Evénement historique
Exécution de Louis XVI – 21 janvier 1793
Contexte

Crédit image : Georg Heinrich Sieveking, 1793

  • À la fin du XVIIIe siècle, la France est en pleine révolution politique. Le pouvoir royal est renversé le 10 août 1792 : ce jour-là, les Sans-Culottes viennent chercher Louis XVI et la famille royale aux Tuileries, abolissant la monarchie.
  • La Victoire de Valmy, le 20 septembre, est le premier triomphe militaire des corps révolutionnaires contre les troupes prussiennes et autrichiennes, monarchistes, venues délivrer le roi. Cela engendre la signature de la Première République, par la Convention, le 22 septembre.
Déroulement

Pendant ce temps, le roi déchu, prisonnier au Temple avec sa famille, attend son procès. La découverte dans l’armoire de fer des Tuileries, le 20 novembre 1792, de la correspondance compromettante avec Mirabeau condamne définitivement Louis Capet à un procès, accusé de comploter avec Brunswick qui dirige les armées prussiennes contre l’État.

Le procès de Louis XVI s’ouvre le 10 décembre et se clôt seize jours plus tard. Il se déroule devant la Convention devenue tribunal. Si les Montagnards, emmenés par Robespierre, réclament l’exécution du roi, les Girondins (Brissot, Vergniaud) sont plus réservés quant à la sentence. Les délibérés durent trois jours. Malgré la défense ardente de ses avocats, notamment Chrétien-Guillaume de Malesherbes et Raymond de Sèze, le roi est condamné pour haute trahison et conspiration contre l’État à une faible majorité.

Le 20 janvier, Louis XVI fait ses adieux à sa famille. La reine Marie-Antoinette est présente avec le Dauphin ainsi que madame Elisabeth, sa sœur, et madame Royale, sa belle-sœur.

Le 21, à l’aube, son valet Cléry le réveille à 5h. Une heure plus tard, l’abbé Henry Essex Edgeworth de Firmont célèbre la messe dans la cellule pendant laquelle le roi reçoit le dernier sacrement. Il remet son sceau et son alliance à Cléry, son testament aux officiers municipaux, puis est escorté par Antoine-Joseph Santerre, commandant de la Garde nationale, qui l’emmène place de la Révolution (aujourd’hui rebaptisée place de la Concorde) où se dresse la guillotine.

Sur l’échafaud, son bourreau, Charles-Henri Sanson, et ses quatre assistants l’attendent, tout comme l’abbé de Firmont. Louis XVI rechigne à se faire ôter son habit et lier les mains. S’adressant à la foule, il s’écrie : « Peuple, je meurs innocent !» puis, se tournant vers ses bourreaux, il déclare : « Messieurs, je suis innocent de tout ce dont on m’inculpe. Je souhaite que mon sang puisse cimenter le bonheur des Français. »

Les tambours reprennent pour couvrir sa voix, l’abbé de Firmont s’écrie « Fils de Saint Louis, montez au Ciel ! », la planche bascule et le couperet, actionné par Sanson, tombe, il est 10h22. La foule alors s’exclame : « Vive la Nation, vive la République ! » Un monde vient de s’effondrer.

Conséquences
  • Avec l’exécution de Louis XVI, la France enterre définitivement la monarchie absolue. Ce régicide est l’un des signes forts de la Terreur qui symbolise les heures sombres de la Révolution. La mort de Louis XVI, engendrant des troubles politiques majeurs, fait trembler l’Europe entière.