Courant philosophique
Vitalisme
Période

XVIIIe s. – XXe s.

Définition

Doctrine de l’école de Montpellier qui considère qu’un principe vital régit les phénomènes de la vie. Cette théorie s’oppose à une réduction de la vie à ses caractères physico-chimiques (mécanisme) et recourt à une force vitale de la matière. Les philosophes d’inspirations vitalistes considèrent l’activité intellectuelle comme fondamentalement subordonnée à la « vie ».

Bien que le terme précis de vitalisme n’ait fait son apparition qu’au XVIIIe siècle, on peut trouver chez Aristote les prémices de la pensée vitaliste.

La philosophie de Bergson est considérée comme un vitalisme, car elle considère que les propriétés de la matière et le déterminisme que la raison peut y trouver n’expliquent pas l’essentiel de la vie, soit l’évolution créatrice. Bergson invente le terme d’« élan vital », qui désigne un processus créateur imprévisible, un courant traversant les corps qu’il organise. Selon Bergson, l’élan vital crée, grâce à sa spontanéité, des formes complexes et inattendues, que de simples combinaisons mécaniques ne sauraient expliquer.

Les expériences de Louis Pasteur (1822-1895) sur les microbes et la génération spontanée constituent une étape vers l’abandon du vitalisme scientifique.

Exemples

Nouveaux éléments de la science de l’homme , 1778
Paul-Joseph Barthez

L’Évolution créatrice , 1907
Henri Bergson

Qu’est-ce que la vie ? , 1944
Erwin Schrödinger