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René Descartes
Auteur

Biographie

Crédit image : Portrait de René Descartes (1596-1650), Frans Hals, musée du Louvre, entre 1649 et 1700
Crédit photo : André Hatala

René Descartes naît en Touraine en 1596. Son père est conseiller au parlement de Bretagne, à Rennes. Sa mère meurt un peu plus d’un an après sa naissance. À l’âge de onze ans, il entre au collège jésuite de La Flèche, où il nourrit un intérêt particulier pour les mathématiques. Par la suite, il critiquera l’enseignement des sciences, qu’il trouve incohérent, manquant d’unité.

Après des études de droit, il s’installe à Paris avant de s’inscrire à l’école militaire de Maurice Nassau, en Hollande. Il voyage ensuite en Europe, à la recherche de stimulations intellectuelles.

En 1622, il retourne en France pour prendre possession de l’héritage de sa mère. Souhaitant mener une vie solitaire et tranquille afin de pouvoir écrire, il s’exile en Hollande, où il passera près de vingt ans. En 1649, il répond à l’invitation de la reine de Suède et part à Stockholm. Il décède des suites d’une pneumonie quelques mois plus tard.

1596 - 1650

Status

Mathématicien

Physicien

Philosophe

Genres

Essai

Bibliographie sélective

Discours de la méthode 1637

Méditations métaphysiques 1641

Principes de la philosophie 1644

Les passions de l’âme 1649

Œuvre

René Descartes est considéré comme le fondateur de la philosophie moderne. Sa première ambition est d’unifier les sciences, de façon à ce qu’on puisse employer une unique méthode pour toutes les disciplines, et constituer de nouveaux savoirs avec la même certitude qu’en mathématiques. Pour réduire le risque d’erreur, il envisage une philosophie sceptique, où le doute est omniprésent, et fait de l’intuition le fondement de toute connaissance. Dans cet esprit, il écrit le Discours de la méthode en 1637. Il expose ensuite sa célèbre démonstration de l’existence de Dieu (le cogito cartésien) dans ses Méditations métaphysiques, en 1641. Il s’agit d’une introspection au cours de laquelle le philosophe se sonde lui-même, à la recherche de la vérité. Comme dans le Discours de la méthode, l’objectif premier est de déterminer ce que l’on peut connaître, et selon quelles modalités.

La pensée cartésienne a eu une telle influence que l’adjectif « cartésien » désigne parfois par extension l’esprit français en général. L’originalité de sa démarche permet à la pensée de dépasser la pensée aristotélicienne (l’interprétation médiévale des textes d’Aristote), qui dominait jusque-là en Europe.

Citations

« Mais qu’est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est-ce donc qu’une chose qui pense ? C’est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent. »

Méditations métaphysiques 1641

« Je pense donc je suis, car pour penser il est nécessaire d’être. »

Discours de la méthode 1637

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. »

Discours de la méthode 1637

« La nature m’enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu’un pilote en son navire, mais, outre cela, que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé, que je compose comme un seul tout avec lui. »

Méditations métaphysiques 1641