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Des territoires inégalement intégrés dans la mondialisation

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Des territoires moteurs, intégrés à la mondialisation

  • Les trois pôles majeurs de la mondialisation sont l’Europe de l’Ouest, l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) et l’Asie du Sud-Est.
  • Ils dominent l’économie mondiale depuis plusieurs siècles pour certains d’entre eux et contribuent fortement à organiser et à structurer l’espace mondialisé. Ils sont caractérisés par :
  • un IDH et un PIB très élevés ;
  • des façades maritimes dynamiques ;
  • des firmes transnationales puissantes dont les sièges sociaux sont situés dans les grandes métropoles ;
  • une participation active aux instances internationales (ONU, OMS, Banque mondiale… etc.).
  • Certains États caractérisés de pays émergents peuvent être également des espaces moteurs de la mondialisation. Les plus intégrés ont été regroupés sous l’acronyme BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.
  • Ces pays ont amélioré très rapidement et de manière spectaculaire leur capacité de production et leur croissant économique en facilitant les investissements étrangers et en employant une main-d’œuvre nombreuse et bon marché.
  • Cette intégration dans la mondialisation des échange a permis l’amélioration du niveau de vie d’une partie de leur population et le développement de certaines parties de leurs territoires.
  • Shanghai est une ville qui possède de nombreux atouts économiques et qui a connu un développement spectaculaire ces dernières années.
  • De nombreux travaux ont été lancés depuis les années 1980 pour développer la puissance de la métropole chinoise : des quartiers entiers ont été rasés pour y construire des quartiers d’affaire et des espaces productifs performants favorisant ainsi le phénomène de gentrification.
  • Cependant, cette intégration reste partielle et ne profite généralement pas à l’ensemble de la population ni à l’ensemble du territoire chinois.

Certains territoires s’intègrent plus lentement dans la mondialisation

  • Selon l’ONU, on compte dans le monde 47 PMA qui se situent majoritairement en Afrique subsaharienne (33 pays) mais aussi en Asie (14 pays) et en Amérique (Haïti).
  • Ce retard de développement se traduit par une faible espérance de vie, un accès aux soins insuffisant et, plus généralement, des difficultés importantes à satisfaire les besoins quotidiens liés à l’approvisionnement en eau et/ou en nourriture.
  • Pourtant, ils ne sont pas pour autant exclus de la mondialisation. Même dans les pays les plus pauvres au monde, les populations peuvent s’équiper afin de pouvoir payer leurs achats via leur téléphone portable ou pour opérer des transactions financières à l’étranger.
  • Ils intègrent la mondialisation, mais beaucoup plus lentement que les pays développés.
  • Le nombre des États faillis dépend avant tout de l’évolution géopolitique des régions dans lesquelles ils se situent.
  • La Syrie, la Lybie, la Somalie ou encore l’Érythrée sont des États secoués par des conflits militaires, bien souvent empêtrés dans des guerres civiles, où l’État et son administration ne parviennent pas à maintenir la paix ni à garantir la sécurité de la population.
  • De ce fait, ces territoires sont déconnectés des principaux flux économiques, commerciaux et financiers qui irriguent la mondialisation.
  • Les pays du Nord comptent parmi les mieux intégrés dans la mondialisation. Et pourtant, à l’intérieur de ces territoires subsistent des espaces qui apparaissent en marge, voire exclus, de la mondialisation.
  • Ainsi, certaines campagnes éloignées des métropoles peuvent subir, dans ces pays, des phénomènes de déprise rurale.
  • En périphérie des métropoles des pays les plus développés persistent encore parfois des espaces en marge de la mondialisation. Ces espaces sont souvent composés de personnes exclues géographiquement et socialement des centres dynamiques et bien intégrés dans la mondialisation.

Les facteurs explicatifs de l’inégale intégration des territoires dans la mondialisation

  • Comme nous l’avons indiqué plus haut, les pays les mieux intégrés dans la mondialisation ont une population avec un niveau de vie élevé et un appareil productif performant.
  • Ces pays disposent d’entreprises qui investissent massivement dans la recherche-développement afin d’être innovantes et de rester compétitives sur les marchés mondiaux.
  • Situées en Amérique du Nord, en Europe et au Japon, les villes mondiales (New York, Los Angeles, Tokyo, Paris), rayonnent à l’échelle internationale et regroupent une grande partie des fonctions stratégiques qui influent sur la gouvernance mondiale.
  • Ces métropoles gagnent en puissance et attirent une population de plus en plus nombreuse : on assiste à un phénomène de métropolisation.
  • Disposer d’un littoral est un atout qui facilite l’intégration dans la mondialisation puisqu’une grande partie du commerce mondial s’effectue par voie maritime aujourd’hui.
  • Cela favorise le développement des grands ports commerciaux et industriels notamment en Asie (Shanghai, Singapour, Tokyo, etc).
  • Les métropoles situées sur le littoral connaissent un dynamisme souvent plus important que celles situées à l’intérieur des terres : on parle alors d’une littoralisation de ces territoires.
  • À l’inverse, les États enclavés ne disposent pas d’un accès à la mer. Pour leur intégration dans la mondialisation, il s’agit d’une contrainte majeure car cela les empêche de profiter des flux de marchandises maritimes.
  • Il existe cependant des exceptions comme la Suisse, qui a réussi à détourner son enclavement en développant une activité financière dynamique lui permettant de s’intégrer dans la mondialisation. Elle a également valorisé ses espaces montagneux et son patrimoine culturel en proposant une offre touristique haut de gamme.
  • Les États peuvent donc favoriser leur intégration dans la mondialisation par le biais de certaines actions.
  • Ils peuvent créer des zones franches, c’est-à-dire des territoires qui attirent de nouveaux investisseurs en proposant des avantages fiscaux importants.
  • Le développement de la coopération internationale entre différents États d’une même région permet également aux pays concernés de peser davantage sur la scène internationale et de mieux affronter la concurrence des pays émergents.