Cours Les formes de phrases : renforcement
La phrase affirmative
Elle affirme une information et la présente comme un fait réel et avéré, dans le passé, le présent ou le futur.
- J’aime le chocolat.
Il ne faut pas confondre « phrase déclarative » et « phrase affirmative ». La phrase déclarative est un type de phrase, et la phrase affirmative est une forme de phrase.
- Une phrase déclarative peut donc être affirmative (Je bois mon café) ou négative (Je ne bois pas mon café).
La phrase négative
Elle permet de nier un fait présenté.
- Je n’aime pas le chocolat.
Dans une phrase négative, on retrouve toujours le « n’/ne ». Mais, après le verbe, d’autres adverbes peuvent remplacer le « pas ».
- Maxine ne veut plus parler.
- Nous n’avons jamais de chance.
- Je n’ai aucun frère.
- Léon n’aime rien.
- Elle n’a guère envie de faire un puzzle.
- Il n’y a personne dans ce parc.
Toutes les phrases affirmatives peuvent devenir négatives, et inversement.
Max est parti hier. / Max n’est pas parti hier.
La forme négative peut s’appliquer à différents types et formes de phrases.
- Ne passez pas par ici. $\rightarrow$ phrase impérative négative
- Il ne doit pas entrer ! $\rightarrow$ phrase exclamative négative
- Ne veux-tu pas venir avec nous ? $\rightarrow$ phrase interro-négative
Les phrases interro-négatives sont souvent utilisées pour exprimer une suggestion, une attente ou une surprise :
- Ne penses-tu pas que cette fleur est jolie ? $\rightarrow$ suggestion
- Ne devrais-tu pas* prendre le train ? $\rightarrow$ attente ou reproche
La phrase exclamative
La phrase exclamative permet d’exprimer un sentiment fort (la joie, la colère, la surprise, etc.). J’adore le chocolat !
La phrase exclamative se termine toujours par un point d’exclamation « ! ».
- J’adore ce film ! ($\rightarrow$ joie)
- Cette musique m’énerve trop ! ($\rightarrow$ colère)
La forme exclamative peut se combiner à une autre forme :
- Je ne supporte pas l’injustice !
- Cette phrase est à la fois négative (avec « ne » et « pas ») et exclamative (elle exprime un sentiment fort).
La phrase passive
La phrase est passive lorsque le sujet grammatical du verbe subit l’action exprimée par ce verbe. On dit aussi que le verbe est conjugué à la voix passive.
- Le cycliste est dépassé par la voiture.
- Dans cet exemple, « le cycliste » est le sujet grammatical du verbe « est dépassé », mais c’est la voiture qui réalise cette action. Le cycliste la subit.
Ainsi, dans une phrase passive, c’est le complément d’agent qui « agit » (dans notre exemple, « par la voiture » est donc complément d’agent). Un complément d’agent est le plus souvent introduit par la préposition « par ».
À la voix passive, le verbe est toujours formé de l’auxiliaire « être » conjugué et du participe passé du verbe, qui s’accorde avec le sujet :
- La table est mise. $\rightarrow$ auxiliaire « être » au présent + participe passé du verbe « mettre »
- Les gâteaux ont été mangés par les enfants. $\rightarrow$ auxiliaire « être » au passé composé + participe passé du verbe « manger »
Les formes personnelles ou impersonnelles
Une phrase est dite personnelle lorsqu’elle comporte un sujet identifiable : une personne, un animal ou une chose précise.
- Les enfants jouent dans le jardin.
- Elle adore la peinture.
Une phrase est dite impersonnelle lorsqu’elle utilise un sujet imprécis ou générique, comme « il » dans une tournure impersonnelle. Ces phrases expriment souvent des phénomènes météorologiques, des généralités ou des notions abstraites.
- Il pleut.
- Il faut être prêt à réagir.
- Il y a du monde dans la rue.
Avec la forme impersonnelle, le pronom « il » ne peut être remplacé par un autre pronom à la troisième personne (elle, on, ils…).
Les formes neutres ou emphatiques
Une phrase est dite neutre lorsqu’elle ne met pas particulièrement en valeur un mot ou une idée spécifique.
- Paul joue au tennis.
- Il fait beau aujourd’hui.
Elle s’oppose à la forme emphatique, qui met en avant un mot ou une idée pour attirer l’attention ou insister dessus grâce à des procédés comme :
- L’emploi de c’est… que/qui (ou ce sont… que/qui) :
- C’est Paul qui joue au tennis.
- La reprise ou l’ajout d’un pronom pour insister :
- Lui, il joue au tennis !
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