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L'organisme débordé dans ses capacités d'adaptation

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Les conséquences néfastes du stress chronique

  • Au niveau cérébral, trois structures vont voir leur activité modifiée lors d’un stress chronique :
  • l’hippocampe (contrôle humeur et mémoire) ;
  • l’amygdale (contrôle peur et gestion des émotions) ;
  • le cortex préfrontal (contrôle prise de décision et raisonnement).
  • Des études ont cherché à comparer l’hippocampe de deux groupes d’enfants : des enfants « sains » et des enfants « ESPT » (État avec syndrome post-traumatique).
  • Un réduction du volume de l’hippocampe dans le groupe ESPT a été observée.
  • Cette réduction volumique est associée à une baisse de la neurogénèse (fabrication de nouveaux neurones.
  • Une autre expérience menée sur deux groupes de vétérans (traumatisés et non traumatisés) permet de mettre en évidence qu’en cas de stress chronique :
  • on observe une hyperactivité de l’amygdale ;
  • on observe une hypoactivation du cortex préfrontal.
  • Les connexions neuronales entre le cortex préfrontal et l’amygdale sont fortement réduites. Le cortex préfrontal ne peut donc pas diminuer l’hyperactivité amygdalienne.
  • Ces constats illustrent notre plasticité cérébrale qui semble donc opérer des modifications physiologiques en cas de stress chronique.
  • Ces modifications cérébrales, couplées l’augmentation à long terme des hormones constituent des symptomes du stress chronique délétères pour notre organisme :
  • la réduction volumique de l’hippocampe entraîne une baisse de la concentration et de la mémoire ;
  • l’hyperactivation de l’amygdale provoque l’anxiété, l’irritabilité, les sautes d’humeur ;
  • l’inhibition du cortex préfrontal diminue la prise de décision, l’initiative.
  • Le remodelage cérébral est donc néfaste pour l’individu : nous parlons de plasticité mal-adaptative.

La prise en charge médicamenteuse du stress chronique

  • Lorsque le stress chronique d’un individu est trop important, il peut se voir proposer une aide médicamenteuse.
  • L’objectif de cette aide est de favoriser la résilience.
  • Les benzodiazépines (anxiolytiques), par exemple, permettent de lutter contre le stress chronique et donc de favoriser la résilience.
  • Ces médicaments agissent en inhibant notre système nerveux.
  • Les molécules se fixent sur les récepteurs à GABA (neurotransmetteur inhibiteur déjà présent dans l’organisme) pour amplifier l’action de celui-ci.
  • Le GABA favorise l’hyperpolarisation du motoneurone : il inhibe donc le mouvement volontaire.
  • Ainsi, les benzodiazépines vont avoir un effet secondaire majeur dans l’organisme : la réduction de la contraction musculaire.
  • On parle d’effet myorelaxant. Elles diminuent en outre la concentration et ont un effet sédatif.
  • La prise de ce type de médicaments nécessite donc un contrôle médical strict.

Les aides alternatives pour faire face au stress chronique (exemple de la méditation pleine conscience)

Aujourd’hui, il existe de nombreuses techniques naturelles permettant de faire face au stress chronique.

  • La méditation pleine conscience en est un exemple.
  • D’après certaines études scientifiques, sa pratique agirait sur les circuits biologiques activés en cas de stress (réduction du taux d’hormones, rétablissement du fonctionnement de l’amygdale).
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Attention

Toutefois, ces effets sont très controversés.

  • Parmi les pratiques non médicamenteuses, on pourra également parler des mouvements respiratoires, activités de détente musculaire et de relaxation.
  • Pour plus de précision, il est possible de consulter un site du ministère des solidarités et de la santé.