Corrigé Bac
Sujet bac – Annale SES – 21 mars 2023 – Corrigé – Épreuve composée

Sujet bac : annale 21 mars 2023

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

SESSION 2023 – 21 MARS

SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES

Durée de l’épreuve : 4 heures

L’usage de la calculatrice est strictement interdit.

Épreuve composée

Mobilisation des connaissances

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Astuce

Essayez au maximum d’apporter une définition des mots-clés présents ou sous-entendus dans la question. Ici, en l’occurrence, on insistera sur la « différenciation » et sur l’idée de « pays comparables ».

Votre paragraphe de réponse peut suivre la méthode AEI :

  • J’affirme
  • J’explicite
  • J’illustre

La différenciation explique le commerce entre pays comparables, c’est-à-dire entre pays qui ont des dotations factorielles et technologiques proches.
En effet, la différenciation de manière générale désigne l’ensemble des actions mises en place par une entreprise visant à modifier une ou plusieurs caractéristiques de ses produits pour se distinguer de la concurrence.
On peut distinguer la différenciation horizontale (qui désigne la différenciation axée sur les caractéristiques subjectives du produit comme le goût, l’odeur, l’esthétique…) et verticale (qui se concentre sur des caractéristiques objectives du produit comme le prix ou la qualité).
Les pays dits « comparables » disposent de mêmes avantages, mais ils peuvent avoir un avantage à échanger pour profiter d’une plus grande diversité de produits, ce que les consommateurs apprécient de plus en plus. Le commerce intra-branche (produits échangés dans un même secteur) représente d’ailleurs une part importante du commerce international.
La différenciation, en particulier horizontale, permet d’expliquer le commerce entre pays comparables. Ainsi, les pays comparables échangent entre eux dans un but de diversification de la demande. Les pays échangent des produits similaires différenciés par le design, l’image de marque, etc.
À titre d’exemple, la France et l’Allemagne, qui sont deux pays comparables bénéficiant des mêmes avantages comparatifs, exportent toutes les deux des automobiles l’un vers l’autre.

Étude d’un document

QUESTION 1

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Astuce

Autant que faire se peut, présentez le document à étudier (type de document, cadre spatio-temporel, sources, champ).

Effectuez des lectures de données les plus précises possible : « Selon (source), en (année), parmi les (champ), en (lieu)… ».

Tirez les constats généraux et les grandes tendances du document en termes d’évolution ou de données pertinentes à mettre en avant.

Introduisez toujours soit un écart en point de pourcentage, un coefficient multiplicateur ou un pourcentage d’évolution, ce qui montre que vous savez comparer des données.

Une petite phrase conclusive permettant de dresser un bilan sera toujours appréciée.

Ce document présente un diagramme en bâtons, construit en 2022 grâce aux données de l’enquête emploi réalisée par l’INSEE, qui donne à voir le diplôme le plus élevé obtenu selon la tranche d’âge en 2021, les données étant exprimées en pourcentage. Les données statistiques concernent la France hors Mayotte, parmi la population des ménages et les personnes âgées de 25 à 64 ans.

Selon l’INSEE, en 2021, en France hors Mayotte, 38 % des 25-34 ans étaient diplômés au minimum d’un bac +3 ou plus. A contrario, les individus âgés de 55 à 64 ans étaient 32 % à avoir un CAP/BEP ou équivalent.
La majorité des personnes âgées de 25-34 ans détenait au minimum un bac +2, alors que la majorité des 55-64 ans disposait au plus d’un niveau CAP/BEP ou équivalent.
Nous pouvons également constater que seulement 15 % des 55-64 ans avait en 2021 un diplôme supérieur à un bac +2, soit 2,5 fois moins que les jeunes âgés de 25 à 34 ans.
La proportion des diplômés d’un bac +3 minimum ne cesse d’augmenter au fil des générations, tandis ce que le pourcentage d’individus diplômés d’un niveau CAP/BEP ou équivalent diminue significativement au fil des générations.

Les diplômes obtenus sont plus élevés pour les populations les plus jeunes : on peut donc en conclure que le niveau de diplôme augmente au fil du temps.

QUESTION 2

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Astuce

N’hésitez pas à définir les termes de la question posée.

Commencez par citer une tendance générale, puis sélectionnez les données pertinentes pour étayer votre argumentation, pour cela citez des données chiffrées.

Vous devez citer le document en illustration de vos propos : ici, nous avons mobilisé une donnée chiffrée en effectuant une lecture de donnée.

Utilisez la méthode ICC :

  • Idée : donnez l’idée générale, la tendance globale, le constat principal ;
  • Chiffre : prouvez vos dires avec des données chiffrées à l’appui ;
  • Calcul : utilisez un taux de variation, un écart en points de pourcentage, un coefficient multiplicateur ou tout autre type de calcul vous permettant de comparer des données.

La structure socioprofessionnelle a évolué en France tout au long de ces dernières années et a connu de profondes transformations, dûes à un certain nombre de facteurs, et en particulier l’élévation du niveau de qualification.
La structure socioprofessionnelle a connu des mutations : une augmentation du nombre de cadres, une diminution du nombre d’ouvriers, une féminisation de l’emploi ou encore une tertiairisation de l’emploi.
La qualification désigne les aptitudes, connaissances et compétences d’un individu. Elle est très en lien avec le niveau de diplôme, bien que ce dernier ne soit pas le seul représentant de la qualification des individus. Depuis les années 1950, on a assisté à une massification et une démocratisation scolaire, ce qui a eu pour effet d’augmenter le niveau de diplôme dans la population globale, et donc le niveau de qualification. Cette qualification de plus en plus importante a eu des répercussions sur la structure socioprofessionnelle française.
Depuis les années 1980, nous assistons à une hausse du niveau de qualification de la population française, ce qui a pour conséquence directe une hausse de la qualification des emplois, les cadres et les professions intermédiaires représentant une part croissante dans l’emploi total en France. Cette augmentation du taux de cadre et de professions intermédiaires s’est fait au détriment de la part des ouvriers peu qualifiés. Au fil du temps, les individus ressortaient du système avec des niveaux de diplômes de plus en plus élevés, ce qui a permis la progression d’emplois plus qualifiés au sein de la société et qui s’est traduit par une régression de la part d’emplois moins qualifiés. C’est pourquoi, la part des ouvriers qualifiés a connu une progression, tandis ce que celle des ouvriers non qualifiés a régressé. Ainsi, selon l’INSEE, en 2021, en France hors Mayotte, 38 % des 25-34 ans étaient diplômés au minimum d’un bac +3, contre seulement 15 % des personnes entre 55 et 64 ans.
D’autre part, les entreprises, dont la taille a tendance à augmenter, ont besoin de personnels plus qualifiés, afin d’occuper des postes d’encadrement.
Pour finir, plus le niveau de qualification de la population augmente, plus le progrès technique est important, la hausse du capital humain engendrant une hausse des innovations. Ce progrès technique et les nouvelles technologies, entraînent eux-mêmes par la suite une disparition de certains emplois, souvent ceux d’ouvriers peu qualifiés. Puis, pour les besoins d’entretien et de gestion des innovations, le progrès technique nécessitait l’emploi de personnes qualifiées (par exemple des techniciens, des ingénieurs…) : le progrès technique nécessite une plus grande qualification des individus, ce qui constitue une évolution de la structure socioprofessionnelle.

Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire

  • Introduction
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Astuce

Vous pouvez démarrer votre introduction avec une petite actualité, une citation ou toute autre référence pertinente.

Définissez les termes importants du sujet en introduction.

Essayez de formuler une problématique ou reprenez l’énoncé du sujet si vous n’y parvenez pas, ce sera toujours mieux que de ne rien formuler.

Annoncez votre plan en introduction.

Le boycott de produits de certaines enseignes textiles à la suite de la problématique du traitement des Ouïghours, les manifestations des gilets jaunes, la participation aux élections européennes de 2024, l’engagement auprès de l’association de la Croix Rouge, les manifestations contre les réformes des retraites… sont autant de types d’engagement politique différents.
En effet, l’engagement politique désigne le comportement des individus prenant parti sur des questions ou problèmes politiques par le biais d’actions ou des discours. Mais cet engagement ne correspond pas seulement au fait de rejoindre un parti politique, comme on pourrait le penser. L’engagement politique, comprend une multitude de formes d’actions, allant du simple fait de voter à la participation à des actions militantes, en passant par la consommation engagée.
Les individus s’engagent-ils tous de la même manière ? L’engagement politique peut apparaître à première vue comme un acte uniquement décidé à l’échelle individuelle, dépendant des envies et des convictions de chacun. Cependant, la sociologie a permis de démontrer que ce phénomène relevait plus d’un acte social que d’un acte individuel. En tant qu’acte social, l’engagement politique est lié à des variables sociodémographiques. Ce qui nous amène à nous demander en quoi l’engagement politique dépend de certaines variables sociodémographiques .
Dans un premier temps, nous démontrerons que l’engagement politique dépend notamment de la catégorie socioprofessionnelle et du niveau de diplôme, puis nous étudierons le fait que l’âge et la génération sont des variables influençant cet engagement. Pour finir, nous verrons que l’engagement politique diffère aussi selon le sexe des individus. [/IN]

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Attention

Pour vous aider à visualiser le corrigé, nous allons mettre des titres aux parties du développement, toutefois, ceux-ci ne sont pas forcément à noter le jour de l’épreuve.

  • La catégorie socioprofessionnelle et le niveau de diplôme sont des déterminants de l’engagement politique
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Astuce

Pensez à citer de temps en temps le document en illustration de vos propos : ici nous avons utilisé des données chiffrées des documents 2 et 3, ainsi qu’un extrait du texte du document 1.

N’hésitez pas à définir les termes de la question posée.

Votre développement peut s’appuyer sur la méthode AEI, pour chaque partie :

  • J’affirme ;
  • J’explicite;
  • J’illustre

Il est possible d’expliciter plusieurs idées différentes en apportant une illustration pour chaque explicitation ce qui donnerait : AEIEIEI par exemple.

Plus on est diplômés ou plus on appartient à une CSP « favorisée », plus l’engagement politique aura tendance à être important. Le niveau de diplôme ayant tendance à entraîner l’appartenance à une certaine CSP, ces deux points sont intimement liés. L’engagement politique est d’autant plus fort que la position sociale d’un individu est élevée.
Dans un premier temps, la sphère politique peut nécessiter un certain niveau de connaissances et de compréhension pour permettre de s’y engager plus facilement (compréhension des enjeux, des stratégies, expression orale en public…). Les personnes diplômées auront tendance à avoir cette meilleure compréhension du fait du capital scolaire et culturel accumulés.
Le professeur de science politique Daniel Gaxie parle de « cens caché » : selon lui, pour se sentir politiquement compétent, il faut disposer de certaines ressources qui ne sont pas également réparties au sein de la population.
Ainsi, un niveau de diplôme élevé ou l’appartenance à une CSP « favorisée » peut donner un sentiment de légitimité plus important à s’engager politiquement. Le simple langage utilisé par les hommes ou les femmes politiques dans les médias, qui n’est pas accessible à tous, peut rebuter les personnes appartenant à des CSP moins favorisées ou étant moins diplômées de tout engagement politique, les faisant se sentir illégitimes ou incompétents. Bien que la socialisation secondaire puisse être en rupture avec la socialisation primaire, nous continuons d’observer un phénomène de reproduction sociale. Cette reproduction sociale, aura tendance à conforter les populations appartenant à une classe sociale supérieure et une CSP plus « favorisée » dans leurs compétences et leur légitimité à s’engager politiquement.
Pour finir, les cadres, par leur statut ont tendance à être plus intégrés socialement parlant, étant donné leur emploi plus valorisé, plus stable et mieux rémunéré, ce qui les poussent à être plus engagés dans la sphère politique que d’autres CSP moins « favorisées », qui, de fait, sont moins intégrées socialement.
Dans le document 3, d’après l’Ipsos, en 2022, 47 % des cadres ont voté aux élections législatives contre seulement 38 % des ouvriers, soit un écart de 9 points de pourcentage.
Les CSP plus « favorisées » ont tendance à occuper moins d’emplois précaires que les ouvriers par exemple, ce qui rend plus aisé un engagement politique, en particulier, au travers de la syndicalisation.

  • Un engagement politique variable en fonction de l’âge et de la génération

En fonction de l’âge ou de la génération à laquelle nous appartenons, l’engagement politique peut être variable. Notre âge détermine une génération à laquelle nous appartenons et qui a vécu les mêmes choses à peu près au même moment de sa vie. L’âge engendre donc des différences de comportements, tout comme la génération.
Les jeunes générations évoluent dans une société qui fait face à de nouvelles problématiques, telles que les problématiques environnementales, le développement des nouvelles technologies, la hausse de la menace terroriste, ou encore le chômage de masse, ce qui engendre de nouvelles préoccupations chez eux. C’est pourquoi, les jeunes générations se sont peu à peu construit une image un peu plus rebelle et contestataire, en particulier contestataire envers le système politique en place. Ils ont donc tendance à s’engager de manière très différente de leurs prédécesseurs. C’est pourquoi, nous les retrouvons moins actifs dans tout ce qui relève de la politique traditionnelle.
L’information très largement accessible grâce aux nouvelles technologies ou encore l’éducation plus importante de cette jeunesse (avec la massification scolaire) lui donnent des outils afin de se positionner et de s’exprimer de manière plus contestataire envers le pouvoir politique traditionnel et la positionnent souvent en opposition avec le régime politique classique auquel elle ne fait plus ou peu confiance.
D’après le document 3, selon l’Ipsos, en 2022, nous pouvons constater que le taux de votants et d’abstentionnistes varie avec l’âge. En effet, 69 % des 18-24 ans se sont abstenus de voter aux élections législatives, contre seulement 31 % d’abstention chez les 70 ans et plus, soit environ 2 fois moins.
Ce taux d’abstention qui diminue avec l’âge peut également en partie s’expliquer par le fait que plus on vieillit, plus on aura les compétences et un intérêt pour la politique grandissant.
Il faut également prendre en compte des éléments plus factuels expliquant un engagement politique différent en fonction de l’âge. Les jeunes peuvent disposer de moins de ressources financières pour soutenir un engagement politique que leurs aînés, ou encore ils disposent parfois de moins de temps par rapport à des individus retraités, qui disposent de plus de temps pour s’engager dans des associations que les jeunes actifs.
Les jeunes générations ont été socialisées dans une société plus individualiste, plus changeante, aux contours moins définis, ce qui influence leur engagement politique. Ils vont donc s’engager plus pour une cause que pour une appartenance à un groupe de référence (au contraire des générations antérieures), leur engagement va être fluctuent et intermittant…
Les jeunes ont tendance à s’engager dans des actions différentes, telles que les boycotts ou la consommation engagée, qui sont des actions visant plus à être fidèles à des valeurs qu’à modifier une situation politique à court terme.
Au contraire de cette jeune génération, les catégories de personnes plus âgées, appartenant aux générations précédentes vont avoir un engagement politique traditionnel plus fort. La génération de Mai 68,a par exemple une socialisation politique beaucoup plus forte, dûe aux évènements vécus. Les manifestations de Mai 68 ont entraîné un attachement et un engagement durable de cette génération pour la liberté culturelle par exemple (document 1). Nous pouvons également lire dans le document 1, que « les partisans de l’indépendance algérienne, tout comme les interviewés favorables au mouvement de mai, surtout s’ils ont activement participé aux événements, restent au moment de l’enquête plus politisés et plus à gauche que les pro Algérie Française et les anti mai 1968 », ce qui prouve que la génération dans laquelle nous évoluons, les évènements vécus, ainsi que notre degré d’implication, viennent conditionner l’engagement politique des individus de manière durable.

  • L’engagement politique diffère en fonction du sexe

Bien que l’ère soit à la distanciation face à la socialisation genrée, nous retrouvons toujours aujourd’hui des comportements qui continuent de dépendre du sexe des individus, du moins en partie.
L’engagement politique est variable en fonction du sexe : en effet, les femmes sont moins engagées politiquement que les hommes, d’une manière générale.
D’après le document 2, selon l’INSEE, en 2016, les femmes étaient seulement 6 % à faire partie d’une association sportive contre 23 % des hommes, soit un écart de 7 points de pourcentage, le sport ayant une dimension perçue par la société comme étant plus masculine. Nous pouvons également constater que les femmes sont majoritaires dans des associations d’aide aux personnes en difficulté ou encore d’éducation, qui sont des domaines considérés la plupart du temps comme féminins, ou en tout cas véhiculés comme tels par la socialisation genrée. En effet, bien que la tendance actuelle prône une socialisation commune pour les garçons et les filles, certains rôles restent relativement sexués dans la société.
Les femmes, ayant pu accéder à la sphère professionnelle bien plus tard que les hommes, peuvent également se sentir moins légitimes pour s’investir dans la vie politique.
D’après le document 2, selon l’INSEE, en 2016, les hommes étaient plus syndicalisés que les femmes.
De plus, la société transmet aux femmes le fait d’être moins contestataires, moins compétitrices, plus discrètes… que les hommes. Les caractéristiques d’un personnage politique idéal continuent d’être celles que l’on attribue le plus souvent à l’image masculine : il faut être compétitif, viril, charismatique, montrer que l’on sait diriger, que l’on a la capacité de prendre des décisions….
Bien que le nombre de femmes en politique soit en augmentation et que les lois sur la parité tentent de remédier à la sous-représentation des femmes dans l’espace politique et la sphère publique d’une manière générale, les femmes présentes dans la sphère politique sont souvent encore considérées comme ayant des traits ou des caractéristiques relevant du masculin, comme Roselyne Bachelot ou Martine Aubry.
Pour finir, la charge mentale des femmes et les tâches domestiques qu’elles continuent de réaliser à plus grande hauteur que les hommes ne leur permettent pas d’avoir autant de temps libre que les hommes pour pouvoir par exemple s’engager politiquement. D’autant plus, lorsque l’homme d’un foyer est engagé politiquement, la femme dispose alors d’encore moins de temps afin de pouvoir le faire elle-même, en raison de la surcharge de travail domestique.

  • Conclusion
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Astuce

Votre conclusion dresse un court bilan de tout ce que vous avez énoncé précédemment.

Si vous avez un lien à faire avec l’actualité ou une question que peut poser votre développement, n’hésitez pas à la mettre en ouverture.

Bien que l’engagement politique résulte également d’un choix individuel, il ne faut pas minimiser l’impact des variables sociodémographiques telles que l’âge, le sexe, la CSP ou encore le niveau de diplôme. Nous pouvons relever que ces variables peuvent parfois être liées et dépendantes les unes des autres. Grâce à la compréhension de l’influence de ces variables sur l’engagement politique des individus, la discipline sociologique nous permet de mieux appréhender les différences d’engagement des individus, que ce soit dans leurs formes, dans leurs régularités, dans leur intensité…
Ces variables donnent aussi des indices quant aux moyens et outils pouvant être mis en place afin de favoriser un engagement politique plus uniforme au sein de la société. Ce qui nous amène à nous demander quels moyens et quels outils peuvent être mise en place afin de lutter contre l’impact de ces variables sociodémographiques en matière d’engagement politique.
De plus, les jeunes générations ayant tendance à opter pour un engagement politique plus protestataire, nous pouvons également, nous poser la question de savoir ce qu’il adviendra de la politique traditionnelle dans le futur : va-t-elle devoir se réformer ou se moderniser pour susciter un engagement de la population ?