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Guerres et paix au Moyen-Orient

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Le Moyen-Orient : un foyer de conflits

Du conflit israélo-arabe au conflit israélo-palestinien

  • À partir de la fin du XIXe siècle, et à cause de l’antisémitisme stimulé par l’essor des nationalismes, la côte palestinienne accueille de nombreuses vagues d’immigration juive en provenance d’Europe de l’Est.
  • À la suite de l’affaire Dreyfus (1894-1906), Théodore Herzl crée l’Organisation sioniste mondiale qui milite pour la création d’un État national juif en Palestine ottomane.
  • En 1917, en pleine Première Guerre mondiale, le gouvernement britannique publie la déclaration Balfour par laquelle il autorise le mouvement sioniste à créer un « foyer national juif » en Palestine. La région est placée en 1920 sous l’autorité britannique et de nombreux juifs immigrent.
  • Dans l’entre-deux guerres, un mouvement national palestinien émerge et revendique l’arrêt de l’immigration juive. Cela aboutit à la révolte Arabe de 1936-1939 qui obtient en partie satisfaction.
  • Malgré l’interdiction britannique, de nombreux survivants de la Shoah émigrent à leur tour en Palestine.
  • En novembre 1947, le plan de partage de la Palestine entre un État juif et un État arabe est voté par l’ONU. Un conflit armé de six mois éclate entre forces paramilitaires juive et palestiniennes tandis que les Britanniques évacuent le territoire.
  • Le 14 mai 1948, leur départ définitif entraîne la création de l’État d’Israël, proclamé par David Ben Gourion, entérinant la première guerre entre Israéliens et les pays arabes voisins.
  • Le 15 mai 1948, les forces armées d’une coalition arabe envahissent le territoire du nouvel État israélien et la Cisjordanie. La Palestine est considérée comme une terre arabe et la création d’Israël comme une agression.
  • L’armée israélienne, Tsahal, remporte le conflit et contraint l’adversaire à signer des cessez-le-feu en 1949.
  • Le conflit prend une dimension internationale à partir de la Guerre des Six Jours (du 5 au 10 juin 1967) opposant Israël à l’Égypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban.
  • La crise se finit sur une défaite de la coalition arabe. À l’issue du conflit, l’armée israélienne occupe plusieurs territoires dont Jérusalem-Est.
  • À partir de ce moment, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) créée en 1964, devient un mouvement de guérilla dont les bases arrières sont dans les pays arabes frontaliers d’Israël.
  • Cette défaite humiliante pour les pays arabes est la principale cause de la guerre du Kippour d’octobre 1973. Ils essuient un nouvel échec militaire lors de la fête du Yom Kippour.
  • Une nouvelle arme est utilisée pour faire pression sur les pays occidentaux : le pétrole. En octobre 1973, l’OPEP décide d’exercer un embargo sur les États-Unis et les Pays-Bas (soutiens d’Israël).
  • Cette flambée du pétrole se traduit par le premier choc pétrolier. La crainte d’une pénurie conduit les pays occidentaux à adopter une position moins favorable envers Israël.
  • Le soutien (du moins militaire) des pays arabes aux groupes armés palestiniens, de plus en plus perçus comme des menaces pour la stabilité des régimes arabes, s’effrite dans les années 1970.
  • D’israélo-arabe, le conflit devient progressivement israélo-palestinien.

Des tentatives de résolution qui impliquent de nombreux acteurs

  • En 1977, le président égyptien Anouar el-Sadate devient le premier chef d’État arabe à se rendre en visite officielle en Israël pour rencontrer le premier ministre israélien Menahem Begin et négocier une paix durable entre l’Égypte et l’Israël.
  • L’initiative d’el-Sadate débouche après les accords de Camp David au traité de paix israélo-égyptien en 1979. L’Égypte est le premier État arabe à reconnaître Israël.
  • Les États-Unis jouent le rôle central de médiateur dans le conflit.
  • Des pourparlers secrets sont menés entre Palestiniens et Israéliens sous l’égide des États-Unis et de la Russie entre 1991 et 1993.
  • Le 13 septembre 1993 voit la rencontre de Yasser Arafat (dirigeant de l’OLP) et de Yitzhak Rabin (premier ministre israélien) à Washington. Le texte adopté prévoit une reconnaissance mutuelle officielle et doit aboutir à un processus de paix, ce sont les accords d’Oslo.
  • Cette ébauche de paix est éphémère. Le rejet mutuel des deux partis aboutit à l’assassinat d’Yitzhak Rabin par un extrémiste juif et à des attentats répétés envers les civils israéliens par le mouvement islamiste israélien.
  • La visite d’Ariel Sharon (dirigeant du Likoud) à Jérusalem le 28 septembre 2000 provoque la deuxième intifada.
  • En 2005, la mort de Yasser Arafat puis un conflit intestin entre Palestiniens achèvent tout espoir de paix et envenime la situation.
  • La demande de reconnaissance de l’État palestinien à l’ONU en septembre 2011 s’est heurtée aux protestations d’Israël soutenu par les États-Unis d’Obama.
  • En 2017, Donald Trump fait transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem nuisant à tout espoir du règlement du conflit par une initiative américaine.

Des conflits régionaux aux répercussions mondiales

  • En 1979 l’Ayatollah Rouhollah Khomeiny renverse le régime monarchique pro-américain du Shah Mohamed Reza Pahlavi et instaure la République islamique d’Iran renversant les alliances américaines.
  • Pour enrayer la vague islamiste, le dictateur irakien Saddam Hussein déclenche la guerre Iran-Irak qui dure de 1980 à 1988 et qui échoue à détruire la République islamique.

D’une guerre à l’autre : les deuxième et troisième guerres du Golfe

  • L’Irak annexe le Koweït provoquant la première guerre du Golfe (1990-1991).
  • Les Américains réunissent une coalition internationale forte de 35 pays unis contre Saddam Hussein.
  • En janvier 1991, l’opération militaire de la coalition, baptisée Tempête du désert, permet aux troupes de la coalition d’écraser l’armée irakienne, et de libérer le Koweït.
  • Malgré le respect du droit international, la première guerre du Golfe constitue un élément déstabilisateur dans la région et favorise le développement de l’islamisme.
  • À partir des années 1990, Ben Laden appelle au djihad et organise une série d’attentats contre les intérêts occidentaux dans le monde musulman.
  • Al-Qaida frappe des symboles des États-Unis le 11 septembre 2001 avec les attentats du World Trade Center et du Pentagone.
  • En réponse, George Bush désigne un « axe du mal » (le Moyen-Orient) et ordonne l’invasion de l’Irak en 2003 qui se fait en dehors du droit international.
  • Cette invasion majoritairement anglo-saxonne initie la troisième guerre du Golfe le 20 mars 2003 après la chute de Saddam Hussein.

D’une guerre interétatique à un conflit asymétrique

  • La troisième guerre du Golfe est une guerre interétatique qui opposait l’état irakien aux États-Unis et à leurs alliés.
  • L’armée américaine capture Saddam Hussein et contrôle l’ensemble du territoire irakien en 2003 ce qui permet à Georges W. Bush d’annoncer la fin des combats.
  • Pourtant les forces alliées sont incapables d’instaurer un gouvernement irakien représentatif de la société. Une multitude de milices et de groupes d’insurgés se constituent à travers le pays.
  • La guerre mute en un conflit asymétrique qui s’étend rapidement aux pays voisins et occidentaux à travers le terrorisme islamiste.
  • Finalement après des années de guerre sanglante, les troupes américaines retirent progressivement leurs troupes entre 2009 et 2011. Cela permet à un groupe d’insurgés, l’État Islamique, d’étendre son influence au-delà des frontières irakiennes.
  • En décembre 2011, le pays est traversé par une nouvelle vague de violences entre chiites et sunnites : il s’agit de la seconde guerre civile irakienne.
  • À la fin du mois de juin 2014, le territoire de l’État islamique recouvre près d’un tiers du territoire irakien lorsque son chef, Abou Bakr al-Baghdadi se proclame calife et appelle les sunnites du monde entier à rejoindre les rangs de l’État islamique ou à commettre des attentats dans les pays soutenant le gouvernement irakien.
  • En août 2014, l’État islamique mène des exactions au Nord contre le Kurdistan irakien et la province de Raqqa. Une nouvelle coalition internationale se forme aux côtés des États-Unis afin de soutenir le gouvernement irakien et les forces kurdes.
  • Officiellement achevée le 9 décembre 2017 avec la victoire du gouvernement irakien et de la coalition, la seconde guerre civile irakienne a davantage déstabilisé le Moyen-Orient.
  • Les tensions entre les États-Unis et l’Iran, désireux d’y étendre leur influence réciproque, ne cessent de croître et se sont d’ailleurs envenimées en janvier 2020 après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani en territoire irakien sur ordre de Donald Trump.