Fiche méthode Brevet L'épreuve d'histoire-géographie-EMC au brevet
Introduction :
L’épreuve terminale d’histoire-géographie EMC dure deux heures. Elle se divise en trois parties :
- une partie intitulée « analyser et comprendre des documents » notée sur 20 points ;
- une partie intitulée « maîtriser différents langages » notée sur 20 points ;
- une partie en EMC notée sur 10 points.
Les sujets des trois parties sont donnés dès le début de l’épreuve. Le candidat est libre de décider du temps qu’il souhaite consacrer à chacune d’entre elles.
La calculatrice et le dictionnaire ne sont pas autorisés lors de cette épreuve.
Analyser et comprendre des documents
Si la première partie du sujet porte sur l’histoire, la seconde partie sera consacrée à la géographie, et inversement. C’est pourquoi il est essentiel de ne négliger aucune des deux matières dans vos révisions, puisque vous serez obligatoirement interrogé sur les deux !
L’objectif de cet exercice est de montrer que vous savez comprendre, interpréter et exploiter un ou plusieurs documents en mobilisant, lorsque c’est nécessaire, vos connaissances du cours. L’exercice peut porter sur un ou deux documents.
Première étape : lire le ou les deux documents
Analysez attentivement le ou les deux documents en repérant :
- la nature des documents (carte, texte, graphique, diagramme, image, etc.) ;
- le sujet principal (il est souvent indiqué dans le titre) ;
- les informations les plus importantes.
Deuxième étape : repérer le type de questions posées
Il existe plusieurs types de questions.
- Questions de compréhension directe :
- « Que montre ce document ? Quelles informations nous donne-t-il ? »
- Questions d’interprétation :
- « Quel est l’objectif ? Quel message l’artiste veut-il nous transmettre ? »
- Questions de mise en relation :
- « Quels liens pouvez-vous faire entre les documents ? »
Troisième étape : rédiger les réponses
Soignez particulièrement la rédaction de vos réponses. Les phrases doivent être courtes et bien ponctuées. Elles doivent comporter un sujet, un verbe et un complément, sans aucune abréviation.
Montrez que vous avez compris à la fois le document et la question en réutilisant les informations prélevées et en les reformulant avec vos propres mots. Vous ne devez pas vous contenter de recopier le texte.
Indiquez le type d’espace productif dont il est question dans le document 1.
- Il s’agit d’un espace productif industriel, situé à Toulouse, dans le sud-ouest de la France. Cet espace est spécialisé dans l’aéronautique, notamment autour des activités d’Airbus.
Si vous citez un passage du document, utilisez des guillemets pour indiquer qu’il s’agit d’un extrait du document que vous décidez de reprendre dans votre réponse.
Montrez la mobilisation des femmes aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale en citant un extrait du texte (document 2).
- Le document 2 montre que les femmes sont fortement mobilisées pendant la Seconde Guerre mondiale. Il indique par exemple que « les femmes remplacent les hommes dans les usines et participent à l’effort de guerre », ce qui souligne leur rôle dans la production industrielle. Elles contribuent ainsi activement à la guerre, aussi bien à l’arrière qu’au soutien de l’armée.
Certaines questions demanderont également de mobiliser ce que vous avez appris : il faudra alors replacer le document dans son contexte historique ou géographique, puis apporter des explications précises en vous appuyant sur vos connaissances du cours.
À partir d'informations prélevées dans les documents et de vos connaissances de cours, expliquez comment l'État intervient pour corriger les inégalités de développement dans les territoires ultramarins.
- L’État agit pour réduire les inégalités de développement dans les territoires ultramarins en réalisant des aménagements et en renforçant les services publics. À La Réunion, la Route du Littoral sécurise les déplacements et désenclave l’île.
En Guyane, le CHC de Cayenne a été modernisé pour offrir des soins spécialisés à la population. Ces mesures améliorent la vie quotidienne et soutiennent le développement économique et social, même si des écarts persistent avec la métropole.
Maîtriser différents langages
Cette deuxième partie de l’épreuve d’histoire-géographie est composée de deux exercices qui correspondent à la matière qui n’aura pas été abordée dans la première partie de l’épreuve :
- exercice 1 : utiliser des repères historiques ou géographiques ;
- exercice 2 : rédiger un développement construit.
Utiliser des repères historiques ou géographiques (entre 4 et 6 points)
L’exercice de repérage permet de vérifier que vous savez situer dans le temps et dans l’espace les principaux repères historiques et géographiques du programme de 3e. Il s’agira, dans la plupart des cas, de compléter une frise chronologique en histoire ou une carte en géographie.
- Pour bien compléter une frise chronologique :
- Identifiez les événements ou périodes dans la consigne de l’exercice.
- Placez ensuite les dates (par exemple 1944 : Débarquement en Normandie) ou les périodes demandées (par exemple 1939-1945 : Seconde Guerre mondiale) sur la frise en respectant l’ordre chronologique.
- Écrivez ensuite lisiblement le nom des événements et des périodes dans les cases qui leur correspondent.
Vous pourrez trouver un exemple de frise complétée dans le corrigé du brevet de l’épreuve 2023.
- Pour l’exercice de repérage en géographie :
- Identifiez les lieux ou espaces énoncés dans la consigne de l’exercice (exemple : des métropoles ou des territoires ultra-marins).
- Écrivez ensuite leur nom lisiblement sur la carte au bon endroit.
- On peut également vous demander de compléter la légende d’une carte en choisissant le bon figuré.
Vous trouverez un exemple dans le corrigé de l’épreuve du brevet 2025.
- En géographie, trois types de figurés sont utilisés pour représenter des informations sur les cartes et les croquis. En fonction de la question posée, vous devez choisir le figuré le plus adapté.
- Le nom des fleuves doit toujours être noté en bleu en suivant le trait qui représente le cours du fleuve.
- Les noms des métropoles et des massifs montagneux doivent être écrits horizontalement et en majuscule.
Pour chaque chapitre d’histoire, préparez au fur et à mesure du déroulement de l’année une liste d’une dizaine d’événements avec les dates qui leur correspondent. Apprenez-les progressivement et révisez-les pour préparer les brevets blancs. Cela vous aidera ensuite pour les révisions finales.
En géographie, révisez l’ensemble des cartes que vous avez réalisées en classe, notamment celles où vous localisez les principales métropoles françaises, les espaces de faible densité, les principaux territoires ultramarins et les pays de l’Union européenne. Vous devez également être capable de reproduire le schéma d’une aire urbaine ou de situer la diagonale des faibles densités sur une carte.
Rédiger un développement construit (entre 14 et 16 points)
Lors de l’épreuve d’histoire-géographie du diplôme national du brevet, vous devez rédiger un développement construit en histoire ou en géographie. Le développement construit comporte environ 30 lignes. Voici les sept étapes qu’il convient de respecter pour réussir cet exercice.
- Prenez le temps de recopier le sujet au brouillon afin de vous assurer que vous l’avez bien lu. De cette façon, vous limitez les risques de hors-sujet.
- Entourez les mots et les expressions qui vous semblent les plus importants.
- Écrivez toutes les idées et connaissances de cours qui vous viennent à l’esprit pour chaque mot et/ou expression entourés.
- Construisez votre plan au brouillon. Il doit comporter entre deux et quatre parties. Chaque partie doit correspondre à un paragraphe qui est organisé autour d’une idée principale.
- Rédigez une phrase de présentation du sujet au brouillon, qui ne doit pas dépasser trois ou quatre lignes.
- Rédigez directement le développement construit sur la copie. Inutile de tout rédiger au brouillon car vous risquez de manquer de temps. Votre travail doit être clair, précis et agréable à lire. Marquez un alinéa de deux carreaux avant l’introduction, avant chaque paragraphe ainsi qu’avant la conclusion. Utilisez des mots de liaison entre les phrases et au début de chaque paragraphe (enfin, ensuite, cependant, par ailleurs, toutefois…).
- Enfin, vous pouvez rédiger une phrase de conclusion qui ne doit pas dépasser trois lignes. La conclusion n’est pas obligatoire dans un développement construit en 3e. Toutefois, si elle est correctement rédigée, cela vous rapportera des points en plus.
Quelques pièges à éviter :
- Le sujet du développement construit ne concerne qu’une partie des connaissances du chapitre. Ne cherchez pas à tout réciter. Sélectionnez les bonnes informations !
- N’écrivez pas au futur mais au bien au présent de l’indicatif. Éventuellement aux temps du passé si vous êtes bien certain de maîtriser convenablement votre conjugaison.
- N’utilisez pas d’abréviations, de points de suspension ou d’« etc. ».
- Attention à bien vous relire avant de rendre votre copie afin de corriger les erreurs d’orthographe ou les maladresses d’écriture.
En histoire, pensez à bien délimiter les bornes chronologiques du sujet. Votre développement construit doit également comporter quelques dates. Pensez à indiquer une date pour chaque partie.
En géographie, chaque affirmation doit être suivie d’un argument et d’un exemple précis que vous devez nommer et localiser dans l’espace. Cela peut être, par exemple, le nom d’un quartier d’un centre-ville en rénovation que vous aurez étudié en classe, un parc d’attraction en île de France ou une région qui bénéficie de subventions européennes pour se développer.
Exemple de développement construit en histoire :
Sujet : Rédigez un développement construit de 30 lignes pour décrire le fonctionnement de l’État totalitaire en URSS, sous Statine.
Présentation du sujet :
- définir les termes du sujet ;
- énoncer les bornes chronologiques du sujet.
À partir de 1927, Staline cherche à imposer en URSS un régime totalitaire qui a pour but de soumettre, par tous les moyens, la population à son pouvoir personnel, jusqu’à sa mort le 5 mars 1953.
Développement :
- 1 idée principale par paragraphe ;
- au moins une date par paragraphe ;
- chaque idée principale doit être illustrée par un ou plusieurs exemples ou arguments.
Staline organise son propre culte de la personnalité. Dès 1928, des affiches sont placardées sur les murs en son honneur. Il est représenté comme un héros adoré par les Soviétiques, père bienveillant de la nation et guide indispensable. Dans les écoles, les élèves apprennent des poèmes et des chants en l’honneur du « génial Staline ». Les artistes et les intellectuels doivent mettre leurs talents au service du dictateur sous peine de censure ou de répression. Toute forme de critique est interdite. Ce culte de la personnalité renforce l’autorité de Staline sur l’ensemble de la société soviétique.
Également, Staline impose un strict encadrement de la population. En 1934, après l’assassinat de Sergueï Kirov, un dirigeant influent du Parti communiste et rival potentiel de Staline, la police politique, le NKVD, traque les opposants réels ou supposés, organisant arrestations arbitraires, interrogatoires et exécutions. Tout opposant est jugé et déporté dans les goulags. Le parti communiste devient le seul parti autorisé et la liberté de la presse est supprimée. La population, et notamment la jeunesse, est embrigadée dans des associations liées au parti, comme les Jeunesses communistes, afin de garantir l’adhésion idéologique dès le plus jeune âge. La peur et la répression deviennent des instruments quotidiens de contrôle social.
À partir de 1929, Staline impose la collectivisation forcée et la nationalisation intégrale des moyens de production. Les usines et les commerces passent sous le contrôle direct de l'État, qui planifie toute l'activité. Parallèlement, les Koulaks, paysans opposés aux kolkhozes, subissent une répression impitoyable et sont déportés massivement vers les camps du Goulag. Cette transformation brutale, marquée par des famines dévastatrices et une exploitation féroce de la main-d’œuvre ouvrière, brise toute autonomie individuelle et assure au régime une maîtrise absolue sur l’économie et la société.
La conclusion n’est pas obligatoire.
En conclusion, Staline impose un régime totalitaire fondé sur le culte de la personnalité et une terreur de masse. S'il transforme l'URSS en puissance industrielle, c'est au prix d'un contrôle absolu. Après 1945, cette force permet à Staline d'étendre son modèle à l'Est, plaçant l'URSS au cœur de la Guerre froide.
Exemple de développement construit en géographie :
Sujet : En vous appuyant sur des exemples étudiés en cours, décrivez l’organisation des aires urbaines ainsi que leurs dynamiques.
Présentation du sujet :
- préciser le cadre géographique ;
- définir ou reformuler les mots-clés du sujet.
Les aires urbaines sont composées d’une ville centre, d’une banlieue proche et d’une couronne périurbaine. Quelles sont les principales transformations que connaissent les aires urbaines en France ?
Développement :
- 1 idée principale par paragraphe ;
- des arguments pour expliquer ;
- des exemples localisés dans l’espace pour illustrer.
La population française habite très majoritairement (à 80 %) dans des aires urbaines. Cette concentration de la population est liée à la métropolisation, c’est-à-dire la localisation des activités et des hommes dans ces grandes aires urbaines. Paris, qui est considérée comme une métropole mondiale, est la plus vaste aire urbaine française. Aujourd’hui, le pays compte plus d’une dizaine d’aires urbaines peuplées de plus d’un million d’habitants. Cette concentration entraîne une forte attractivité pour les entreprises, les universités et les institutions internationales, ce qui renforce l’influence économique et culturelle de ces grandes métropoles, comme l’illustre également Lyon, deuxième aire urbaine de France par sa population et son dynamisme économique.
Par ailleurs, cette croissance urbaine s’accompagne d’une extension spatiale des villes. Cet étalement urbain se fait à partir de la ville-centre vers les banlieues et les espaces ruraux : c’est la périurbanisation. Les espaces périurbains se caractérisent par un habitat pavillonnaire, aménagé à proximité des infrastructures de transports. Avec l’étalement urbain, les espaces naturels et agricoles reculent face à l’aménagement des lotissements et des zones d’activités. Par exemple, autour de Marseille, de nombreux lotissements et zones commerciales ont été construits dans les communes de la couronne périurbaine comme Aix-en-Provence ou Vitrolles, entraînant une modification importante de l’espace et des paysages.
Enfin, l’étalement urbain s’accompagne d’une augmentation des mobilités des habitants, favorisée par la généralisation de l’automobile. Les déplacements quotidiens entre les espaces périurbains et la ville-centre sont les plus importants car cette dernière conserve une grande partie des emplois et des services. Cela pose de nombreux problèmes d’aménagements comme la nécessité de construire de nouvelles voies rapides ou de nouvelles lignes de tramway pour réduire les embouteillages. Pour faciliter les mobilités durables, on développe également dans ces centres-villes des modes de transports doux (vélos, voitures partagées). Par exemple, à Lille, le réseau de tramway et les pistes cyclables ont été largement développés pour relier la ville-centre aux communes périurbaines comme Villeneuve-d’Ascq, permettant de réduire la dépendance à la voiture individuelle.
La conclusion n’est pas obligatoire.
Ainsi, comme nous l’avons vu, l’étalement urbain est une dynamique majeure des aires urbaines en France qui concentre une part toujours plus importante de la population.
Mobiliser des compétences relevant de l’EMC
Cette dernière partie de l’épreuve est notée sur 10 points. Il est important de lui consacrer environ 30 à 40 minutes. Cet exercice comprend quatre ou cinq questions portant sur un ou deux documents (texte, image, affiche, schéma etc.).
Les conseils méthodologiques donnés pour la première partie de l’épreuve, « analyser et comprendre des documents », sont également valables pour cet exercice. Vous devez bien faire attention à :
- lire le ou les documents pour en comprendre le sens général ;
- analyser les consignes en repérant le verbe principal (analyser, expliquer, montrer, décrire, nommer etc.) ;
- répondre à la question posée en mobilisant certaines connaissances du cours lorsque cela est nécessaire.
Les deux premières parties de l’épreuve, « analyser et comprendre des documents » et « maîtriser différents langages » portent uniquement sur le programme d’histoire-géographie de la classe de 3e.
Pour cette troisième partie de l’épreuve, le programme de révision est différent. Les documents peuvent être en lien avec des thèmes étudiés en EMC de la 5e à la 3e. Il est donc important de garder vos anciens cours pour les relire. Si vous ne les retrouvez pas ou que vous les avez perdus, n’hésitez pas à vous référer aux fiches Schoolmouv !
Conclusion :
Soignez votre rédaction et pensez à vous relire avant de rendre votre copie.
Les professeurs qui corrigent les épreuves sont encouragés à valoriser les meilleures copies. Cela signifie que le correcteur peut accorder jusqu’à quatre points supplémentaires si le candidat montre une grande maîtrise des connaissances du cours et que ses réponses sont très bien rédigées. Il est donc important de bien se relire avant de rendre sa copie et de sortir de la salle d’examen.
En appliquant les conseils méthodologiques avec régularité et en apprenant régulièrement vos cours, vous mettez toutes les chances de votre côté. Entraînez-vous à plusieurs reprises tout au long de l’année. Faites confiance à votre travail, à vos connaissances et à votre intelligence pour que tout se passe au mieux le jour de l’épreuve.