Corrigé Bac Sujet bac 2025 - Amérique du Nord Jour 1 - Spécialité mathématiques - Corrigé
Sujet bac : Annale 2025 – sujet Amérique du Nord – jour 1
ÉPREUVE DE SPÉCIALITÉ MATHÉMATIQUES SUJET AMÉRIQUE DU NORD – JOUR 1 |
Exercice 1
Partie A
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,1}}$
Compléter l’arbre de probabilités nécessite une bonne lecture de l’énoncé. Pour chaque information sur les probabilités, on traduit avec une égalité et des notations utilisant les probabilités. Ces notations serviront tout au long de la résolution de l’exercice.
D’après l’énoncé :
$$\begin{aligned} p{(A)} &= 0,25 \\ p{(B)} &= 0,15\end{aligned}$$
Ainsi,
$$\begin{aligned} p{(C)} &= 1 - p{(A)} - p{(B)} \\ &= 1 - 0,25 - 0,15 \\ &= 0,6\end{aligned}$$
D’autre part :
$90 \, \%$ des connexions effectuées via le serveur A sont stables.
Donc, $$\begin{aligned} p{_s(A)} &= 0,9 \end{aligned}$$
On en déduit que, $$\begin{aligned} p{_{\overline{s}}(A)} &= 1 - p{_s(A)} \\ &= 1 - 0,9 \\ &= 0,1 \end{aligned}$$
De même, $$\begin{aligned} p{_s(B)} &= 0,8 \end{aligned}$$
Donc, $$\begin{aligned} p{_{\overline{s}}(B)} &= 1 - p{_s(B)} \\ &= 1 - 0,8 \\ &= 0,2 \end{aligned}$$
Enfin, $$\begin{aligned} p{_s(C)} &= 0,85 \end{aligned}$$
Ainsi, $$\begin{aligned} p{_{\overline{s}}(C)} &= 1 - p{_s(C)} \\ &= 1 - 0,85 \\ &= 0,15 \end{aligned}$$
L’arbre de probabilité est le suivant :

$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2}}$
L’événement $(S \cap B)$ correspond à cette branche de l’arbre :
Pour trouver sa probabilité, on effectue le produit des pondérations sur les ramifications. On n’oublie pas d’écrire la formule sur les probabilités conditionnelles pour justifier.
La probabilité que la connexion soit stable et passe par le serveur B est $p(S \cap B)$.
$$\begin{aligned} p(S \cap B) &= p(B) \times p{_B(S)} \\ &= 0,15 \times 0,8 \\ &= 0,12 \end{aligned}$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,3}}$
$$\begin{aligned} p(C \cap \overline{S}) &= p(C) \times p{_{{C}}\overline{(S})} \\ &= 0,6 \times 0,15 \\ &= 0,09 \end{aligned}$$
La probabilité pour que la connexion passe par le serveur C et ne soit pas stable est 0,09.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,4}}$
Dans l’entreprise, les connexions se font uniquement par un des trois serveurs A, B ou C. Les événements A, B et C forment donc une partition de l’univers.
D’après la loi des probabilités totales :
$$\begin{aligned} p(S) &= p(S \cap A) + p(S \cap B) + p(S \cap C) \end{aligned}$$
On sait déjà que :$$\begin{aligned} p(S \cap B) &= 0,12 \end{aligned}$$
Calculons les deux autres probabilités : $$\begin{aligned} p(S \cap A) &= p(A) \times p{_A(S)} \\ &= 0,25 \times 0,90 \\ &= 0,225 \end{aligned}$$ $$\begin{aligned} p(S \cap C) &= p(C) \times p{_C(S)} \\ &= 0,6 \times 0,85 \\ &= 0,51 \end{aligned}$$
En conclusion : $$\begin{aligned} p(S) &= 0,225 + 0,12 + 0,51 \\ &= 0,855 \end{aligned}$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,5}}$
On suppose que la connexion est stable. On cherche la probabilité que la connexion ait lieu depuis le serveur B donc $p{_s(B)}$.
Avec la formule des probabilités conditionnelles : $$\begin{aligned} p{_s(B)} &= \dfrac{p(S \cap B)}{p(S)} \\ &= \dfrac{0,12}{0,855} \\ &\approx 0,140 \end{aligned}$$
En conclusion, la valeur arrondie au millième est $p{_s(B)} \approx 0,140$.
Partie B
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,1.a}}$
$X$ est la variable aléatoire qui donne le nombre de connexions instables dans un échantillon de 50 connexions.
Chaque connexion est soit stable avec une probabilité de 0,855, soit instable avec une probabilité de 0,145. C’est un schéma de Bernoulli.
Ainsi, $X$ suit la loi binomiale de paramètres $n=50$ et $ p=0,145$.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,1.b}}$
On cherche la probabilité qu’au plus huit connexions soient instables soit $\begin{aligned} p(X \leq 8) \end{aligned}$.
Avec la calculatrice, la valeur arrondie au millième est : $$\begin{aligned} p(X \leq 8) &\approx 0,704 \end{aligned}$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2.a}}$
On cherche la probabilité qu’au moins une connexion de cet échantillon soit instable soit $\begin{aligned} p_n &= p(X_n \geq 1) \end{aligned}$.
Dans certains cas, il est plus rapide et facile de calculer la probabilité de l’événement contraire.
Par exemple : $$\begin{aligned} p(X_n \geq 1) &= p(X_n = 1) + p(X_n = 2) + \dots + p(X_n = n) \end{aligned}$$
Et l’événement contraire est : $$\begin{aligned} p(X_n < 1) &= p(X_n = 0) \end{aligned}$$
Cherchons la probabilité de l’événement contraire : $$\begin{aligned} p(X_n = 0) \end{aligned}$$
$X_n$ suit la loi binomiale de paramètres $n$ et $p=0,145$ donc on sait que pour tout entier $k$ compris entre 0 et $n$, on a : $$\begin{aligned} p(X_n = k) &= \binom{n}{k} \cdot 0,145^k \cdot (1 - 0,145)^{\,n-k} \end{aligned}$$
Ainsi, $$\begin{aligned} p(X_n = 0) &= \binom{n}{0} \cdot 0,145^0 \cdot 0,855^{\,n-0} \\ &= 0,855^n \end{aligned}$$
En conclusion, on a : $$\begin{aligned} p_n &= p(X_n \geq 1) \\ &= 1 - p(X_n = 0) \\ &= 1 - 0,855^n \end{aligned}$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2.b}}$
On résout $p_n \geq 0,99$ :
$$\begin{aligned} p_n \geq 0,99 &\Longleftrightarrow 1 - 0,855^n \geq 0,99 \\ &\Longleftrightarrow 1 - 0,99 \geq 0,855^n \\ &\Longleftrightarrow 0,01 \geq 0,855^n \end{aligned}$$
On utilise la fonction $\ln$ qui est croissante sur $]0;+\infty[$ :
$$\begin{aligned} p_n \geq 0,99 &\Longleftrightarrow \ln(0,01) \geq \ln(0,855^n) \\ &\Longleftrightarrow \ln(0,01) \geq n \cdot \ln(0,855) \end{aligned}$$
Comme $0<0,855<1$, on a $\ln(0,855)<0$, donc on change le sens de l’inégalité :
$$\begin{aligned} p_n \geq 0,99 &\Longleftrightarrow \dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,855)} \leq n \end{aligned}$$
Or, avec la calculatrice : $$\begin{aligned} \dfrac{\ln(0,01)}{\ln(0,855)} &\approx 29,4 \end{aligned}$$
En conclusion, la plus petite valeur de l’entier naturel $n$ tel que $p_n \geq 0,99$ est : $$\begin{aligned} n &= 30 \end{aligned}$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,3.a}}$
L’espérance d’une variable aléatoire est linéaire.
Pour tout entier $n>0$ :
$$\begin{aligned} E(F_n) &= E\left(\dfrac{X_n}{n}\right) \\ &= \dfrac{1}{n} \, E(X_n) \end{aligned}$$
$X_n$ suit la loi binomiale de paramètres $n$ et 0,145 donc son espérance est :
$$\begin{aligned} E(X_n) = &n \cdot p\\ = &0,145 \cdot n \end{aligned}$$
En conclusion : $$\begin{aligned} E(F_n) &= \dfrac{1}{n} \times 0,145 \, n \\ &= 0,145 \end{aligned}$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,3.b}}$
L’inégalité à démontrer est celle de Bienaymé-Tchebychev pour la variable aléatoire $F_n$. On applique la propriété à $F_n$.
On sait que : $$\begin{aligned} E(F_n) &= 0,145 \quad\text{et}\quad V(F_n) = \dfrac{0,123975}{n} \end{aligned}$$
D’après l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev :
$$\begin{aligned} \text{Pour tout réel} \,\delta>0,\;\; P(|F_n - E(F_n)| \geq \delta) \leq \dfrac{V(F_n)}{\delta^2} \end{aligned}$$
$$\begin{aligned} \text{On applique cette inégalité avec }\delta=0,1: \end{aligned}$$
$$\begin{aligned} P(|F_n - 0,145| \geq 0,1) & \leq \dfrac{0,123975/n}{0,1^2} \\P(|F_n - 0,145| \geq 0,1) & \leq \dfrac{0,123975}{0,01 \cdot n} \\P(|F_n - 0,145| \geq 0,1) & \leq \dfrac{12,3975}{n}\end{aligned}$$
Comme $12,3975<12,5$, on peut donc écrire l’inégalité :
$$\begin{aligned} P(|F_n - 0,145| \geq 0,1) & \leq \dfrac{12,5}{n}\end{aligned}$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,3.c}}$
On applique l’inégalité précédente dans le cas où $n=1 000$ : $$\begin{aligned} P(F_{1000} - 0,145 \geq 0,1) &\leq \dfrac{12,5}{1000} \\ &\leq 0,0125 \end{aligned}$$ $$\begin{aligned} \text{Or } |F_{1000} - 0,145| \geq 0,1 &\Longleftrightarrow F_{1000} - 0,145 \geq 0,1 \;\;\text{ou}\;\; -(F_{1000} - 0,145) \geq 0,1 \\ &\Longleftrightarrow F_{1000} - 0,145 \geq 0,1 \;\;\text{ou}\;\; F_{1000} - 0,145 \leq -0,1 \\ &\Longleftrightarrow F_{1000} \geq 0,245 \;\;\text{ou}\;\; F_{1000} \leq 0,045 \end{aligned}$$
On en déduit que la probabilité que $F_{1000}$ soit supérieur à $0,245$ ou inférieur à $0,045$ est inférieure à $0,0125=1,25\, \%$.
Ainsi, il est très peu probable que $F_{1000}$ soit égal à $0,3$, même si ce n’est pas impossible.
Le responsable peut soupçonner à juste titre un dysfonctionnement des serveurs même si ce n’est pas certain.
Exercice 2
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,1}}$
La suite $(u_n)$ est définie par $u_0 = 2$ et, pour tout entier naturel $n$, par : $$u_{n+1}= \dfrac{2u_n + 1}{u_n + 2}$$
On remplace $n$ par $0$ :
$$\begin{aligned} u_1 &= \dfrac{2u_0 + 1}{u_0 + 2} \\ &= \dfrac{2 \times 2 + 1}{2 + 2} \\ &= \dfrac{5}{4} \\&= 1,25\end{aligned}$$
En conclusion : $u_1 = \dfrac{5}{4}$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2.a}}$
Pour tout entier naturel $n$, $$a_n = \dfrac{u_n}{u_{n-1}}$$
Donc, $$\begin{aligned} a_0 &= \dfrac{u_0}{u_{0-1}} \\ &= \dfrac{2}{2 - 1} \\ &= 2 \end{aligned}$$ Ainsi $a_0 = 2$.
$$\begin{aligned} a_1 &= \dfrac{u_1}{u_1 - 1} \\ &= \dfrac{\tfrac{5}{4}}{\tfrac{5}{4} - 1} \\ &= \dfrac{\tfrac{5}{4}}{\tfrac{1}{4}} \\ &= 5 \end{aligned}$$
Soit $a_1 = 5$.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2.b}}$
Pour démontrer que deux expressions A et B sont égales, plusieurs méthodes existent :
- On transforme A pour obtenir B
- On transforme B pour obtenir A
- On transforme A et B pour obtenir une troisième expression égale.
- On calcule A-B et on montre que c’est 0. Ici, on commence par transformer A et on observe si on obtient B…
Soit $n$ un entier naturel :
$$\begin{aligned} a_{n+1} &= \dfrac{u_{n+1}}{u_{n+1} - 1} = \dfrac{\tfrac{2u_n + 1}{u_n + 2}}{\tfrac{2u_n + 1}{u_n + 2} - 1} \end{aligned}$$
Ainsi :
$$\begin{aligned} a_{n+1} &= \dfrac{\tfrac{2u_n + 1}{u_n + 2}}{\tfrac{2u_n + 1}{u_n + 2} - \tfrac{u_n + 2}{u_n + 2}} \\ &= \dfrac{\tfrac{2u_n + 1}{u_n + 2}}{\tfrac{u_n - 1}{u_n + 2}} \\ &= \dfrac{2u_n + 1}{u_n + 2} \times \dfrac{u_n + 2}{u_n - 1} \\ &= \dfrac{2u_n + 1}{u_n - 1} \end{aligned}$$
D’autre part :
$$\begin{aligned} 3a_n - 1 &= 3 \cdot \dfrac{u_n}{u_n - 1} - 1 \\ &= \dfrac{3u_n}{u_n - 1} - \dfrac{u_n - 1}{u_n - 1} \\ &= \dfrac{3u_n - (u_n - 1)}{u_n - 1} \\ &= \dfrac{2u_n + 1}{u_n - 1} \end{aligned}$$
En conclusion, on a bien pour tout entier naturel $n$ :
$$a_{n+1} = 3a_n - 1$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2.c}}$
On veut montrer par récurrence que la propriété $$(P_n) :\; a_n \geq 3n - 1$$ est vraie pour tout entier n supérieur ou égal à 1.
Initialisation
On sait que $a_1 = 5$.
D’autre part $3 \times 1 - 1 = 2$.
On a bien $5 \geq 2$ donc $a_1 \geq 3 \times 1 - 1$.
En conclusion, $(P_1)$ est vraie.
Hérédité
Soit un entier $k \geq 1$.
On suppose que la propriété $(P_k) : a_k \geq 3k - 1$ est vraie : c’est l’hypothèse de récurrence.
On veut montrer qu’alors la propriété $(P_{k+1}) : a_{k+1} \geq 3(k+1) - 1$ est vraie.
D’après l’hypothèse de récurrence, $a_k \geq 3k - 1$.
Par hypothèse de récurrence, on a :
$$\begin{aligned} a_k \geq 3k - 1 \implies& 3a_k \geq 3(3k - 1) \quad \text{car $3>0$} \\ \implies& 3a_k - 1 \geq 9k - 4 \\ \implies& a_{k+1} \geq 9k - 4 \quad \quad \text{d’après la question 2.b : $a_{k+1} = 3a_k - 1$} \\ \implies& a_{k+1} \geq 3n + 6n - 7 \\ \implies& a_{k+1} \geq 3(n+1) + 6n - 7 \\ \implies& a_{k+1} \geq 3(n+1) - 1 + 6(n-1) \\ \implies& a_{k+1} \geq 3(n+1) - 1 \quad \quad \text{car $6(n-1) \geq 0$} \end{aligned}$$
Donc si $(P_k)$ est vraie, alors $(P_{k+1})$ l’est aussi.
Conclusion
On a montré que la propriété $(P_n) : a_n \geq 3n - 1$ est vraie pour $n=1$ et qu’elle est héréditaire.
En conclusion :
$$\forall n \in \mathbb{N}^*,\;\; a_n \geq 3n - 1.$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2.d}}$
On sait que : $3n - 1 = +\infty$
Pour tout entier naturel $n \geq 1$, $a_n \geq 3n - 1$.
Par comparaison, $a_n = +\infty$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,3.a}}$
Pour tout entier naturel $n$,
$$a_n = \dfrac{u_n}{u_n - 1}$$
On en déduit que :
$$\begin{aligned} a_n (u_n - 1) &= u_n \\ a_n u_n - a_n &= u_n \\ u_n (a_n - 1) &= a_n \end{aligned}$$
Comme on sait que pour tout entier $n \geq 1$, $a_n \geq 3n - 1$, alors $a_n \geq 2$ si $n \geq 1$.
D’autre part $a_0 = 2$.
Le facteur $a_n - 1$ est toujours différent de $0$.
Donc :
$$u_n = \dfrac{a_n}{a_n - 1}, \quad \text{pour tout entier naturel } n.$$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,3.b}}$
Dans les questions précédentes, on a trouvé la limite de la suite ($a_n$) et une relation entre $u_n$ et $a_n$. On va se servir de cette dernière relation pour trouver la limite de la suite ($u_n$).
On sait que : $$u_n = \dfrac{a_n}{a_n - 1}$$
Or, quand $n \to +\infty$, on a $a_n \to +\infty$.
L’expression $u_n = \dfrac{a_n}{a_n - 1}$ est donc de la forme $\dfrac{+\infty}{+\infty}$, ce qui est une forme indéterminée.
On simplifie : $$\begin{aligned} u_n &= \dfrac{a_n}{a_n - 1} \\ &= \dfrac{1}{1 - \tfrac{1}{a_n}} \end{aligned}$$
Puisque $\tfrac{1}{a_n} \to 0$ lorsque $a_n \to +\infty$, on en déduit que : $$u_n \to \dfrac{1}{1 - 0} = 1$$
En conclusion, la suite $(u_n)$ converge vers $1$.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,4.a}}$
L’algorithme $\text{algo}(p)$ calcule les termes successifs de la suite $(u_n)$ tant que $u_n - 1$ est strictement supérieur à la valeur $p$.
Lorsqu’il rencontre un terme $u_n$ tel que $u_n - 1 \leq p$, alors il sort de la boucle et renvoie le rang $n$ et la valeur $u_n$.
Comme la suite $(u_n)$ est décroissante, on conclut :
L’algorithme renvoie les plus grandes valeurs de $n$ et de $u_n$ tels que $u_n > p + 1$. C’est un algorithme de seuil.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,4.b}}$
Ici $p + 1 = 1,001$.
En utilisant la calculatrice, on trouve que $u_5 \approx 1,002747$ et $u_6 \approx 1,000915$.
La suite étant décroissante, la plus grande valeur de $n$ telle que $u_n \geq 1,001$ est :
$$n = 6.$$
Exercice 3
Affirmation 1
Par définition, deux droites non coplanaires sont deux droites qui ne peuvent pas être contenues par le même plan. Deux droites sont non coplanaires si et seulement si elles ne sont ni sécantes ni parallèles. Pour savoir si l’affirmation 1 est vraie ou fausse, on vérifie si les deux droites sont sécantes ou parallèles.
On vérifie si $(d)$ et l’axe des ordonnées sont parallèles :
La droite $(d)$ admet comme représentation paramétrique :
$\begin{cases} x = 3 - 2t \\ y = -1 \\ z = 2 - 6t , t \in \mathbb{R} \end{cases}$
On en déduit qu’un vecteur directeur de la droite $(d)$ est $\vec u = (-2,\,0,\,-6)$
Un vecteur directeur de l’axe des ordonnées est $\vec j = (0,\,1,\,0)$
Les coordonnées de $\vec u$ et de $\vec j$ ne sont pas deux à deux proportionnelles, donc les vecteurs ne sont pas colinéaires.
Ainsi, $(d)$ et l’axe des ordonnées ne sont pas parallèles.
On vérifie si $(d)$ et l’axe des ordonnées sont sécants :
L’axe des ordonnées passe par l’origine du repère et admet comme vecteur directeur $\vec j = (0,\,1,\,0)$.
Une représentation paramétrique de l’axe des ordonnées est donc $\begin{cases} x = 0 \\ y = t' \\ z = 0 , t' \in \mathbb{R} \end{cases}$
Un point $M(x;y;z)$ appartient à l’intersection de $(d)$ et de l’axe des ordonnées si et seulement si :
Il existe deux réels $t$ et $t’$ tels que
$\begin{cases} x = 0 \\ y = t' \\ z = 0 \end{cases}$ et $\begin{cases} x = 3 - 2t \\ y = -1 \\ z = 2 - 6t \end{cases}$.
Pour trouver $t$, on résout : $\begin{cases} 0 = 3 - 2t \\ 0 = 2 - 6t \end{cases}$ $\Longleftrightarrow$ $\begin{cases} t = \dfrac{3}{2} \\ t = \dfrac{1}{3} \end{cases}$.
Il n’y a pas de solution pour $t$.
En conclusion : $(d)$et l’axe des ordonnées ne sont pas sécants En définitive, $(d)$ et l’axe des ordonnées ne sont ni sécants ni parallèles. Les deux droites ne sont pas coplanaires.
- L’affirmation 1 est juste.
Affirmation 2
Le plan passant par $A$ et orthogonal à $(d)$ admet comme vecteur normal tout vecteur directeur de $(d)$.
À la question précédente, on a trouvé un vecteur directeur de $(d)$ : $\vec u = (-2,0,-6)$.
Une équation cartésienne du plan passant par $A$ et orthogonal à $(d)$ est donc : $-2x - 6z + d = 0$, avec $d \in \mathbb{R}$.
Pour déterminer le réel $d$, on remplace dans l’équation $x$ et $z$ par l’abscisse et la cote de $A(3;-3;-2)$ : $-2 \times 3 - 6 \times (-2) + d = 0$ $-6 + 12 + d = 0$
Donc $d = -6$.
Ainsi, une équation du plan passant par $A$ et orthogonal à $(d)$ est : $-2x - 6z - 6 = 0$.
En divisant les deux membres par $-2$ : $x + 3z + 3 = 0$.
- L’affirmation 2 est vraie.
Affirmation 3
Pour trouver la mesure de l’angle géométrique $\widehat{BAC}$, on va se servir de la formule du produit scalaire dans l’espace : $\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} =|\overrightarrow{AB}|\times|\overrightarrow{AC}|\times\cos(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC})$
On va calculer $\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}$ de deux manières différentes pour trouver l’angle $\widehat{BAC}$.
$1^{ère}$ manière de calculer $\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}$
On calcule les coordonnées de $\overrightarrow{AB}$ :
$\overrightarrow{AB}=(x_B-x_A\ ;\ y_B-y_A\ ;\ z_B-z_A)$ donc $\overrightarrow{AB}=(5-3\ ;\ -4-(-3)\ ;\ -1-(-2))=(2\ ;\ -1\ ;\ 1)$.
On en déduit la norme : $|\overrightarrow{AB}|=\sqrt{2^2+(-1)^2+1^2}=\sqrt{6}$.
Pour déterminer les coordonnées de $\overrightarrow{AC}$, on cherche les coordonnées de $C$. $C$ est le point de la droite $(d)$ d’abscisse $2$.
Ainsi, il existe un réel $t$ tel que : $\begin{cases} x_C = 2 = 3 - 2t \\ y_C = -1 \\ z_C = 2 - 6t \end{cases}$
La première équation donne : $2 = 3 - 2t \Longleftrightarrow t=\dfrac{1}{2}$. En remplaçant, on obtient : $x_C=2,\quad y_C=-1,\quad z_C=2-6\times\dfrac{1}{2}=-1$.
Les coordonnées de $C$ sont donc $(2\ ;\ -1\ ;\ -1)$.
On en déduit : $\overrightarrow{AC}=(x_C-x_A\ ;\ y_C-y_A\ ;\ z_C-z_A)$ donc $\overrightarrow{AC}=(2-3\ ;\ -1-(-3)\ ;\ -1-(-2))=(-1\ ;\ 2\ ;\ 1)$.
Et $|\overrightarrow{AC}|=\sqrt{(-1)^2+2^2+1^2}=\sqrt{6}$.
On applique alors la formule :
$\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC} =|\overrightarrow{AB}|\times|\overrightarrow{AC}|\times\cos(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC}) =\sqrt6\times\sqrt6\times\cos(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC}) =6\cos(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC})$
$2^{ème}$ manière de calculer $\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}$
Dans un repère orthonormé, le produit scalaire est la somme des produits des coordonnées.
Avec $\overrightarrow{AB}=(2\ ;\ -1\ ;\ 1)$ et $\overrightarrow{AC}=(-1\ ;\ 2\ ;\ 1)$ : $\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}=2\times(-1)+(-1)\times2+1\times1=-3$.
Conclusion
On a donc : $\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}=6\cos(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC})$ et $\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}=-3$.
On en déduit : $6\cos(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC})=-3$. donc $\cos(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC})=-\dfrac{1}{2}$.
Ainsi : $\widehat{BAC}=\dfrac{2\pi}{3}$.
- L’affirmation 3 est fausse.
Affirmation 4
Afin de calculer la distance $BH$, on trouve d’abord les coordonnées du point $H$.
$H$ est le projeté orthogonal de $B$ sur le plan $P$ d’équation $x+3z-7=0$.
Il est donc à l’intersection de ce plan et de la droite qui passe par $B$ et est orthogonale à ce plan.
On note les coordonnées de $H$ : $(x_H\ ;\ y_H\ ;\ z_H)$.
Un vecteur normal du plan $P$ est $\vec n=(1\ ;\ 0\ ;\ 3)$.
Le point $H$ appartient à la droite passant par $B(5\ ;\ -4\ ;\ -1)$ et de vecteur directeur $\vec n$.
Une représentation paramétrique de cette droite est : $\begin{cases} x = 5 + k \\ y = -4 \\ z = -1 + 3k \end{cases}$ avec $k \in \mathbb{R}$.
On en déduit qu’il existe un réel $k$ tel que :
$x_H = 5 + k,\quad y_H = -4,\quad z_H = -1 + 3k$.
Le point $H$ appartient au plan $P$, donc ses coordonnées vérifient l’équation :
$x_H + 3z_H - 7 = 0$.
On remplace par les expressions précédentes :
$5 + k + 3(-1 + 3k) - 7 = 0$ $\Longleftrightarrow 5 + k - 3 + 9k - 7 = 0$ $\Longleftrightarrow 10k - 5 = 0$ $\Longleftrightarrow k = \dfrac{1}{2}$.
On en déduit les coordonnées de $H$ :
$x_H = 5 + \dfrac{1}{2},\quad y_H = -4,\quad z_H = -1 + 3\times\dfrac{1}{2}$.
Ainsi, $H\left(\dfrac{11}{2}\ ;\ -4\ ;\ \dfrac{1}{2}\right)$.
Calcul de la distance $BH$
$BH=\sqrt{(x_B-x_H)^2+(y_B-y_H)^2+(z_B-z_H)^2}$
$BH=\sqrt{\left(5-\dfrac{11}{2}\right)^2+(-4+4)^2+\left(-1-\dfrac{1}{2}\right)^2}$
$BH=\sqrt{\left(-\dfrac{1}{2}\right)^2+0+\left(-\dfrac{3}{2}\right)^2}$
$BH=\sqrt{\dfrac{1}{4}+\dfrac{9}{4}}=\sqrt{\dfrac{10}{4}}$.
En conclusion, $BH=\dfrac{\sqrt{10}}{2}$.
- L’affirmation 4 est vraie.
Exercice 4
Partie A
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,1}}$
On sait que les variations d’une fonction dérivable sont déterminées par le signe de sa fonction dérivée. En particulier, une fonction $f$ est croissante sur un intervalle si et seulement si sa dérivée est positive sur cet intervalle.
On observe donc simultanément les variations d’une courbe et le signe de l’autre.
Sur le graphique, on observe que :
La courbe $C_1$ est décroissante sur $]-\infty;-2]$ et sur $[1;+\infty[$, alors que la fonction représentée par la courbe $C_2$ est négative sur ces intervalles ;
La courbe $C_1$ est croissante sur $[-2;1]$, alors que la fonction représentée par la courbe $C_2$ est positive sur cet intervalle ;
En revanche, la fonction représentée par la courbe $C_1$ est positive sur $[0;2]$ alors que la courbe $C_2$ est décroissante sur cet intervalle.
Conclusion : les variations d’une fonction étant déterminées par le signe de sa dérivée, on en déduit que la fonction $g$ est représentée par la courbe $C_1$ et que sa dérivée $g'$ est représentée par la courbe $C_2$.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2}}$
- La courbe $C_1$ passe par le point de coordonnées $(0;1)$ donc $g(0)=1$.
- La courbe $C_2$ passe par le point de coordonnées $(0;2)$ donc $g'(0)=2$. L’équation de la tangente au point d’abscisse $0$ est : $$y = g'(0)(x-0) + g(0)$$ donc $$y = 2x + 1$$
Partie B
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,1}}$
$f_0$ est une solution de l’équation différentielle E si et seulement si elle vérifie cette équation.
$f_0$ définie pour tout réel x par $f_0(x)=(x^2+3x)e^{-x}$ est dérivable sur $\mathbb{R}$ comme produit de fonctions dérivables sur $\mathbb{R}$.
On a :
$\begin{array}{rcl} f_0'(x) & = & (2x+3)e^{-x}-e^{-x}(x^2+3x) \\ & = & e^{-x}(2x+3-x^2-3x) \\ & = & e^{-x}(-x^2-x+3) \end{array}$
Ainsi, $\begin{array}{rcl} f_0'(x)+f_0(x) & = & e^{-x}(-x^2-x+3)+(x^2+3x)e^{-x} \\ & = & e^{-x}(-x^2-x+3+x^2+3x) \\ & = & e^{-x}(2x+3) \end{array}$
On en déduit qu’on a bien $f_0'(x)+f_0(x)=(2x+3)e^{-x}$.
En conclusion : la fonction $f_0$ est une solution particulière de l’équation différentielle E.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2}}$
On résout $y'+y=0$. C’est une équation différentielle du premier degré sans second membre.
On sait que la solution générale de cette équation est l’ensemble des fonctions $f$ définies pour tout réel $x$ par : $f(x)=Ce^{-x}$, $C\in\mathbb{R}$.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,3}}$
D’après les questions 1. et 2., les solutions de E sont donc les fonctions : $\begin{array}{rcl} y(x) & = & f(x)+f_0(x) \\ & = & Ce^{-x}+(x^2+3x)e^{-x} \\ y(x) & = & (x^2+3x+C)e^{-x},\quad C\in\mathbb{R} \end{array}$
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,4}}$
On sait que $g(0)=1$ et que $g(x)$ est de la forme $(x^2+3x+C)e^{-x}$.
Ainsi, il existe un réel $C$ tel que $g(0)=(0^2+3\times 0 + C)e^{0}=1$.
Donc $C=1$.
Conclusion : pour tout réel $x$, $g(x)=(x^2+3x+1)e^{-x}$.
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,5}}$
Pour une fonction deux fois dérivable sur un intervalle, les points d’inflexion sont caractérisés par l’annulation et le changement de signe de la dérivée seconde. Ici, il va donc falloir trouver la dérivée seconde et étudier son signe.
Les solutions de l’équation différentielle E : $y'+y=(2x+3)e^{-x}$ sont de la forme : $y(x)=(x^2+3x+C)e^{-x}$, $C\in\mathbb{R}$.
Ces fonctions sont deux fois dérivables sur $\mathbb{R}$ comme produits de fonctions deux fois dérivables sur $\mathbb{R}$.
Soit $C$ un réel. Pour tout réel $x$ : $\begin{array}{rcl} y'(x) & = & (2x+3)e^{-x}-(x^2+3x+C)e^{-x} \\ & = & e^{-x}(2x+3-x^2-3x-C) \\ y'(x) & = & e^{-x}(-x^2-x+3-C) \end{array}$
On dérive de nouveau pour la dérivée seconde : $\begin{array}{rcl} y''(x) & = & (-2x-1)e^{-x}-(-x^2-x+3-C)e^{-x} \\ & = & e^{-x}(-2x-1+x^2+x-3+C) \\ y''(x) & = & e^{-x}(x^2-x-4+C) \end{array}$
La courbe représentant $y$ solution de l’équation différentielle E possède un point d’inflexion si $y''(x)$ s’annule en changeant de signe en ce point.
On étudie donc le signe de $y''(x)$ sur $\mathbb{R}$.
Pour tout réel $x$, $e^{-x}>0$. Donc $y''(x)$ est du signe de $x^2-x-4+C$. $x^2-x-4+C$ est un polynôme du second degré. Pour étudier son signe, on calcule le discriminant : $\begin{array}{rcl} \Delta & = & 1-4(-4+C) \\ \Delta & = & 17-4C \end{array}$
Ce polynôme s’annule deux fois en changeant de signe si et seulement s’il a deux racines distinctes, si et seulement si $\Delta>0$.
Or $\Delta>0 \Longleftrightarrow 17-4C>0 \Longleftrightarrow C<\dfrac{17}{4}$.
Ainsi la courbe représentant $y$ solution de l’équation différentielle E possède exactement deux points d’inflexion si et seulement si $C<\dfrac{17}{4}$.
Partie C
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,1}}$
On étudie la limite de la fonction $ f(x)=\frac{x^2 e^{-x}}{1+3x+2x^2} $ lorsque $(x \to +\infty)$.
On a : $ \lim_{x\to +\infty} x^2 = +\infty$ et $\lim_{x\to +\infty} e^{-x} = 0. $
Il s'agit donc d'une forme indéterminée du type $(+\infty \times 0)$.
De plus, $ \lim_{x\to +\infty} (1+3x+2x^2) = +\infty. $
Par croissance comparée, on sait que $ \lim_{x\to +\infty} \frac{x^2}{e^{x}} = 0. $
Donc $ \lim_{x\to +\infty} x^2 e^{-x} = 0. $
Par produit (ou quotient) avec un dénominateur qui tend vers $(+\infty)$, on obtient finalement $ \lim_{x\to +\infty} f(x) = 0. $
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,2}}$
Pour tout réel $(x)$, on a :
$f'(x)=\bigl(2x+3\bigr)e^{-x}-\bigl(x^2+3x+2\bigr)e^{-x} =\bigl(-x^2-x+1\bigr)e^{-x}. $
Pour tout réel $(x)$, $ e^{-x}>0, $ donc $(f'(x))$ est du signe de $(-x^2-x+1)$.
Étudions le polynôme $ P(x)=-x^2-x+1. $
Son discriminant vaut $ \Delta=b^2-4ac=(-1)^2-4(-1)(1)=1+4=5>0. $
Donc $(P)$ admet deux racines réelles :
$ x_1=\frac{-b-\sqrt{\Delta}}{2a} =\frac{1-\sqrt{5}}{-2} =\frac{\sqrt{5}-1}{2}$
$ x_2=\frac{-b+\sqrt{\Delta}}{2a} =\frac{1+\sqrt{5}}{-2} =-\frac{1+\sqrt{5}}{2}. $
Ainsi, en remettant dans l'ordre croissant : $ x_2=-\frac{1+\sqrt{5}}{2} \;<\; x_1=\frac{\sqrt{5}-1}{2}. $
Comme le coefficient directeur de $(x^2)$ dans $(P(x))$ est $(a=-1<0)$, le polynôme $(P)$ est positif entre ses racines et négatif à l'extérieur :
$P(x)<0$ sur $(-\infty,x_2)\cup(x_1,+\infty)$ et
$P(x)>0 \ \text{sur}\ (x_2,x_1) $
On en déduit le signe de $(f'(x))$ et les variations de $(f)$ :
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,3}}$
On calcule : $ f(0)=0^2+3\times 0+2e^{-0}=2. $
On a : $ x_2<0<x_1. $
D’après le tableau de variations, $(f)$ est croissante sur $[0;x_1]$ et comme $ f(0)=2, $ on en déduit que $(f)$ est positive sur $[0;x_1]$.
De plus, $(f)$ est décroissante sur $[x_1;+\infty[$ et $ \lim_{x\to +\infty} f(x)=0. $ On en déduit que $(f)$ est positive sur $[x_1;+\infty[$.
Conclusion : $ f(x)\ge 0 \quad \text{sur} \quad [0;+\infty[. $
$\textcolor{#cb50aa}{\bold{Question\,4}}$
$(f)$ est positive sur $[0;+\infty[$.
Donc l’aire $(A(a))$ du domaine limité par l’axe des abscisses, la courbe $(C_f)$ et les droites d’équation $(x=0)$ et $(x=a)$ est donnée par :
$ A(a)=\int_{0}^{a} f(x)\,dx = F(a)-F(0), $ où $(F)$ est une primitive de $(f)$.
On a : $ F(a)=(-a^2-5a-7)e^{-a}, $ et $ F(0)=(0^2-5\times 0-7)e^{0}=-7. $
Conclusion : $ A(a)=(-a^2-5a-7)e^{-a}+7. $