1929 (la Grande Dépression) touche la France : le pouvoir d’achat diminue et le chômage augmente.
  • Une crise politique et morale est aussi présente : les gouvernements se succèdent sans trouver de solutions. La confiance dans les institutions se dégrade, notamment avec l’affaire Stavisky au début de l’année 1934 (escroc français dont les fraudes ont bénéficié à des hommes politiques français).
  • La montée du fascisme et des nationalismes touche l’ensemble de l’Europe. La France n’y échappe pas, en témoigne l’émeute de la journée du 6 février 1934. Les ligues d’extrême droite française (Croix de feu, Camelots du roi etc.) organisent ce jour-là une manifestation antiparlementaire, qui se termine avec un bilan de 16 morts.

1934-1936

Personnages

Léon Blum

Édouard Daladier

Déroulement

Le Front populaire est une coalition de partis de gauche, composé du Parti Communiste français (PCF), du Parti socialiste (SFIO), et du Parti Radical. La construction de cette coalition dure plusieurs années.
Le PCF fait le premier pas vers cette alliance. Affilié aux ordres de Moscou, le PCF adopte jusqu’au début de l’année 1934 la stratégie de « classe contre classe » (le PCF ne souhaite pas faire d’alliance au sein de la République dite bourgeoise). L’Internationale communiste (parti russe) revient sur cette stratégie en vue d’une ouverture. Les 9 et 12 février, toute la gauche se retrouve dans la rue en réaction à la journée du 6 février de l’extrême droite. Au mois de juillet 1934, un pacte est signé avec la SFIO, qui s’élargit au Parti radical en octobre, pour mettre en place un « Rassemblement populaire ».
Le 14 juillet 1935, une cinquantaine d’associations et de partis appelle à une manifestation pour défendre les valeurs de la République face à la montée de l’extrême droite. Le comité d’organisation de la manifestation se transforme en Comité national du rassemblement populaire, qui a pour but de travailler sur un programme politique commun et de le porter aux élections législatives du printemps 1936. Conciliant les différences de chaque parti, le programme se centre sur la défense de la République et la lutte contre la crise économique, sous le slogan « pain, paix, liberté ».

Conséquences

  • La coalition du Front populaire remporte les élections législatives d’avril-mai 1936. Léon Blum devient le chef de gouvernement, qu’il forme le 4 juin 1936.
  • Un mouvement de grève de grande ampleur accompagne l’arrivée de Blum au pouvoir. Les ouvriers voient dans le Front populaire l’espoir d’un changement : plus de 2 millions de grévistes sont comptabilisés sur cet épisode.
  • Le 7 juin 1936, Léon Blum réunit les syndicats et le patronat pour signer les accords de Matignon. Les réformes sociales qui deviennent historiques sont ratifiés : la durée du temps de travail passe de 48 h à 40 h, les congés payés sont instaurés, la liberté syndicale reconnue, et les conventions collectives sont mises en place.
  • Le 7 avril 1938, Léon Blum démissionne de sa fonction de président du Conseil qu’il occupe pour la deuxième fois : le Front populaire est mort. Les difficultés internes au sein de la coalition, la non-intervention lors de la Guerre civile d’Espagne et l’impuissance face à la montée des fascismes entachent le bilan du Front populaire.