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Développement et écologie : les limites de la croissance

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Une croissance qui n’est pas forcément synonyme de développement humain

  • La croissance économique est l’augmentation durable et soutenue du PIB : c’est un indicateur quantitatif.
  • Le développement humain est un indicateur qualitatif : il évalue le bien-être et le progrès.
  • Le développement humain peut être mesuré par l’IDH qui tient compte du PIB, de l’espérance de vie et du niveau d’éducation, ou par l’IDHI qui tient compte en plus de la répartition et de la distribution de ces avancées au sein de la population.
  • La croissance économique est souvent un facteur d’amélioration du niveau de vie : elle enclenche le processus de développement.
  • Dans les années 1960, l’économiste Walt Whitman Rostow a décrit cinq étapes dans le processus de développement des pays :
  • la société traditionnelle
  • les conditions préalables au « décollage » (changement de comportement, esprit d’entreprenur, début des inverstissements)
  • le « décollage » ou take-off (investissements nombreux, nouvelles industries, forte croissance)
  • la marche vers la maturité (progrès économiques et sociaux pour une partie de la population)
  • l’ère de la consommation de masse (progrès nombreux bénéficiant à toute la population, État-providence)
  • Mais la relation entre croissance et développement humain peut être nuancée par plusieurs constats :
  • dans les pays développés, la croissance n’inverse pas forcément la tendance à la hausse des inégalités ou de la pauvreté ;
  • dans les pays en voie de développement, il peut y avoir une croissance sans développement : croissance récessive lorsque la croissance démographie est trop forte, croissance appauvrissante lorsque les prix des produits importés augmentent plus vite que ceux des produits exportés, croissance réservée lorsque les fruits de la croissance ne sont redistribués qu’à des élites.

Les limites écologiques de la croissance économique

  • Le lien entre croissance économique et protection de l’environnement met en évidence les limites écologiques de la croissance.
  • L’augmentation de la production mondiale a provoqué une augmentation de l’utilisation des ressources et une dégradation de l’environnement : la croissance économique a donc généré plusieurs externalités négatives :
  • épuisement des ressources naturelles (raréfaction des ressources énergétiques et des ressources marines, terres surexploitées, prélèvements d’eau trop importants, déforestation…) ;
  • diminution de la biodiversité (réduction des espaces vitaux des espèces végétales et animales, action humaine responsable de la disparition de nombreuses espèces et de la menace d’extinction qui pèse sur de nombreuses espèces actuelles…) ;
  • augmentation des gaz à effet de serre et de la pollution, contribuant également au réchauffement climatique.
  • Au delà de ces conséquences directes sur l’environnement, les effets sont également économiques et impactent le bien-être des populations :
  • dégradation du capital naturel et augmentation du prix des ressources (loi de l’offre et de la demande, marché des matières premières sous tension, entrée en bourse de l’eau dans certains pays…) ;
  • accroissement des inégalités et la réduction du bien-être (insécurité alimentaire, émeutes de la faim…).((liste2)) La logique d’une croissance plus soucieuse de l’environnement correspond aux concepts de croissance soutenable ou de développement durable.
  • Le développement durable repose sur trois dimensions : l’économique, le social et l’environnemental.
  • L’empreinte écologique est un outil de mesure du développement durable. Elle permet de calculer la surface bioproductive par individu et ainsi de déterminer si l’on est en situation de déficit écologique (empreinte carbone plus forte que la biocapacité) ou en situation d’excédent écologique (empreinte carbone inférieure à la biocapacité).
  • En matière d’économie, deux scénarios sont envisagés pour répondre à la question enironnementale :
  • le scénario d’une croissance à soutenabilité faible part du principe que les capitaux sont substituables et que, de ce fait, si le capital naturel diminue, la hausse de son prix va inciter les agents économiques à lui substituer d’autres formes de capital (exemple : remplacement du pétrole pour les véhicules par des voitures électrique) ;
  • le scénario d’une croissance à soutenabilité forte part du principe que les capitaux ne sont pas substituables mais sont complémentaires. Le capital naturel ne peut donc pas être remplacé par un autre capital et l’exploitation des ressources naturelles ne doit pas dépasser sa capacité de renouvellement. Cette approche privilégie donc le principe de précaution et préconise une croissance zéro (état d’équilibre) ou de nouveaux modes de développement.
  • La théorie de la décroissance est une approche de la croissance à soutenabilité forte un peu plus radicale qui requestionne le modèle économique capitaliste actuel pour se tourner vers d’autres modes de production et de consommation.