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La Russie et l’Asie du Sud-Est : entre inégale intégration dans la mondialisation, coopérations et tensions

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L’Asie du Sud-Est : une intégration essentiellement économique

  • Malgré des pays d’une grande diversité géographique et culturelle, l’Asie du Sud-Est est un ensemble homogène sous plusieurs aspects :
  • l’Asie du Sud-Est est un carrefour pour les hommes, les marchandises et les capitaux depuis bien avant la mondialisation actuelle.
  • la colonisation de presque tous les pays de la zone (sauf Thaïlande) par les États européen a été un facteur d’unité.
  • l’unité est également le fait du bouddhisme, pratique culturelle partagée par beaucoup d’habitants.
  • ces États sont tous peuplés d’une partie importante de la diaspora chinoise.
  • En suivant le modèle économique du Japon d’après 1945, les pays d’Asie du Sud-Est sont tour à tour devenus des pays producteurs tournés vers l’exportation.
  • Les productions exportées sont des matières premières mais aussi et surtout des produits industriels.
  • Les exportations se sont faites dans les premiers temps à une échelle régionale, avant de devenir mondiales (développement « en vol d’oies sauvages »).
  • Parti du Japon, le développement économique atteint les pays d’Asie du Sud-Est à des dates différentes :
  • Singapour dans les années 1970-1980 ;
  • l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines et la Thaïlande (les « Tigres ») ensuite ;
  • le Laos, le Vietnam et le Cambodge après les années 1990.
  • Les résultats sont positifs. L’Asie du Sud-Est est présentée comme le 5e bloc économique mondial derrière l’UE, les États-Unis, la Chine et le Japon.
  • La moyenne de la croissance économique des pays se situe aux alentours des 5 % avec une différence entre les pays déjà très développés et les pays qui se développent depuis peu.
  • Plusieurs ports sont devenus des ports mondiaux (ex. : Singapour), de grandes métropoles ont vu le jour, une classe moyenne est née et les conditions de vie se sont améliorées.
  • L’Asie du Sud-Est a développé très tôt plusieurs formes de coopération essentiellement économiques.
  • L’ASEAN existe depuis 1967 (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Cambodge, Laos et Myanmar) et est basée sur le libre-échange et des échanges dans les domaines politiques, culturels et sécuritaires.
  • D’autres pays participent aujourd’hui à l’ASEAN pour élargir la zone de libre-échange et sécuriser la zone, notamment le détroit de Malacca.
  • Aujourd’hui, les échanges de l’Asie du Sud-Est se font pour moitié entre les pays de la zone et pour moitié avec le reste du monde.
  • Les corridors de développement et les triangles de croissance (triangle SIJORI notamment) participent à l’intégration dans la mondialisation.
  • Malgré ces différentes coopérations, les pays d’Asie du Sud-Est n’échappent pas aux inégalités d’intégration dans la mondialisation.
  • À l’échelle de la zone, cela est dû au fait que les échanges ont d’abord été régionaux avant de s’étendre au reste du monde.
  • Les pays ne forment pas encore un ensemble homogène (Laos, Cambodge et Myanmar dans la liste des PMA tandis que Singapour occupe en 2020 la 9e place au classement mondial des IDH).
  • Les inégalités d’intégration dans la mondialisation sont surtout visibles à l’intérieur des pays.
  • Le « miracle asiatique » a donc permis une intégration régionale et internationale par des leviers économiques mais les inégalités socio-territoriales perdurent.

La Russie, un pays dans la mondialisation : inégale intégration des territoires, tensions et coopérations internationales

  • La Russie est un « État-continent » de 17 millions de km2 qui souffre d’un certain nombre de contraintes territoriales (distances et contraintes climatiques).
  • La partie européenne de la Russie est la plus peuplée et contient la capitale et les principales grandes villes. Elle est la mieux desservie par les réseaux de transport, les activités industrielles y sont développées et on y trouve des gisements d’hydrocarbures. C’est un territoire intégré dans la mondialisation ;
  • Dans la Russie centrale, les ressources sont variées mais difficiles d’accès par manque d’infrastructures. Même si le développement de cette partie centrale de la Russie est encouragé par l’État, les résultats sont peu visibles.
  • À l’échelle mondiale, l’intégration de la Russie est due majoritairement aux exportations de pétrole, de gaz naturel et de métaux.
  • Le pays est peu présent dans le reste des échanges mondiaux. Les exportations russes se font surtout en direction de l’UE et de l’Asie Pacifique. Cette absence de diversité n’est pas synonyme d’une forte intégration dans la mondialisation et présente plutôt des risques de dépendance économique.
  • Le reste des échanges se fait surtout dans un environnement régional avec les pays qui faisaient auparavant partie de l’URSS (Ukraine, Biélorussie, Kazakhstan).
  • La Russie tente néanmoins de développer des formes de coopération économique.
  • L’Union économique eurasiatique (UEEA) a été créée en 2014 à l’initiative de la Russie (Biélorussie et Kazakhstan tout d’abord, puis Arménie et Kirghizistan y ont adhéré).
  • Il s’agit d’une union centrée sur l’Asie centrale dont les atouts sont les richesses agricoles et minières.
  • Les clauses de l’accord traitent de la libre circulation des hommes, des biens, des marchandises et des capitaux, ainsi que de l’harmonisaton des politiques économiques.
  • Le pays dominant l’ensemble est la Russie. Les autres pays adhérents sont d’anciennes républiques de l’URSS. Ce type d’accord fait écho au concept « d’étranger proche » défendu par les Russes.
  • Présente à la fois en Europe et en Asie, la Russie a la particularité d’appartenir à des associations régionales présentes sur l’un ou l’autre des continents :
  • côté asiatique : membre observateur de l’ASEAN ;
  • côté européen : elle participe à des institutions plus politiques qu’économiques (ex. : Conseil de l’Europe ou l’OSCE).
  • Le pays a manifesté sa volonté d’intégrer des organisations mondiales qui impliquent d’autres formes de coopération et l’acceptation de règles communes. Elle faisait partie du G8 depuis 1997 mais en est exclue en 2014. Elle a également intégré l’OMC en 2012, et tente d’adhérer à l’OCDE.
  • Toutes ces formes de coopération n’empêchent pas la Russie de garder une position originale marquée par des alliances géopolitiques spécifiques plutôt que par une position économique dominante. Le pays entend garder ainsi une place équivalente à celle des États-Unis dans les relations internationales.
  • Dans la guerre en Syrie, elle soutient depuis le début le dirigeant syrien.
  • En 2014, elle annexait la Crimée, rattachée à l’Ukraine en 1991, afin de récupérer une façade maritime stratégique et la base navale de Sébastopol. Depuis lors, l’UE a pris des sanctions économiques à l’égard de la Russie.
  • Ces différents éléments sont révélateurs des tensions que la Russie entretient au niveau diplomatique.