« Selon les rapports, presque 4000 Romains et étrangers, aussi bien des hommes, des femmes que des enfants, sont morts durant le combat, et un peu plus de 50 000, dont 500 faisaient partie de l’armée, furent faits prisonniers. […] Après cela, le Sultan entra dans la Cité, et observant l’horizon, admira son ampleur, sa situation, sa grandeur et sa beauté, sa population abondante, son charme et la richesse de ses églises, de ses édifices publics, de ses maisons privées et publiques et de celles de ses fonctionnaires. Il considéra également la disposition du port et de ses arsenaux et à quel point toute la Cité avait été construite de façon ingénieuse et habile, aussi bien les bâtiments que leurs ornements. Quand il découvrit l’ampleur des massacres ainsi que les ruines des édifices et de la Cité dans son ensemble, son cœur s’emplit de compassion et il regretta la destruction et le pillage. Des larmes coulèrent de ses yeux pendant qu’il gémissait intensément et passionnément. ‟Quelle Cité avons-nous livrée pour qu’elle soit pillée et détruite !” […] En effet, ce fut un grand malheur pour nous, au sein de cette Cité unique, un désastre qui n’avait jamais eu lieu dans aucune des grandes villes renommées de l’histoire. »
Kritovoulos, Histoire de Mehmet le conquérant, traduit du grec par Charles T. Riggs, Princeton University Press, 1954. Traduit de l’anglais par Bérengère Fuoc
Quand Constantinople a-t-elle été prise par les Turcs ? Comment s’appelle leur sultan ?