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La crise de 1929 : de la crise financière américaine à la crise économique mondiale

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La crise financière : une fracture du système capitaliste

  • L’industrie américaine se trouve dans une situation de surproduction liée à l’après-guerre, qui ne semble pas alarmiste car les industriels américains ont confiance en l’avenir.
  • Jeudi 24 octobre 1929 : la valeur des actions à la bourse de Wall Street s’effondre du fait de la vente de nombreuses actions simultanément. Les cours de la bourse s’effondrent aussi.
  • L’éclatement de la bulle spéculative le jeudi noir ou « Black Thursday » entraine en quelques heures un recul du cours des actions de près de 29 %.
  • Le lendemain, la panique gagne les marchés financiers et les investisseurs retirent massivement leurs avoirs, amplifiant la crise de confiance.
  • La crise se poursuit pendant une semaine, entrainant pour l’économie américaine une perte équivalente aux dépenses de guerre de la Première Guerre mondiale.
  • La crise financière entraîne la fermeture de près de 9 000 banques aux États-Unis dans les mois consécutifs.
  • De nombreuses entreprises sont contraintes de déclarer faillite et de fermer. Cela entraîne des licenciements massifs et l’augmentation du nombre de chômeurs.
  • Les usines américaines, déjà en surproduction, ne trouvent plus d’acheteurs pour leurs biens de consommation.
  • L’absence de la consommation aux États-Unis du fait de la crise économique est accentuée par les politiques protectionnistes de l’État fédéral. Ces dernières ont aussi freiné l’acquisition de devises étrangères qui auraient pu servir à amortir l’effondrement du dollar.
  • Le chômage de masse s’installe rapidement aux États-Unis.
  • L’économie est entrée dans un cycle déflationniste : les consommateurs craignant que le chômage et la pauvreté ne les touchent à leur tour cessent de consommer pour se concentrer sur les biens de première nécessité.
  • L’absence de consommation provoque de nouvelles faillites et fait exploser le nombre de sans-emplois : 13 millions de chômeurs.
  • La misère s’installe dans la société américaine et mine toute confiance en la politique et en l’économie.
  • Le président républicain Herbert Hoover (1929-1933) tente de réagir en créant en 1932 la Reconstruction Finance Corporation, mais se heurte à l’insuffisante confiance en l’économie américaine.

La mondialisation de la crise

  • La crise financière américaine se répand facilement aux économies des autres pays industrialisées du fait de la mondialisation (commencée dès le XVe siècle), qui rend les économies mondiales interdépendantes.
  • Les premiers territoires touchés par le recul de l’économie américaine sont les pays d’Amérique latine, qui dépendaient économiquement presque entièrement de leurs exports de matière première.
  • Dans un second temps, la crise affecte l’Europe. Le continent, en pleine reconstruction depuis la Grande Guerre avait contracté des emprunts de guerre auprès des banques américaines. Celles-ci font faillite, entrainant les États et banques européennes.
  • De plus, le gold standard rendait les pays d’Europe dépendant les uns des autres, mais également par rapport à la valeur du dollar.
  • L’affaissement de la valeur du dollar entraine donc dans sa chute les autres monnaies européennes.
  • En mai 1931, la faillite de la banque autrichienne Kreditanstalt provoque un séisme dans le milieu financier : la banque viennoise contrôlait le tiers de l’industrie autrichienne et inondait de crédits les autres économies d’Europe centrale.
  • En quelques mois, les économies du continent se mettent à l’arrêt. Les empires coloniaux sont touchés à leur tour, entrainant une crise économique mondiale, la Grande dépression.
  • La production mondiale se réduit d’un tiers par rapport aux niveaux de 1928.
  • La crise affecte tous les pays, tous les secteurs.
  • Le chômage s’installe dans de nombreux pays industrialisés, et surtout dans les pays les plus fragiles comme l’Allemagne qui s’effondre sous l’inflation.
  • Dans tous les pays, des réactions politiques similaires sont mises en place pour essayer de faire repartir l’industrie nationale : le libre-échange étant accusé d’être responsable de la contagion de la crise, des mesures protectionnistes sont adoptées un peu partout.
  • Les États-Unis sont les premiers à expérimenter ces mesures, en doublant les taxes sur les importations (de 25 % à 50 % de la valeur du produit importé).
  • Les États européens, en pleine crise, décident des mesures d’austérité afin d’éviter les endettements massifs. Cette politique entraine des licenciements de la fonction publique et le retrait de l’État du financement de projets importants, ne faisant qu’accroitre le nombre de chômeurs.
  • Pour essayer de faire repartir la production, les États dévaluent leurs monnaies sans aucune concertation avec leurs voisins, entrainant un cycle inflationniste.
  • Le manque de concertation entre les pays pour sortir de la crise entraine des politiques complètement individuelles, s’affaiblissant les unes par rapport aux autres.
  • À la conférence d’Ottawa (1932), les Britanniques décident la « préférence impériale » : ils privilégient les échanges à l’intérieur de leur empire colonial au détriment des échanges internationaux.
  • D’autres pays, comme l’Italie fasciste, choisissent l’isolationnisme complet et un développement économique autarcique (comme l’URSS, non touchée par la crise de 1929).
  • Dans les démocraties, la prolongation de la crise et du chômage de masse érode la confiance des masses en la démocratie et le parlementarisme, ouvrant la voie à des voies populistes qui proposent des solutions rapides et concrètes.
  • En Allemagne, le NSDAP et le KPD gagnent des voix lors des élections qui se succèdent.