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L’évolution de la structure sociale en France depuis la seconde moitié du XXe siècle

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L’évolution de la structure économique de l’emploi

La salarisation

  • Première révolution industrielle \rightarrow centralisation de la production \rightarrow mécanisation accélérée du travail \rightarrow gains de productivité \rightarrow massification du salariat
  • Le salariat implique plus de dépendance envers les employeur·se·s, mais qui se compense avec les acquis sociaux (salaire fixe, sécurité sociale, retraite, chômage).
  • Les années 1950 confirment l’émergence de cette société salariale avec l’accélération de la production et de la consommation.
  • À partir des années 1970, le modèle du salariat est remis en cause du fait d’un ralentissement de la croissance.
  • Pour autant, ce modèle reste le plus prisé au sein de la population active et sera de plus en plus représenté (70%70\,\% au sein de la population active en 1960, pour 90%90\,\% en 2007).
  • Ceci illustre le phénomène de salarisation.

La tertiarisation

  • La typologie des activités de production (Jean Fourastié en 1954) distingue trois grands secteurs d’activité :
  • le secteur primaire correspondant aux activités comme l’agriculture, la pêche ou l’exploitation des ressources naturelles 
  • le secteur secondaire correspondant aux activités industrielles, c’est à dire la transformation de matière première en biens ;
  • le secteur tertiaire correspondant aux services.
  • En 1950, la répartition de la population active entre les trois secteurs était encore équilibrée (primaire = 28%28\,\% de la part de l’emploi, secondaire = 35%35\,\%, tertiaire = 37%37\,\%.
  • Aujourd’hui, l'économie française est principalement une économie de services (tertiaire = 75,9%75,9\,\% en 2007).
  • Il existe plusieurs explications au phénomène de tertiarisation :
  • la nécessité de surproduire encouragée par la société de consommation qui voit s’opérer des délocalisations et, par ce biais, un transfert de main d’œuvre entre le secteur secondaire et le secteur tertiaire ;
  • le progrès technique qui a permis aux activités agricoles et industrielles de se mécaniser, délivrant davantage de temps de loisirs (tertiaire) aux travailleur·se·s des secteurs primaire et secondaire ;
  • la hausse des qualifications impulsée par la démocratisation et la massification scolaire a formé des personnes répondant aux besoins du secteur tertiaire.
  • Ainsi, les activités de services du secteur tertiaire se développent pour répondre aux mutations sociales.

L’évolution de la structure sociale de l’emploi

La hausse des qualifications

  • La qualification est mesurée par les diplômes acquis ou l'expérience des personnes. Elle désigne la capacité à exercer un métier ou un poste déterminé.
  • En France, la hausse des qualifications est la conséquence d’une volonté politique d’harmonisation des savoirs et savoirs-être des individus à un certain niveau.
  • Or, le secteur tertiaire étant moins centré sur les activités manuelles que le secteur secondaire, il nécessite souvent plus de qualifications.
  • Ainsi, la proportion de personnes en emploi ayant un diplôme de niveau supérieur ou égal au bac est passée de 8,5%8,5\,\% à 51%51\,\% entre 1962 et 2007.

La féminisation de l’emploi

  • Les besoins de qualifications dans le tertiaire, dans les années 1950, ont ouvert un nombre important de postes pourvus en grand nombre par des femmes.
  • Ainsi, on peut dire que la tertiarisation a entraîné un phénomène de féminisation.
  • Au cours des cinquante dernières années, la proportion de femmes actives a explosé.
  • En 1962 40%40\,\% à 45%45\,\% des femmes ayant entre 30 et 50 ans travaillaient. Désormais plus de 80%80\,\% d’entre elles (dans la même tranche d’âge) sont actives.
  • Ce phénomène s’explique notamment par :
  • les besoins en main d’œuvre du tertiaire ;
  • l’émancipation des femmes qui souhaitent alors bénéficier d’autant d’autonomie que les hommes ;
  • l’avènement de la société de consommation à la fin des Trente Glorieuses qui encourage les ménages à gagner non pas un mais deux salaires, afin de satisfaire leurs besoins ;
  • la reconnaissance de la place des femmes dans le monde du travail au même titre que les hommes.